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Essais

Essai et avis Mitsubishi Space Star

Sous la barre des 10 000 €, la Mitsubishi Space Star mise sur la raison plutôt que sur le style. Son petit trois-cylindres 1.0 se montre plaisant en ville, porté par un excellent rayon de braquage, malgré une ligne qui ne marquera pas les esprits.

La Mitsubishi Space Star affiche un appétit d’oiseau

En s'affichant sous la barre des 10 000 €, la petite nipponne s'adresse aux familles à petit budget. Développée avant tout pour les marchés émergents d'Asie, cette « étoile de l'espace » ne compte pas vampiriser le marché des citadines, puisque la firme aux trois diamants n'espère en écouler qu'un millier dans l'Hexagone, soit 20 % des ventes totales de la marque !

À défaut d'être une révolution, cette Mitsubishi au style peu original a la raison comme qualité première. Taillée pour les villes, elle se contente de deux mécaniques trois cylindres essence : un 1 litre de 71 ch, et un 1,2 l de 80 ch, disponible seulement en finition haut de gamme. Bien que démuni de turbo, le 1.0 se montre surtout plaisant en milieu urbain par sa douceur et sa disponibilité, bien secondé par un châssis doté d'un excellent rayon de braquage. Le grand frère, qui bénéficie d'une allonge plus confortable, est quant à lui incontestablement plus enjoué à l'accélération et en reprise, grâce à un poids plume de 845 kg — et laisse aussi échapper, cerise sur le gâteau, des vibrations caractéristiques au ralenti.

Tout cela, conjugué à un Cx de 0,27 et à un système stop and start de série, permet, sans le moindre artifice technologique, de flirter avec les 4 l/100 km et 96 g/km de CO2. Si l'ensemble reste agile, sain et maniable, la Space Star ne se caractérise pas par son dynamisme, en raison d'une direction pas assez informative et d'une tendance au roulis dans les enchaînements. Son point faible est sans aucun doute l'isolation phonique, prix à payer pour entrer dans la catégorie des poids plumes ! Mais qui dit légèreté ne dit pas rabais sur les mensurations intérieures au regard de son gabarit de 3,71 m — bien au contraire : la petite est vaste et habitable, y compris aux places arrière, où deux adultes logeront sans problème, et son coffre, avec un volume de 235 litres, est loin d'être négligeable. Dans un marché très concurrentiel, et malgré un design manquant d'audace, la Space Star a d'autres atouts pour trouver sa place.

Elle séduit par son rapport encombrement-habitabilité, son bon confort, son agilité en ville et ses émissions de CO2. Elle pèche par sa ligne, son comportement routier et une dotation de série un peu pauvre.

La version 1.2 testée, à boîte manuelle 5 vitesses, atteint 180 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 11,7 s, pour des consommations de 4,8 l/100 km en ville et 3,7 l sur route, soit 96 g/km de CO2 et 200 € de bonus écologique. Elle mesure 3,71 m de long, 1,66 m de large et 1,49 m de haut, pour un réservoir de 35 litres, un coffre de 235 litres et un poids de 845 kg. Son moteur 3 cylindres essence de 1 193 cm³ développe 80 ch à 6 000 tr/min pour un couple de 106 Nm à 4 000 tr/min.

Sur ce segment, la Space Star affronte la Fiat Panda 1.2, dont l'ancienne génération demeurait une voiture essentiellement citadine ; avec sa nouvelle plateforme, les suspensions sont bien proportionnées pour la tenue de route, et son vénérable 4 cylindres 1.2 l de 69 ch, relativement sobre et silencieux, représente la majorité des ventes en France, son prix imbattable n'étant pas étranger à cette domination. Elle croise aussi la Nissan Micra 1.2 l, dont la quatrième génération a été transformée avec une face avant entièrement redessinée, la grande innovation se nichant sous le capot avec deux trois-cylindres essence, avec compresseur (98 ch) ou sans (80 ch), disponibles avec une boîte manuelle à cinq rapports ou une transmission à variation continue — le premier restant l'un des moteurs essence les plus sobres et les plus efficaces du marché.

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