Essai et avis Renault Captur
Un peu de Koleos, une pincée de Scénic et beaucoup de la nouvelle Clio : le Renault Captur réussit le pari de surprendre avec une recette qui n'appartient qu'à lui, pensé pour séduire familles comme célibataires, en France et au-delà.
Vous prenez un peu de Koleos (SUV), une pincée de Scénic (monospace) et beaucoup de la nouvelle Clio pour ce qui est du côté berline compacte, et vous obtenez le Renault Captur, le nouveau crossover urbain de la marque au losange. Mais attention, même si le Captur s'inspire du meilleur de chaque, il a vraiment son originalité propre. Dynamique, fonctionnel, innovant, Renault a réussi à surprendre. Et ça faisait longtemps !
Véritable voiture à vivre, ce crossover urbain convient aussi bien aux familles qu'aux célibataires. Sa belle gueule et son côté original en séduiront plus d'un, et pas seulement des Français, Renault comptant s'ouvrir à l'Europe, l'Afrique du Nord et l'Asie. Elle aussi, « elle a tout d'une grande » pour tirer Renault vers le haut.
Et comme pour casser avec l'image d'avant, à l'occasion du lancement de ce nouveau modèle, Renault a généralisé de nouvelles appellations pour les finitions. Terminée l'image un peu vieillotte des « Privilège », « Authentique » : désormais, comme avec la gamme Zoé, on passe à Life, Zen et Intens, des appellations beaucoup plus modernes.
Cette révolution ne s'arrête pas là. La marque au losange se lance dans la boîte automatique de série, une première chez les constructeurs français. Pour le moment, seule l'essence est disponible en EDC (TCe 120) ; en version diesel (dCi 90), il faudra attendre le deuxième semestre 2013.
Sur la route, la hauteur du crossover ne pénalise pas la tenue de route. Le Captur ne prend pas de roulis, profitant également d'une direction très précise et d'un excellent confort : une vraie réussite. Pour rappel, ce crossover n'est pas un 4x4 mais une traction (deux roues avant motrices), ce qui le rendra peu à l'aise sur des chemins escarpés. Bref, pour ceux qui seraient tentés, ce nouveau style a du caractère et la performance est au rendez-vous. Il ne reste plus qu'à l'essayer.
Parmi ses points forts : des lignes fluides, le système R-Link, et une boîte de vitesses automatique sur le TCe 120 EDC, bientôt disponible sur le dCi 90 EDC. Côté points faibles : la finition de l'intérieur, et la boîte de rangement à l'avant, un peu juste pour les grands gabarits.
Sur la version essayée, la boîte manuelle à 5 rapports permet d'atteindre 171 km/h, avec un 0 à 100 km/h en 13,1 secondes. La consommation moyenne constructeur s'établit à 3,6 l/100 km (4,2 l en ville, 3,4 l sur route) pour 96 g/km de CO2. La voiture mesure 4,12 m de long, 1,77 m de large et 1,56 m de haut, pour un réservoir de 45 litres et un coffre de 377 à 1 235 litres. Son 4-cylindres de 1 461 cm3 développe 90 ch à 4 000 tr/min et 220 Nm de couple à 1 750 tr/min.
Face à lui, le Nissan Juke, à partir de 16 790 €, ne repose pas sur la même plateforme : s'il fait appel au même 1.5 dCi Renault K9K, c'est sa version de 110 ch que l'on retrouve chez Nissan, et non la version de 90 ch dotée des évolutions destinées à réduire la consommation ; le Renault en profite pour se doter du label « Energy », qui signe la présence d'un système d'arrêt-démarrage automatique indisponible chez Nissan, et se montre bien plus léger. Le Peugeot 2008, également à partir de 16 790 €, produit dans trois usines à Mulhouse, Wuhan et Porto Real et distribué sur les marchés européen, asiatique et sud-américain, est équipé de motorisations de dernière génération, diesel e-HDi et trois cylindres essence ; ses versions les plus sobres émettent 99 g/km de CO2, comme le Captur. Côté look, le Lion sort les griffes avec des lignes dynamiques : projecteurs incisifs intégrant des feux de jour à LED, capot nervuré, feux arrière filants et jantes 17 pouces sont au programme.