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Prime à la conversion, malus, taxe au poids : la fiscalité automobile va se durcir en 2025 !

Vous trouviez la fiscalité automobile déjà étouffante en 2024 ? Attendez de voir ce que nous réserve 2025, année noire pour les acheteurs français. 

En France, on dénombre quatre grands volets d’aides ou de restrictions à l’achat d’une voiture neuve : le bonus écologique, la prime à la conversion, le malus écologique et la taxe au poids. La plupart vont évoluer en 2025, comprenez : les aides vont baisser, et les restrictions se durcir ! Enfin, pas toutes… 

Bonus écologique et prime à la conversion 

Contrairement à ce qui avait été annoncé, et c’est l’information de cette dernière semaine d’octobre, le bonus écologique ne sera finalement pas diminué en 2025. Cette aide, qui est versée par le Gouvernement pour l’achat d’une voiture classée Crit’Air 0 (voiture électrique à batterie ou à hydrogène) s’élève actuellement à 4 000 €. Le gouvernement voulait l’abaisser à 3 000 € l’année prochaine, mais les députés en ont décidé autrement : l’Assemblée Nationale a rejeté, le 26 octobre, cette proposition, à 128 voix contre 90. En revanche et sauf amendement similaire à l’Assemblée, les autres mesures sont pour l’instant toujours d’actualité. Ainsi, la prime à la conversion, qui offrait 5 000 € pour l’achat d’une voiture neuve moyennant la mise au rebut d’une voiture d’occasion, va tout bonnement disparaître. L’État s’apprête en effet à réintroduire le leasing social et à potentiellement l’étendre aux voitures électriques d’occasion, si bien qu’il a cherché à réduire ses dépenses ailleurs. 

Malus écologique et taxe au poids 

Concernant les restrictions, la douche va être encore plus froide. Le malus écologique, qui pénalise financièrement les voitures neuves considérées comme trop polluantes, va voir son plafond maximum étendu de 50 000 € aujourd’hui à 60 000 € demain. Pire, son seuil de déclenchement, qui était fixé à 118g de CO2 par kilomètre, passera à 113g au 1er janvier. On passe ensuite à la taxe au poids, appliquée dès lors que le poids total autorisé en charge (PTAC) d’une voiture neuve excédait 1,6 tonne, passera à 1,5 tonne. Et, sachant que chaque kilo en trop est facturé 10 € (voire plus au-delà d’une tonne 7), les acheteurs français vont réellement devoir mettre la main au portefeuille. 

60 milliards d’économie d’ici 2025 

Officiellement, ces mesures visent à dégager des fonds pour réduire le déficit public, et espérer passer sous les 5% du PIB en 2025. Mais il semble difficile de croire que le gouvernement Barnier, arrivé à Matignon il y a deux mois à peine, ait été aussi créatif en si peu de temps. Quoi qu'il en soit, l'automobiliste français sera toujours contraint de bien se renseigner avant un achat de véhicule afin d'anticiper les frais supplémentaires à prévoir...