Essai et avis Jeep Renegade Version thermique
Avec déjà 8600 unités vendues en France, le Jeep Renegade impose sans complexe son physique inimitable sur le segment des SUV compacts, en conservant le code génétique de la marque là où ses rivaux généralistes se contentent de rehausser une citadine.
Depuis 2008, le succès (8 600 en France) de ce véhicule au gabarit encombrant mais à la praticité jamais prise en défaut ne se dément pas. À tel point, que cette réussite que personne dans le monde du premium n'attendait, fait de plus en plus d'envieux !
Si les généralistes ont compris depuis un certain temps, qu'en surélevant leurs citadines pour gravir les trottoirs des villes, cela suffisait au bonheur de la clientèle, les spécialistes du tout-terrain rechignaient à se lancer dans cette déclinaison. Sauf que le marché des crossovers et SUV compacts ne cessant de progresser, le constructeur américain Jeep y est allé de son modèle au physique inimitable tout en se gardant bien de bafouer le code génétique de la marque.
Références au passé : on n'ira pas jusqu'à dire que tout est dans le style, mais pas loin ! Pour se différencier de tous les petits SUV routiers qui fleurissent en ville, les designers ont beaucoup travaillé sur le coup d'œil. Installé sur la plateforme modulable avec le nouveau crossover Fiat 500X, le Jeep Renegade puise son inspiration de l'ADN du Willys de 1941 et du Wrangler.
Format cubique qui ne l'empêche pas d'avoir un taux de pénétration dans l'air (Cx 0,34) meilleur qu'une Mini Countryman, bouille sympathique avec ses sept fentes caractéristiques, excroissances au niveau des passages de roue, le Renegade dans sa livrée Orange ne peut pas laisser indifférent.
Véritables capacités hors des sentiers battus : si le style est assez fidèle aux habitudes de l'Oncle Sam, Jeep innove au chapitre technique en s'appuyant sur la banque d'organes du groupe. Alors que la version 4x2 permet au Renegade de prendre le pouvoir en ville, c'est bien la déclinaison 4x4 la plus indiquée pour s'aventurer en dehors de la route grâce à la garde au sol surélevée, au différentiel blocable, aux différents modes de réglages de la motricité en fonction de la nature du sol, au contrôle de vitesse en descente et à l'aide au démarrage en côte (en série).
Un peu poussif : bien que les quatre roues indépendantes le limitent en tout-terrain, son châssis agile et bien suspendu lui confère un comportement routier assez surprenant. L'adhérence en virage ne laisse rien à désirer alors que la suspension, un poil ferme, filtre convenablement les irrégularités de la chaussée rendant la prise de roulis quasi inexistante.
Pas mal, alors que la masse totale approche 1,5 tonne et que le 2.0 Multijet de 140 ch et 350 Nm de couple ne brille pas pour sa vélocité. Des performances justes suffisantes qui obligent à jouer de la commande de boîte... au grand dam de la consommation (8 l/100 km). On ne peut pas tout avoir !
Malgré ce petit désagrément, ce SUV branché au look inimitable ne devrait pas avoir beaucoup de mal à séduire une jeune clientèle désireuse de se démarquer des grands classiques (Mini Countryman, Opel Mokka).
Points forts : le design type Jeep, l'espace habitable, le comportement routier, les capacités en tout-terrain.
Points faibles : les motorisations, consommation élevée, diesel sonore, la direction électrique.
Vitesse maxi : 187 km/h. Accélération 0 à 100 km/h : 10 s.
Consommation mixte (données constructeur) : 5,8 l/100 km.
Longueur : 4,24 m. Largeur : 1,80 m. Hauteur : 1,68 m. Poids : 1 605 kg. Réservoir : 48 litres. Coffre : 469 à 1 242 litres. Empattement : 2,75 m. Émissions CO2 : 154 g/km.
Moteur : diesel 4 cylindres en ligne. Cylindrée : 1 956 cm3. Puissance : 140 ch à 3 750 tr/min. Couple : 350 Nm à 1 750 tr/min. Transmission : 4x4 Jeep Active Drive. Boîte : manuelle à 6 rapports.