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Quel moteur de Renault Clio 4 faut-il éviter en occasion ?

Quel moteur de Clio 4 faut-il éviter en occasion ?

Impossible de parler du marché de la voiture d'occasion sans évoquer la Renault Clio 4. Produite entre 2012 et 2019, la quatrième génération de la citadine au losange s'est rapidement imposée comme l'une des références de sa catégorie. Son design plus affirmé que celui de la Clio 3, son confort en hausse et une gamme de motorisations particulièrement large lui ont permis de séduire aussi bien les jeunes conducteurs que les familles ou les gros rouleurs.

Cette popularité a toutefois un revers. Avec des centaines de milliers d'exemplaires disponibles sur le marché de la seconde main, il n'est pas toujours simple de savoir quelle version privilégier. D'autant que toutes les motorisations ne bénéficient pas de la même réputation en matière de fiabilité. Certaines sont reconnues pour leur endurance, quand d'autres ont fait parler d'elles pour des problèmes mécaniques parfois coûteux.
Faut-il pour autant bannir certaines Clio 4 de votre sélection ? Pas nécessairement.

En occasion, l'état général du véhicule et la qualité de son entretien comptent souvent autant que la motorisation elle-même. Néanmoins, quelques blocs demandent davantage de vigilance avant de signer. Voici ceux qu'il vaut mieux inspecter de près, mais aussi les moteurs qui restent aujourd'hui des valeurs sûres.

Les moteurs de la Renault Clio 4 : une offre adaptée à tous les usages

Au cours de sa carrière, la Renault Clio 4 a reçu plusieurs motorisations essence et diesel, chacune répondant à un profil de conducteur bien particulier. Cette diversité explique en partie son succès sur le marché de l'occasion, où il est possible de trouver aussi bien une citadine économique destinée aux trajets urbains qu'une version capable d'avaler les kilomètres sur autoroute.

Les moteurs essence de la Clio 4

En essence, Renault a d'abord proposé le 1.2 16V de 75 chevaux, un moteur atmosphérique simple et sans prétention. Peu démonstratif sur le plan des performances, il séduit surtout par sa robustesse et son coût d'entretien réduit. Il convient parfaitement aux conducteurs qui privilégient les petits trajets ou recherchent un véhicule fiable à moindre coût.

Le constructeur a ensuite introduit le 0.9 TCe de 90 chevaux, un trois-cylindres turbocompressé plus moderne. Plus souple et plus agréable à conduire, il offre un meilleur compromis entre performances et consommation. Il s'agit d'ailleurs de l'une des motorisations les plus répandues sur les Clio 4 essence.

Enfin, les automobilistes en quête de davantage de dynamisme pouvaient se tourner vers le 1.2 TCe de 120 chevaux. Plus puissant et plus polyvalent sur le papier, il est aussi celui qui concentre aujourd'hui le plus d'interrogations en matière de fiabilité.

Les moteurs diesel de la Renault Clio 4

L'offre diesel repose quant à elle presque exclusivement sur le célèbre 1.5 dCi, décliné en plusieurs niveaux de puissance : 75, 90 puis 110 chevaux. Ce moteur est loin d'être un inconnu. Présent dans de nombreux modèles de l'Alliance Renault-Nissan, il a largement participé à la réputation de sobriété du constructeur français. Lorsqu'il est correctement entretenu, il peut parcourir des kilométrages très élevés tout en conservant une consommation particulièrement faible.

Cette diversité de motorisations implique toutefois de ne pas choisir une Clio 4 uniquement en fonction de son prix ou de son kilométrage. Derrière deux voitures visuellement identiques peuvent se cacher des mécaniques aux réputations très différentes.

Quel moteur de Clio 4 faut-il éviter en occasion ?

S'il fallait désigner une seule motorisation demandant une vigilance particulière, ce serait sans hésiter le 1.2 TCe de 120 chevaux.

Le 1.2 TCe de 120 chevaux

Sur certaines séries commercialisées au milieu des années 2010, ce moteur essence a été confronté à plusieurs problèmes mécaniques qui ont largement alimenté les retours d'expérience des propriétaires. Parmi les pannes les plus fréquemment évoquées figurent une consommation d'huile anormalement élevée, une usure prématurée de certains composants internes, des pertes de puissance et, dans les situations les plus sévères, une casse moteur pouvant nécessiter un remplacement complet.

Il convient toutefois de nuancer ce constat. Toutes les Clio 4 équipées du 1.2 TCe ne sont pas concernées. De nombreux exemplaires parcourent aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de kilomètres sans incident majeur.

