Suivez nous sur les réseaux :
Trouvez votre véhicule d'occasion sur zoomcar.fr
Actualites

Airbags Takata, on est où ?

Un airbag Takata

Pointés du doigt pour leur dangerosité, les airbags Takata continuent de faire des victimes en France : deux décès viennent d’être signalés en Nouvelle-Calédonie. Mais où en est-on dans la campagne de rappel ?

Les airbags Takata, du nom de l’équipementier japonais homonyme qui a fait faillite en 2017, sont tristement célèbres pour leur dangerosité. Installés sur des millions de véhicules issus d’une trentaine de marques entre les années 1990 et 2020, ils présentent en effet un grave problème de conception, qui a conduit à de nombreux accidents à travers le monde. Le problème vient du gaz utilisé pour gonfler automatiquement le ballon en cas de choc : Takata avait opté au moment de sa conception pour du nitrate d’ammonium, un composé 30 % moins cher que les gaz utilisés à l’époque, mais qui a la particularité d’être extrêmement volatile. En cas d’exposition à la chaleur et à l’humidité, il est susceptible de s’altérer et de déclencher inopinément l’airbag.

Au moins 46 décès en France

Un défaut qui peut intervenir à n’importe quel moment, aussi bien le véhicule à l’arrêt qu’en mouvement, et qui a pour conséquence de projeter dans l’habitacle des fragments métalliques provenant du volant. Au moins 46 décès liés à ces airbags ont été enregistrés en France, dont deux viennent d’être signalés récemment en Nouvelle-Calédonie. 

Pour fiabiliser leurs voitures, les constructeurs automobiles se sont engagés (pour la plupart) à organiser de vastes campagnes de rappels pour faire remplacer les dispositifs décriés. Seulement, des millions de véhicules ont été équipés de coussins Takata en trente ans, et on estime que rien qu’en France, encore deux millions de véhicules circulent avec un airbag non remplacé.

Une contre-visite obligatoire au contrôle technique

Pour accélérer leur remplacement, le gouvernement a mis en place un numéro vert (0805 38 60 40) qui permet à n’importe quel automobiliste de savoir si son véhicule est équipé d’un airbag défectueux, et donc concerné par une campagne de rappel. Mieux, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, un véhicule doté d’airbags Takata est systématiquement recalé au contrôle technique pour "défaillance critique" : une mention est apposée sur le procès-verbal, et le propriétaire ne peut obtenir le précieux sésame tant qu’il n’a pas fait le nécessaire pour faire remplacer le ou les airbags défectueux. 

Une mesure qui a été prise pour éviter que des propriétaires peu scrupuleux ne tentent de vendre leur véhicule équipé d’un airbag non conforme Le danger lié à ces airbags est encore bien réel, et ce alors qu’il est toujours très difficile d’évaluer le nombre de véhicules en circulation à en être encore équipés…

Tags article