Le malus écologique va faire mal au portefeuille des Français en 2026
Déjà très répressif en 2025, le malus écologique va encore se durcir à partir du 1er janvier 2026 : 72% des voitures neuves vendues en France en seront frappées !
C’est un sujet qui revient souvent à l’approche d’une nouvelle année. Au 1er janvier, le gouvernement français revoit systématiquement les règles encadrant son malus écologique. Vous savez, cette pénalité financière infligée aux acheteurs de voitures neuves dès lors qu’ils choisissent un modèle considéré par Matignon comme trop polluant. Comprenez, des modèles thermiques (essence ou diesel) la plupart non-hybridés, qui rejettent un certain volume d’émissions polluantes.
Si à ses débuts il visait surtout les grosses cylindrées, voitures de sport ou SUV de luxe, il s’est tant durci ces dernières années qu’il pénalise désormais des modèles communs, équipés de nobles motorisations. Et cela ne risque pas de s’arranger au 1er janvier 2026.
Un malus plus répressif en 2026
Pour rappel, le malus 2025 se déclenche dès qu’un véhicule neuf émet plus de 113 g de CO2 par kilomètre, et est plafonné à 70 000 euros. Une simple Peugeot 208 doit par exemple s’acquitter aujourd’hui de 170 euros, dans sa variante équipée du bloc 1.2L Turbo de 100 chevaux (118 g/km) sans hybridation.
Quand aux modèles sportifs, Toyota GR Yaris, Volkswagen Golf R, Mercedes A45 AMG, ils écopent tous de la peine maximale. On comprend pourquoi le marché se standardise et à quel point les modèles "plaisir" tombent un à un comme des mouches depuis des années.
72% des modèles impactés en 2026
Pour 2026, le gouvernement va serrer la vis : le seuil de déclenchement passera de 113g/km à 108 g/km, le plafond de 70 000€ à 80 000€. La Peugeot 208 écopera alors de 260€ de malus, la nouvelle Renault Clio (114 g/km) d’un manque à gagner de 190€. Pire, d’après une étude du cabinet Dataneo, 72% des véhicules neufs commercialisés en France seront frappés par le malus en 2026 !
Ajoutez à cela le malus au poids qui se durcira lui aussi, abaissant son seuil de déclenchement de 1 600 kg à 1 500 kg. On comprend que les consommateurs français voient encore leur pouvoir d’achat sur le poste automobile diminuer fortement. Et ce alors que la consommation des ménages déjà fragile n’a augmenté que de 0,1% sur les neuf premiers mois de l’année (INSEE).
À défaut de n’avoir plus les yeux que pour pleurer, il reste aux acheteurs le marché des voitures d’occasion qui continue de cartonner !