La différence se joue souvent sur la qualité de l'entretien et sur le suivi du véhicule. Une voiture disposant d'un historique complet, de vidanges régulières et de factures détaillées inspirera bien davantage confiance qu'un modèle dont l'entretien reste approximatif.

Le 0.9 TCe 90 chevaux

Le 0.9 TCe de 90 chevaux est parfois lui aussi cité parmi les moteurs à surveiller. Là encore, il est important de replacer les choses dans leur contexte. Les premiers exemplaires ont effectivement connu quelques défauts de jeunesse touchant notamment certaines bobines d'allumage ou des éléments périphériques du turbocompresseur. Rien qui remette véritablement en cause la fiabilité globale du moteur, surtout sur les modèles ayant bénéficié d'un entretien rigoureux. Aujourd'hui, ce trois-cylindres est généralement considéré comme une motorisation fiable et agréable, à condition de respecter les préconisations d'entretien.

Le cas du 1.5 dCi est un peu différent. Sa réputation de robustesse n'est plus à démontrer, mais les véhicules fortement kilométrés exigent malgré tout une inspection attentive. Comme sur de nombreux moteurs diesel modernes, les injecteurs, la vanne EGR, le turbocompresseur ou encore le filtre à particules peuvent représenter des postes de dépenses importantes lorsque l'entretien a été négligé ou que la voiture a essentiellement circulé sur de courts trajets urbains.

Si on résume...

Autrement dit, le moteur n'est pas le véritable problème. C'est davantage son historique qui doit retenir l'attention. Une Clio 4 dCi affichant 180 000 kilomètres avec un carnet d'entretien irréprochable sera souvent un achat plus rassurant qu'un exemplaire deux fois moins kilométré mais dont le suivi reste flou.

Pour résumer, la prudence s'impose principalement avec le 1.2 TCe 120 ch, tandis que les autres motorisations méritent surtout une vérification approfondie avant l'achat plutôt qu'une exclusion systématique.

Les moteurs à privilégier sur une Clio 4 d’occasion

MotorisationFiabilitéNotre avis
1.2 TCe 120 ch⭐⭐☆☆☆Vigilance renforcée, historique indispensable
0.9 TCe 90 ch⭐⭐⭐⭐☆Bon choix avec un entretien suivi
1.2 16V 75 ch⭐⭐⭐⭐⭐L'une des motorisations les plus rassurantes
1.5 dCi 75 ch⭐⭐⭐⭐☆Fiable si l'entretien est rigoureux
1.5 dCi 90 ch⭐⭐⭐⭐⭐Une référence pour les gros rouleurs
1.5 dCi 110 ch⭐⭐⭐⭐☆Très bon choix pour les longs trajets

Quels moteurs de Clio 4 choisir en occasion ?

Si certaines motorisations demandent davantage de précautions, la Renault Clio 4 compte également plusieurs blocs qui se sont forgé une solide réputation auprès des automobilistes. Simples à entretenir, économes à l'usage et capables d'afficher des kilométrages élevés lorsqu'ils sont correctement suivis, ils constituent aujourd'hui les meilleurs choix sur le marché de l'occasion.

Le 1.2 16V : simple et efficace

À une époque où les constructeurs multipliaient les moteurs de petite cylindrée turbocompressés, Renault a conservé au catalogue le 1.2 16V atmosphérique de 75 chevaux. Ce moteur ne brille pas par ses performances, mais il compense largement par sa simplicité mécanique.

Sans turbo ni technologie complexe, il limite les risques de pannes coûteuses et affiche un coût d'entretien particulièrement contenu. Pour une utilisation essentiellement urbaine ou périurbaine, il constitue l'un des choix les plus rassurants de la gamme.

Ses reprises sont modestes sur route et les dépassements demandent parfois un peu d'anticipation, mais les conducteurs recherchant avant tout un véhicule fiable y trouveront leur compte.

Le 0.9 TCe : le meilleur compromis en essence

Si vous recherchez davantage d'agrément de conduite sans sacrifier le budget carburant, le 0.9 TCe de 90 chevaux apparaît comme la motorisation essence la plus équilibrée.

Grâce à son turbocompresseur, il offre des accélérations plus franches que le 1.2 atmosphérique tout en conservant une consommation raisonnable. Cette polyvalence lui permet de se montrer à l'aise aussi bien en ville que sur les trajets quotidiens ou les départs en week-end.

Les premiers millésimes ont parfois souffert de quelques défauts de jeunesse, mais la plupart des exemplaires présents aujourd'hui sur le marché ont bénéficié des améliorations apportées au fil de la carrière de la Clio 4. Avec un entretien régulier, ce moteur inspire globalement confiance.

