Suivez nous sur les réseaux :
Trouvez votre véhicule d'occasion sur zoomcar.fr
Essais

Essai Hyundai Kona Electric, le SUV branché et polyvalent fait son retour

Essai auto du Hyundai Kona

Dans un marché électrique en ébullition, difficile de faire durer un modèle plus de deux ou trois ans sans risquer de paraître dépassé. Et pourtant, le Hyundai Kona Electric première génération a tenu son rang pendant plus de cinq ans, s’imposant comme une alternative crédible aux références européennes. 

Aujourd’hui, Hyundai remet le couvert avec une deuxième génération du Kona Electric, entièrement revue pour affronter une concurrence féroce, de la Renault Mégane E-Tech à la Peugeot e-2008, en passant par les Chinois BYD Dolphin ou MG4. Le nouveau venu a grandi, s’est embourgeoisé, et entend bien mêler style, confort et efficience, sans renier son positionnement accessible. Un pari difficile à équilibrer. Alors, ce nouveau Kona Electric tient-il la charge ? On l’a mis à l’épreuve.

L’avis de zoomcar.fr sur le Hyundai Kona Electric

Hyundai peaufine ici une formule déjà bien née. Le Kona Electric deuxième du nom gagne en statut, en techno et en habitabilité, tout en conservant ce qui faisait sa force : une autonomie réelle correcte et une conduite douce.

Son design affirmé peut diviser, mais il assume son identité de petit SUV urbain au look techno. À bord, on retrouve un cockpit moderne, bien pensé et accueillant, même si certaines finitions trahissent encore son positionnement généraliste.

Bref, un SUV compact électrique qui coche de nombreuses cases sans chercher le buzz à tout prix. Efficace et cohérent. Mais suffisant face à l’avalanche de nouveautés sur le segment ? On va voir ça avec une version milieu de gamme Creative équipée d'une batterie de 65 kWh. 

Qu’attendre de cette nouvelle génération ?

On attendait de ce nouveau Kona Electric une maturité assumée. Et pour cause : cette seconde génération est née électrique, avec une plateforme pensée pour l’électrique (adaptée de l’architecture e-GMP), contrairement à la première qui était dérivée d’un modèle thermique.

On voulait plus d’espace, plus de technologie, plus d’allure… mais sans perdre ce qui faisait le charme du premier Kona : son autonomie correcte pour l'époque, son rapport prix/prestations et son format urbain polyvalent. À première vue, Hyundai a coché toutes les cases.

Design et allure : un look futuriste et clivant

C’est sans doute le changement le plus visible : le Kona Electric assume désormais un style plus techno, avec une signature lumineuse LED pleine largeur à l’avant et à l’arrière, une calandre pleine, des lignes tendues et un profil très travaillé.

Il s’allonge à 4,35 m, soit 15 cm de plus, gagne en prestance, tout en conservant une garde au sol modérée (17 cm) pour se fendre d’un usage citadin efficace.

Dans l’habitacle, l’ambiance est modernisée : deux écrans de 12,3 pouces sous une dalle incurvée, des plastiques rigides mais bien assemblés, et quelques touches de couleur pour réveiller l’ensemble. C’est fonctionnel sans être ostentatoire.

Conduite : tout en douceur

Le Kona Electric se décline en deux versions : 154 ch avec batterie 48,4 kWh et 218 ch avec batterie 65,4 kWh. C’est cette seconde version que nous avons essayée.

La prise en main est immédiate. Le couple de 255 Nm est disponible instantanément, les relances sont franches jusqu’à 110 km/h, et la direction douce facilite la conduite urbaine.

Le confort de suspension est en nette progression par rapport à l’ancienne génération, même si l’arrière peut encore rebondir à vide. Le comportement routier est sain, rassurant, mais jamais sportif. Et c’est tant mieux.

L’autonomie annoncée de 514 km WLTP (en 65,4 kWh) est crédible avec une conduite normale. En ville, on tutoie les 550 km ; sur autoroute, comptez 330-350 km.

Technologie embarquée

Hyundai soigne particulièrement cet aspect. Le nouveau Kona Electric embarque le système ccNC (Connected Car Navigation Cockpit), fluide et personnalisable. Android Auto et Apple CarPlay sont présents (désormais sans fil), et les mises à jour OTA sont possibles.

La liste des aides à la conduite est impressionnante : 

  • régulateur adaptatif intelligent,
  • maintien dans la voie, 
  • freinage d’urgence, 
  • alerte trafic arrière, 
  • caméra 360°, 
  • surveillance d’angle mort avec affichage dans l’instrumentation…

C’est digne d’un segment supérieur, même si l’ergonomie reste parfois perfectible (menus un peu denses, commandes tactiles en partie basse).

Vie à bord : plus spacieux, plus malin

Avec son empattement étiré de 6 cm, le Kona Electric gagne nettement en habitabilité. À l’arrière, les passagers bénéficient de 77 mm de plus pour les jambes. La garde au toit est correcte, même pour les grands.

Le volume de coffre grimpe à 466 litres (contre 332 précédemment), auxquels s’ajoute un petit coffre avant (27 litres) bien pratique pour le câble. La banquette arrière reste fractionnable 60/40, mais pas coulissante.

La modularité est classique, mais l’ensemble est bien conçu, avec de nombreux rangements et une sensation d’espace très appréciable à bord.

Quel budget pour le Hyundai Kona Electric ?

Les prix démarrent à 36 850 € (154 ch / 48,4 kWh) et montent à 46 750 € pour la version 65,4 kWh Executive. Presque 10 000 € d'écart entre deux versions ! C’est dans la moyenne haute du segment, mais le Kona Electric bénéficie fort heureusement du bonus écologique (jusqu’à 4 000 € selon critères).

De série, l’équipement est très complet, dès le niveau d’entrée : jantes alliage, double écran, navigation connectée, caméra de recul, clim auto, sièges chauffants… Peu de cases à cocher, sauf peinture métallisée ou toit contrasté.

La garantie de 5 ans (et 8 ans sur la batterie) renforce la sérénité à l’achat.

Points forts

  • Autonomie réelle très convaincante
  • Équipements technologiques riches
  • Confort en net progrès
  • Présentation intérieure soignée
  • Garantie 5 ans de série

Points faibles

  • Prix élevé pour les petites autonomies
  • Plastiques rigides persistants
  • Recharge rapide limitée à 102 kW
  • Pas de vraie modularité à l’arrière

Le Hyundai Kona Electric face à la concurrence

E-Tech fait mieux en dynamisme et qualité perçue, mais coûte plus cher à équipement égal. La Peugeot e-2008 est plus conventionnelle et moins autonome.

Face aux MG4 et BYD Dolphin, le Kona marque des points en garantie, qualité perçue et équipement, mais accuse un déficit tarifaire.

Reste que sur le plan de l’usage réel (autonomie, confort, techno, garantie), le Kona Electric offre l’un des meilleurs compromis du segment. Et c’est ce qui compte.

Pour conclure cet essai du Hyundai Kona Electric

Hyundai n’a pas cherché à tout révolutionner avec ce nouveau Kona Electric, mais plutôt à faire mieux sur tous les plans : espace, agrément, techno, autonomie. Pari réussi.

Ce SUV compact coche toutes les cases de l’électrique du quotidien sans se perdre dans des ambitions démesurées. Il n’est ni le plus fun, ni le moins cher, ni le plus chic. Mais il est redoutablement cohérent.

Et dans un monde où la simplicité bien faite devient une qualité rare, le Kona Electric tire son épingle du jeu.

Tags article