Les ventes de voitures électriques d’occasion explosent !
Alors que le marché de l’occasion était globalement en baisse en ce premier trimestre, les ventes de voitures électriques ont explosé de 46 % ! En un an, elles ont gagné un point de parts de marché en plus.
Le marché des véhicules d’occasion boit la tasse en ce début d’année 2026. Selon NGC Data, et si leurs immatriculations ont crû de 1,8 % le mois dernier par rapport à mars 2025, elles ont en réalité baissé de 2,9 % si l’on se réfère aux jours ouvrés. Au global et toujours à jours ouvrés comparables, les transactions de seconde main ont baissé de 2,7 % au premier trimestre de cette année.
Dans le détail, les immatriculations de modèles essence ont baissé de 2,2 %, celles des diesel de 4,6 %, tandis que dans le même temps les modèles électrifiés (électriques et hybrides) ont connu une santé de fer, avec 25,2 % d’immatriculations en plus. C’est encore plus impressionnant si l’on regarde les seuls véhicules 100 % électriques : +43,2 % en un an, à 20 140 transactions. Elles s’octroient désormais 4 % de pénétration sur ce marché, contre 3 % il y a seulement un an.
Le prix moyen des voitures électriques d’occasion baisse enfin
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce regain d’intérêt qu’ont les Français envers les voitures à batteries d’occasion. Déjà, leur prix commence sérieusement à baisser à mesure que les nombreux modèles immatriculés en neuf (20 % de parts de marché en 2025) se retrouvent sur le marché de l’occasion, qu’il s’agisse de modèles en fin de leasing ou issus des flottes professionnelles.
De même, comme de nombreux modèles « accessibles », c’est-à-dire positionnés autour des 25 000€ (Renault 5, Hyundai Inster, Fiat Grande Panda, Citroën ë-C3), sont arrivés sur le marché ces derniers mois, ils se retrouvent bradés en seconde main : fin 2025, le prix moyen pour un modèle électrique d’occasion s’établissait ainsi à 20 955€, soit 4,27 % de moins qu’en 2024. L’écart reste faible, mais le constat est là : leur prix commence réellement à baisser.
Les prix du carburant rebutent les Français à acheter du thermique
On pourrait enfin blâmer la crise géopolitique qui touche l’approvisionnement en pétrole depuis le début de la guerre en Iran menée par les États-Unis. La fermeture du détroit d’Ormuz par le régime des Mollahs, point stratégique par lequel gravitent chaque jour 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL), a eu de graves conséquences sur les prix de l’essence : le sans-plomb 95 a dépassé cette semaine le cap symbolique des 2€ le litre, rejoignant le diesel dans son infortune.
En neuf comme en occasion, et après des années de crises similaires, les Français jouent donc davantage la carte de l’économie, en optant pour des modèles hybrides ou 100 % électriques, au coût d’usage moindre. Reste à savoir, maintenant, si le bilan de ce mois de mars se confirmera dans les prochains mois, ou si l’hypothétique retour d’une stabilité géopolitique inversera la tendance que l’on connaît aujourd’hui.