Essai et avis Skoda Yeti Restylé
Quatre ans après son lancement, le Yeti perd sa bouille rondouillarde pour un style harmonisé avec la gamme Skoda, face aux Qashqai, Tiguan ou Captur. Modularité et habitabilité restent ses forces, mais suspension trépidante et tarifs en hausse.
Quatre ans après son lancement, et afin de mieux contrer ses récents concurrents, le Yeti se refait une beauté. Hormis des équipements supplémentaires, l'évolution se limite à son faciès qui lui fait perdre au passage sa bonne bouille rondouillarde. Il en profite également pour harmoniser son style (calandre redessinée, optiques rectangulaires) avec celui des autres modèles de la gamme. Pas beaucoup de modifications esthétiques donc, mais des différences appréciées d'une clientèle désireuse de se démarquer du Qashqai ou du Tiguan, les ténors du segment des crossovers, voire du Renault Captur.
Une version Outdoor
On pense à son allure compacte et cubique ainsi qu'à l'habitabilité et à la modularité. Sur ces deux derniers points, le Yeti reste le champion incontesté puisque tout en se montrant un peu plus court (4,22 m) que ses rivaux, il propose un volume de chargement comparable (416 à 1 760 litres). Finalement, la principale évolution est l'apparition d'une version Outdoor à l'aspect plus aventurier avec son bouclier massif et ses bas de caisse noirs. Ainsi équipé, le crossover tchèque peut affronter les chemins et les ornières où ses aptitudes sont valorisées par ses débattements importants et son contrôle de traction en descente.
Sur la route, pas de révolution notoire, puisque l'on retrouve les éprouvés Diesel 1.6 TDI et 2.0 TDI, seule la gamme essence se voyant renforcée d'une motorisation (1.4 TSI 122). Quelques trépidations agacent dès lors que le revêtement est dégradé. La faute à une suspension assez dure. On rappellera que nous sommes sur le châssis de la Golf 6 de précédente génération. Par contre, le confort de roulement est parfait, malgré un côté haut sur pattes qui aurait pu engendrer une certaine prise de roulis.
Le 2.0 TDI 140 est vraiment convaincant. Associé à une boîte manuelle à six rapports et à une transmission deux roues motrices, il est l'option idéale pour propulser sans difficulté dans le trafic routier notre « abominable homme des neiges ». D'autant que son insonorisation et sa gourmandise en carburant sont parfaitement maîtrisées.
Points forts
- La modularité, l'espace à bord
- Prestations tout-chemin
- Habitabilité et volume utile
- Compromis confort-tenue de route
Points faibles
- Tarifs
- Suspension trépidante
- Bruits aérodynamiques
Boîte : méca 6 vitesses. Vitesse : 190 km/h. 0-100 km/h : 9''9. Consommation mixte (données constructeur) : 5,2 l/100 km. Dimensions (L/l/h) : 4,22 m, 1,79 m, 1,69 m. Coffre : 416 à 1 580 l. Poids : 1 460 kg. Réservoir : 60 l. Émissions CO2 : 152 g/km. Moteur : 4 cyl. turbo diesel. Cylindrée : 1 968 cm3. Puissance : 140 ch à 4 200 tr/min. Couple : 320 Nm à partir de 1 750 tr/min. Transmission : avant.
La Skoda Yeti face à ses concurrentes
Nissan Qashqai, à partir de 21 490 € : Le nouveau Qashqai est bien plus agréable que son prédécesseur. Réussir à se bonifier sans trahir son ADN est un authentique exploit. Finition en progrès, accents diesel bien maîtrisés, le pionnier des crossovers a franchi un nouveau cap. Grâce à un gabarit revu à la hausse qui lui confère un dessin plus viril, la modularité gagne quelques innovations. Pour gagner en efficience, Nissan a mis l'accent sur l'aérodynamisme.
VW Tiguan, à partir de 21 490 € : S'étant largement inspiré de l'univers des monospaces, le Tiguan demeure l'un des plus spacieux à l'arrière, tant au niveau de l'habitabilité que du volume de chargement. Référence dans le segment des 4x4 compacts, malgré un certain classicisme, le quatre-cylindres cœur de gamme 2.0 TDI impose une ambiance assez feutrée à bord. Une supériorité que l'on retrouve également en matière de comportement et d'efficience.