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Essai du Nissan Juke DIG-T 114 : le petit SUV plus conventionnel

Essai du Nissan Juke  DIG-T 114

Lancé en 2010, le Nissan Juke a littéralement bousculé les codes du SUV urbain. À une époque où les lignes étaient encore sages, ce petit crossover japonais a osé un design clivant, presque provocateur. Résultat : un succès commercial immédiat et une nouvelle tendance sur le marché. Dix ans plus tard, la seconde génération, arrivée en 2019 puis régulièrement mise à jour, conserve cette philosophie tout en gagnant en maturité.

Arrivé sur le marché à la fin de l’année 2019, le Juke nouvelle génération est basé sur la plateforme CMF-B de l’Alliance, qui sert également à la Renault Clio et au Renault Captur, séduit d’autant plus qu’il permet à deux adultes de s’installer à l’arrière relativement confortablement en raison d’un empattement allongé de 10 cm. Et un grief de gommé !

Mais derrière son style toujours aussi singulier, le Juke nouvelle manière est-il encore dans le coup face à une concurrence de plus en plus affûtée ? Entre design séduisant, prestations en progrès et moteur modeste, ce DIG-T 114 a-t-il les arguments pour convaincre ? Place à l’essai.

L’avis de zoomcar.fr sur le véhicule

Le Nissan Juke DIG-T 114, c’est un peu le rebelle qui s’est assagi avec l’âge. Toujours aussi identifiable au premier coup d’œil, il a gagné en sérieux sans perdre complètement sa personnalité. On apprécie son confort en hausse, son habitacle modernisé et son agrément en ville.

En revanche, difficile d’ignorer un moteur un peu juste dès que le rythme s’élève, et une concurrence qui ne lui fait aucun cadeau. Le Juke séduit davantage par son style que par ses performances. Un choix assumé… mais pas universel.

Dans cette version DIG-T 114, le Juke joue une partition plus raisonnable. Exit les motorisations exubérantes des débuts, place à un bloc essence trois cylindres turbo de 114 ch, pensé pour un usage quotidien. Une proposition qui vise clairement les citadins et les jeunes actifs en quête d’un SUV compact au look affirmé, mais sans exploser le budget carburant.

Qu'attendre de cette nouvelle version du Nissan Juke ? 

Avec cette version DIG-T 114, Nissan ne cherche pas la révolution, mais l’équilibre. Le constructeur mise sur une formule éprouvée : un design distinctif, un gabarit compact idéal pour la ville et une motorisation essence sobre, adaptée aux usages quotidiens.

Les attentes sont donc claires : offrir un SUV urbain polyvalent, agréable à vivre au quotidien, avec suffisamment de technologies pour rester dans le coup. L’objectif n’est pas de battre des records de performances, mais de proposer une expérience cohérente.

Dans cet essai, nous allons donc nous concentrer sur quatre axes clés : le design (toujours central chez Juke), l’agrément de conduite, les technologies embarquées et le confort global.

Allure et design

À ses débuts, le Japonais avait un design tout en courbes. Celui-ci reprend les mêmes lignes que son prédécesseur, mais en les étirant, ce qui lui donne un aspect plus musclé. La ceinture de caisse très haute profite au design, mais pas à la visibilité depuis les places arrière. Sinon, il conserve ses gros projecteurs ronds, dorénavant dotés d’une signature lumineuse en Y alors que son profil évoque toujours celui d’un coupé, avec des poignées de portes arrière dissimulées.

À l’avant, les optiques à double étage, désormais plus intégrées, modernisent le regard sans le dénaturer. La calandre en V, typique de Nissan, structure l’ensemble avec plus de cohérence. Le profil, lui, joue toujours la carte du SUV coupé, avec une ligne de toit fuyante et des poignées de portes arrière dissimulées.

Résultat : un véhicule qui ne laisse personne indifférent. Moins caricatural qu’avant, mais toujours aussi identifiable. Le Juke a grandi, visuellement comme physiquement, et cela se ressent dans sa posture plus affirmée sur la route.

Conduite

Sous le capot, le Juke n’est disponible qu’avec un seul moteur : un 3 cylindres turbo essence d’un litre, de 114 ch et 180 Nm (ou, pendant 25 secondes, 200 Nm grâce à une fonction overboost). Il peut être marié à une boîte de vitesses manuelle à six rapports (de série) ou à une boîte robotisée à double embrayage et sept rapports.

Si l’ensemble est assez dynamique au quotidien, il n’est pas tout à fait un exemple au niveau des émissions de CO₂ (135 g/km à 146 g/km) d’où une inévitable variante hybride plug-in à venir.

Destiné principalement à la ville et à la grande banlieue, le Nissan Juke roule bien et se montre assez prévenant. Si le moteur est silencieux à vitesse constante, en conduite plus dynamique, il sait se faire entendre. Quant aux suspensions, elles sont assez fermes (pour les vertèbres) pour le plus grand bonheur du châssis rivé par l’entremise de son train avant. Tout serait presque parfait si la boîte DCT7 ne distillait des à-coups incongrus lors des démarrages.

