Essai et avis Volkswagen T-Roc
Avec sa plateforme empruntée à la Golf et son style résolument jeune et expressif, le Volkswagen T-Roc rompt avec le conservatisme habituel de la marque. Un crossover qui assume enfin sa propre identité.
Séducteur, polyvalent et légèrement surélevé (161 mm), le T-Roc, qui reprend la plateforme de la Golf, débarque avec de grosses ambitions. Il brille par sa modernité et son originalité. Son style est jeune et expressif, avec une touche de sportivité, une impression renforcée par sa calandre venant épouser des optiques à LED, sa ligne de pavillon tombante et son porte-à-faux court.
Propre identité. Oublié, et tant mieux, ce conservatisme souvent critiqué : avec des ailes avant et arrière particulièrement galbées et un arrière structuré sur plusieurs niveaux pour éviter la platitude, la révolution stylistique est en marche. Pour être dans l'air du temps, les sabots de protection, les contours de roues et bas de caisse en plastique noir, ainsi que les barres de toit, signes distinctifs modernes du baroudeur des villes, équipent bien évidemment le T-Roc. Pour mettre au point son nouveau crossover compact, variante très proche du récent Audi Q2, Volkswagen s'est clairement focalisé sur le dynamisme. Précisons que ce petit dernier se garde bien de jouer les Tiguan en réduction (-25 cm) : avec sa longueur de 4,24 m et sa philosophie de conception assez particulière, il navigue entre les crossovers urbains (Renault Captur, Peugeot 2008, Mini Countryman, Fiat 500X) et les SUV compacts plus classiques (Nissan Qashqai, Peugeot 3008). En fait, il possède sa propre identité.
70 % d'essence. À bord, il poursuit son sans-faute. En dépit de sa compacité, le T-Roc se révèle très accueillant tant à l'arrière qu'à l'avant, et son coffre, avec un volume de 445 litres en version traction, est quasiment le plus grand de sa catégorie. Pour bénéficier d'une déco intérieure fun, et cela vaut le coup, avec cette planche de bord en couleur contrastée, il faut toutefois se positionner sur le pack design. Quant à la présentation de l'habitacle, elle est distinguée mais surtout moderne, grâce à une digitalisation complète et tout à fait fonctionnelle, tandis que l'équipement peut devenir absolument pléthorique dans les finitions haut de gamme, que ce soit en connectivité ou en aides à la conduite. Facile à manier, rapide à appréhender grâce à une hauteur d'assise séduisante pour les jeunes comme pour les grands-parents, ce SUV est aussi à l'aise en ville qu'à la campagne. Reposant sur la plateforme MQB, qu'il partage avec la Golf, ses qualités routières frisent l'excellence. Au lancement, trois moteurs sont disponibles : deux essence TSI (115 et 190 ch) et un diesel TDI (150 ch), avant qu'un TSI 150 et deux TDI (115 et 190 ch) ne viennent rapidement enrichir l'offre.
Discrétion de la mécanique. La version 2.0 TSI 190 ch, associée à la boîte DSG 7 rapports et à la transmission intégrale 4Motion, offre un agrément de conduite incomparable, et la discrétion de la mécanique mérite vraiment d'être saluée. Sur les petites routes du Cap Corse, la transmission intégrale donne l'impression que le véhicule est posé sur des rails, ce qui permet d'enchaîner les virages sans la moindre crainte. Elle fait montre d'un dynamisme « contagieux », avec un train avant très précis. Cette variante haut de gamme profite évidemment de performances de pointe, et d'un niveau de consommation en rapport (9 l/100 km) avec ce punch.
Son tarif débute à 21 990 € pour la version essence 1.0 TSI 115 ch, et culmine à 36 650 € en essence (la version à l'essai) et 38 590 € en diesel (2.0 TDI 150 ch). Autant dire que ce T-Roc, aguicheur et connecté, ne manquera pas de faire de l'ombre à la concurrence, mais aussi à sa voisine la Golf.
Parmi ses points forts, on retient un design jeune et raffiné, un aménagement intérieur bicolore, un bon comportement routier, la qualité du système multimédia, ainsi que sa polyvalence et son habitabilité. On regrettera en revanche des tarifs élevés et des plastiques peu valorisants.
Sur le plan technique, cette version à transmission 4x4 et boîte robotisée 7 rapports atteint 216 km/h, pour une consommation mixte usine de 6,8 l/100 km et des émissions de CO2 de 153 g/km. Elle mesure 4,23 m de long, 1,82 m de large et 1,57 m de haut, pour un empattement de 2,59 m, un coffre de 445 à 1 290 litres, un réservoir de 50 litres et un poids de 1 495 kg. Son moteur 4 cylindres turbo à injection directe, distribution variable et stop & start, de 1 984 cm3, développe 190 ch à 4 180 tr/min pour un couple de 320 Nm à 1 500 tr/min. La gamme essence, de 115 à 190 ch, s'échelonne de 21 990 à 36 650 €, et le diesel 150 ch de 33 220 à 38 590 €.
La Volkswagen T-Roc face à ses concurrentes
Face à lui, l'Audi Q2 2.0 TFSI Quattro S tronic (à partir de 33 880 €) propose une offre chic et dynamique, l'une des rares à capitaliser sur la personnalisation. Douceur de marche, vivacité et performance en font l'un des SUV les plus polyvalents du segment, avec une agilité étonnante et une direction bien consistante pour un véhicule un peu haut sur pattes. Le Mini Countryman Cooper S BVA (à partir de 33 970 €), plus long et plus habitable que par le passé, s'est éloigné du segment des véhicules citadins. En contrepartie, il affirme davantage son côté baroudeur, avec une habitabilité aux places arrière bien plus confortable, sans pour autant renoncer à de belles sensations de conduite.