Essai et avis Opel Speedster 880 kg
Avec son châssis en aluminium emprunté à la Lotus Elise et ses 880 kg à peine, l'Opel Speedster offre des accélérations fantastiques malgré ses 147 ch modestes. En échange, la finition reste spartiate et le réservoir ridiculement petit.
Se donner une image jeune et sportive, voilà l'objectif d'Opel. Vecteur de cette conquête, le Speedster est un roadster pur de ligne et dur de suspension, au look d'enfer. Pas très puissant, 147 ch, mais ultraléger, ses 880 kilos lui donnent des accélérations fantastiques : 0 à 1000 m en 26,7 secondes. Les bruits aérodynamiques font le reste, à 130 on croit déjà être au maxi, 220 !
En fait, Opel a volé à son cousin Lotus le secret d'un châssis en alu de 71 kg, celui de l'Elise. Moteur transversal arrière avec roues motrices en 225/45, roues avant en 175/55 : la tenue de route est vive et équilibrée. L'inconfort aussi ! Le Speedster a la pêche et les noyaux. Rançon de son poids plume, une finition spartiate, dépouillée, réduite à deux cadrans (ceux de la Lotus Elise), dont une jauge fantaisiste, ce qui est bien gênant vu la ridicule capacité du réservoir, 36 litres. La malle, 200 litres, est elle aussi riquiqui et bien près du moteur.
Bref, voilà une voiture pour le « fun » ! La tringlerie de boîte claque comme sur une sportive, mais le bruit du moteur est quelconque, c'est dommage. Il faudra être jeune, passionné mais aussi riche pour tirer parti de ce Speedster, souverain en virage mais tout de même vendu 210 000 F.