Le 1.5 dCi 90 : la  référence des gros rouleurs

S'il fallait retenir une seule motorisation diesel, ce serait sans doute le 1.5 dCi de 90 chevaux.

Ce moteur cumule plusieurs qualités particulièrement recherchées sur le marché de l'occasion. Sa consommation dépasse rarement les 5 l/100 km en usage mixte, son agrément de conduite reste appréciable malgré sa puissance modeste et sa longévité est largement reconnue lorsque les entretiens sont réalisés dans les règles.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette mécanique a équipé de nombreux modèles Renault, Dacia ou Nissan pendant de nombreuses années. Son retour d'expérience est aujourd'hui particulièrement bien documenté et les professionnels la considèrent généralement comme l'une des plus fiables du constructeur.

Les conducteurs parcourant plus de 20 000 kilomètres par an y trouveront une excellente alliée, à condition de privilégier un véhicule ayant principalement circulé sur route plutôt qu'en ville.

Comment reconnaître une bonne Clio 4 d'occasion ?

Choisir la bonne motorisation est une étape importante, mais elle ne suffit pas à garantir un achat serein. Deux Clio 4 équipées du même moteur peuvent présenter des états mécaniques très différents selon leur entretien et leur utilisation.

Avant toute signature, prenez le temps d'examiner l'historique du véhicule. Un carnet d'entretien régulièrement tamponné, accompagné de factures détaillées, constitue souvent le meilleur indicateur du sérieux de l'ancien propriétaire. Les intervalles de vidange, le remplacement des filtres ou encore les opérations plus importantes permettent de se faire une idée précise du suivi mécanique.

Le premier démarrage mérite également toute votre attention. Un moteur doit démarrer facilement, sans fumée excessive ni bruit métallique inhabituel. Le ralenti doit rester stable et aucun voyant moteur ne doit s'allumer au tableau de bord.

L'essai routier est tout aussi révélateur. Une Clio 4 en bon état accélère de façon régulière, sans à-coups ni perte de puissance. Les passages de vitesses doivent être fluides, tandis que l'embrayage ne doit montrer aucun signe de fatigue. Sur les versions turbocompressées, soyez attentifs aux sifflements inhabituels ou aux reprises laborieuses qui pourraient annoncer une usure du turbo.

Enfin, n'hésitez pas à consulter le dernier contrôle technique. Il permet souvent d'identifier des défauts récurrents ou des réparations qui pourraient rapidement alourdir le coût d'utilisation du véhicule.

Avant d'acheter, quelques vérifications restent indispensables :

  • assurez-vous que le carnet d'entretien est complet ;
  • demandez les principales factures de réparation ;
  • contrôlez le niveau d'huile et l'absence de fuite dans le compartiment moteur ;
  • réalisez un démarrage à froid ;
  • effectuez un essai routier suffisamment long ;
  • consultez attentivement le dernier contrôle technique.

Ces quelques précautions demandent peu de temps, mais elles permettent souvent d'éviter des réparations coûteuses quelques mois après l'achat.

Notre verdict : quel moteur de Clio 4 choisir en occasion ?

Toutes les Renault Clio 4 ne se valent pas, mais il serait injuste de résumer la gamme à quelques problèmes de fiabilité largement médiatisés. Dans l'ensemble, cette citadine conserve une réputation solide sur le marché de l'occasion, à condition de sélectionner la bonne motorisation et, surtout, un exemplaire correctement entretenu.

Le 1.2 TCe de 120 chevaux reste celui qui demande le plus de vigilance. Les problèmes rencontrés sur certaines séries imposent de vérifier avec soin son historique et son entretien avant tout achat. Cela ne signifie pas qu'il faille systématiquement l'écarter, mais mieux vaut éviter les véhicules dont le suivi est incomplet ou approximatif.

À l'inverse, le 1.2 16V rassure par sa simplicité mécanique, tandis que le 0.9 TCe constitue un excellent compromis entre performances et sobriété. Pour les conducteurs qui parcourent de longues distances chaque année, le 1.5 dCi de 90 chevaux demeure l'une des références de la catégorie grâce à sa faible consommation et à sa remarquable longévité.

Au moment de choisir votre future Clio 4, gardez enfin à l'esprit qu'un véhicule soigneusement entretenu sera souvent un meilleur investissement qu'une version réputée plus fiable mais négligée par ses précédents propriétaires. En matière d'occasion, la qualité du suivi mécanique fait bien souvent toute la différence.

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