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BYD continue sa formidable ascension sur le marché européen

La gamme BYD sur le marché de l'Europe

Une croissance à trois chiffres pour l’un, une chute à deux chiffres pour l’autre. Si la guerre entre les géants BYD et Tesla faisait déjà rage à l’échelle mondiale, elle s’est encore intensifiée sur le continent européen en 2025. Et contrairement à Tesla, BYD ne semble connaître aucune limite.

+ 268,6%. C’est la très jolie progression des ventes qu’a connu le constructeur chinois BYD en Europe l’année dernière, avec 187 657 unités écoulées, contre seulement 50 912 un an plus tôt. Un score historique pour une marque venue de l’Empire du Milieu, qui était méconnue de tous, ou presque, il y a encore 3 ans, quand elle avait fait son entrée sur le marché français et chez la plupart de nos voisins directs. Historique, mais aussi symbolique, puisque la firme de Shenzhen a réalisé une performance qui est à contre-courant de celle de son concurrent de toujours, Tesla. Le constructeur américain, s’il reste en tête du marché avec 238 656 voitures électriques vendues sur le Vieux continent, a dévissé de 26,9% sur la même période. L’écart entre les deux rivaux se resserre donc très sérieusement, et c’est d’autant plus vrai si l’on regarde leurs parts de marché : BYD atteint désormais 2,4%, Tesla recule à 3%.

5 fois plus de modèles chez BYD que chez Tesla

Alors, pourquoi tout sourit à BYD quand Tesla fait la grise mine ? Déjà, le constructeur chinois peut se targuer de proposer une gamme extrêmement prolifique sur le continent : 10 modèles sont déjà commercialisés, sans parler de leurs dérivés. Et parmi eux, on trouve de tout, ou presque : une mini citadine, une citadine, des SUV, des berlines, et même un break ! Mieux, après avoir mis tous ses œufs dans l’électrique, le groupe chinois a compris que le marché ne progressait pas si vite qu’escompté, et s’est résolu à lancer des modèles hybrides rechargeables (PHEV) en parallèle de ses modèles exclusivement à batterie : on en compte déjà cinq, et l’offensive n’est pas terminée. Au contraire, Tesla présente une gamme vieillissante, qui vient d’être rabotée de deux modèles, la Model S et le Model X, ne laissant, au client européen, plus que le choix de la Model 3 ou du Model Y. En outre, aucune nouveauté n’a été annoncée et ne devrait pointer le bout de son nez cette année.

Des perspectives antagonistes pour 2026

BYD a donc le champ libre, à la fois pour lancer de nouveaux modèles, étoffer son réseau de points de vente, mais aussi continuer ses agressives campagnes de communication et de marketing. L’entreprise compte même ouvrir un site d’assemblage en Hongrie dès cette année pour surfer sur la vague du « Made in Europe ». Elle possède déjà un site de production d’autobus dans le pays, et y a posé ses valises pour installer son siège régional. « Qui pourra arrêter la machine BYD ? », c’est un peu la question que l’on se pose quand on assiste à cette ascension surprise. On se demande bien qui, puisque celui qui est le premier constructeur au monde de véhicules 100% électriques a les moyens, la force de frappe, et un contrôle presque total de sa chaîne d’approvisionnement (batteries, semi-conducteurs, ADAS) pour continuer sur cette lancée. Quant à Tesla, on a encore du mal à comprendre les choix stratégiques et les orientations que le constructeur prendra dans les prochaines années…

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