En revanche, dès que l’on sort des environnements urbains, les limites apparaissent. Les relances manquent de vigueur, notamment sur autoroute ou lors de dépassements. Il faut alors solliciter le moteur, au détriment du confort acoustique.

Technologies et équipements

Le Juke a fait un bond en avant sur le plan technologique. L’habitacle propose désormais un environnement moderne, avec un écran tactile central (jusqu’à 8 pouces) compatible Apple CarPlay et Android Auto.

L’interface est simple, efficace, sans fioritures inutiles. On est loin des systèmes les plus avancés du marché, mais l’essentiel est là… et fonctionne correctement.

Côté aides à la conduite, le Juke embarque les classiques du segment : freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne, régulateur de vitesse adaptatif sur certaines finitions. Le système ProPilot, en option, apporte une conduite semi-autonome appréciable sur longs trajets.

Un ensemble cohérent, sans révolution, mais qui répond aux attentes actuelles.

Confort

Bien qu’installé assez bas dans des sièges enveloppants, la position de conduite est facile à trouver pour utiliser à bon escient, pour utiliser un écran tactile de 8 pouces en partie haute ainsi que le système ProPilot (régulateur de vitesse actif, assistance au changement de voie et alerte d’angle mort) et la fonctionnalité appelée Bose® UltraNearfield qui se traduit par des baffles sur les côtés des appui-têtes.

Le progrès est net par rapport à la première génération. Le Juke gagne en habitabilité, notamment à l’arrière, même si l’espace reste compté pour trois adultes.

Les sièges sont confortables, bien dessinés, et la position de conduite est agréable. La qualité perçue est en hausse, avec des matériaux plus valorisants et une présentation plus soignée.

L’insonorisation est correcte en usage normal, mais montre ses limites lorsque le moteur est sollicité. Les suspensions, quant à elles, privilégient le confort, avec un bon filtrage des irrégularités.

Quel budget pour le véhicule ?

Le Nissan Juke DIG-T 114 s’affiche généralement à partir d’environ 25 000 € en entrée de gamme, et peut dépasser les 30 000 € dans ses versions les mieux équipées.

À ce tarif, il se positionne dans la moyenne haute du segment des SUV urbains. Un positionnement qui s’explique par son design distinctif et son équipement correct, mais qui le met face à une concurrence redoutable.

La motorisation unique essence peut aussi être un frein pour certains, à l’heure où l’hybridation devient la norme sur ce segment.

Points forts

  • Moteur trois cylindres performant
  • Châssis incisif 
  • Comportement plaisant 
  • Moteur silencieux 
  • Équipement moderne

Points faibles

  • Émissions de CO₂ 
  • Consommation à surveiller 
  • Manque de confort 
  • À-coups de la boîte

Le Nissan Juke face à ses concurrents

Toyota Yaris Cross 1.5 116 ch hybride 4x4

Déclinée en deux ou quatre roues motrices, la Toyota Yaris hybride arrive dans une version bodybuildée. Animé par un moteur essence 1.5 l atmo de 92 ch, épaulé par un bloc électrique, l’ensemble développe 116 ch. Le groupe propulseur non rechargeable de cette citadine surélevée peut être couplé à une transmission intégrale. Cas rarissime chez les SUV urbains Par contre, ce dérivé baroudeur qui ne partage pas grand-chose avec la citadine n’excelle pas en termes d’habitabilité. À partir de 29 500 €.

Renault Captur 1.3 TCE 140 DCT

Le Captur mesure 4,23 m soit 11 cm de plus qu’avant, et se décline en 6 motorisations, dont une version hybride rechargeable (E-Tech Plug-in 160). Le 4 cylindres de 130 ch et 240 Nm est très agréable avec un silence de fonctionnement fort appréciable. Son 1.3 TCe est polyvalent en raison d’une plus grande allonge. De ce fait, il fait preuve d’une belle sobriété. Grâce à ses qualités routières et à des aspects pratiques bien pensés, il demeure une valeur sûre. À partir de 25 750 €.

Pour conclure cet essai du Nissan Juke

Le Nissan Juke DIG-T 114 reste fidèle à lui-même : un SUV urbain au style affirmé, qui privilégie le coup de cœur à la fiche technique. Cette seconde génération corrige de nombreux défauts, notamment en matière de confort et de présentation intérieure.

Mais dans un marché qui évolue rapidement, notamment avec l’arrivée massive des motorisations hybrides, le Juke montre ses limites. Son moteur essence de 114 ch suffit pour la ville, mais manque de polyvalence.

Alors, pour qui est-il fait ? Pour ceux qui veulent un SUV différent, stylé, agréable au quotidien, et qui roulent principalement en milieu urbain. En revanche, les gros rouleurs ou les amateurs de dynamisme devront regarder ailleurs.

Le Juke n’est pas le plus rationnel… mais il reste l’un des plus attachants.

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