Renault choisit l’Espagne pour produire 5 nouveaux modèles électriques
Suite à un accord trouvé avec les syndicats de ses usines de Valladolid et Palencia, en Espagne, Renault a confirmé que ces deux sites ont été retenus pour produire, à terme, 5 nouveaux modèles 100 % électriques, dont le futur Scénic, qui quittera Douai pour l’occasion.
Cap sur l’Espagne pour Renault ! Le constructeur français produit à l’heure actuelle (presque) tous ses véhicules 100 % électriques en France :
- R5, Mégane et Scénic à Douai (59),
- R4 et Kangoo à Maubeuge (59),
- Trafic à Sandouville (76),
- Master à Batilly (54),
- à l’exception de la Twingo (Slovénie),
Tout cela devrait bientôt changer. Après plusieurs semaines d’âpres négociations avec les syndicats espagnols des usines de Valladolid et Palencia, Renault a trouvé un accord de principe pour pérenniser l’activité de ces deux sites, sécuriser les emplois des quelque 6 000 employés qui y sont affectés, et surtout, y implanter la production de ses futurs modèles 100 % électriques.
5 Renault électriques produites en Espagne
Si la R4 et la R5 devraient rester en France, on sait déjà que la future génération du Scénic E-Tech traversera les Pyrénées en 2028, et il pourrait en être de même pour la future Mégane E-Tech. Palencia doit devenir le centre d’excellence de la future plateforme RGEV 2.0, qui équipera à terme tous les modèles électriques des segments C et D de la marque, dont font partie ces deux modèles. Celle-ci, plus légère, devrait autoriser des autonomies allant jusqu’à environ 750 km en cycle WLTP, et des vitesses de charge expéditives grâce à son architecture 800V. Mieux, elle a aussi été conçue pour les véhicules électriques à prolongateur thermique d’autonomie (EREV), et pourra donc recevoir le renfort d’un moteur essence d’appoint pour équiper de futurs modèles hybrides.
Renault et l’Espagne, 75 ans d’idylle
Le choix de l’Espagne pour Renault n’est pas dû au hasard. Le constructeur français y assemble des véhicules depuis 75 ans, et y produit déjà cinq modèles, tous destinés à l’Europe : le Captur et le Symbioz à Valladolid, l’Austral, l’Espace et le Rafale à Palencia. Le personnel local est qualifié et connaît bien les standards de la marque, et coûte surtout moins cher à rémunérer que le personnel français.
Le gouvernement espagnol a en outre mis en place des incitations fiscales pour les constructeurs auto-assemblant dans le pays, et si vous ajoutez à cela des coûts de production moindres de ce côté-là des Pyrénées, le Losange a trouvé sa terre d’accueil parfaite pour accélérer sa production et envisager l’assemblage de nouveaux modèles. Reste à savoir, maintenant, si ces annonces ne vont pas mettre en difficulté l’usine de Douai, dans le Nord, qui perdrait potentiellement deux modèles, si toutefois le cas de la Mégane se confirmait.