Essai et avis Opel Combo Tour
Arrivé bon dernier sur le segment des ludospaces, l'Opel Combo Tour joue la carte du gabarit : 4,32 m de long, des portes coulissantes larges de 81 cm et un coffre qui grimpe jusqu'à 2700 litres, un record de la catégorie.
Transformer un petit utilitaire en familiale, la bonne idée est venue d'Espagne, où la fiscalité le permettait. En 1997, les débuts ont été difficiles, car PSA avait oublié les portières arrière des Berlingo et Partner, et Renault l'insonorisation du Kangoo.
Tout est rentré dans l'ordre depuis : il se vend 60 000 « ludospaces » par an, alors qu'arrive l'Opel Combo Tour, version civile du petit utilitaire issu de la Corsa. Arrivant bon dernier, que pouvait-il offrir de plus que ses excellents rivaux ? Pas grand-chose, mais Opel a essayé. Plus long que les autres, avec ses 4,32 m, il met à l'aise 5 passagers grâce à un empattement ultra long. Ses 2 portes à glissière sont très larges, 81 cm, le toit culmine à 1,80 m, le coffre de 445 litres passe à 990 à mi-hauteur puis à 2700 litres, record battu, jusqu'au toit, une fois la banquette arrière 2/3-1/3 rabattue pour dégager un plateau long de 1,65 m et idéalement plat.
L'unique finition Confort offre couleurs et tissus agréables, un bon niveau de qualité et une foule de rangements, dont un de 35 litres dans la capucine au-dessus des sièges avant. ABS-EBD, airbags, volant et siège conducteur à double réglage, vitres électriques, verrouillage par télécommande, radio K7 : il « a tout d'une grande ».
Ses moteurs sont ceux de la Corsa, et si l'on devra vite oublier le trop poussif turbodiesel 65 ch, le même en 75 ch va bien mieux, l'essence 87 ch s'avérant le meilleur et le plus silencieux. Avec un bon coefficient de finesse (Cx de 0,35) et des suspensions aussi douées en confort qu'en tenue de route, le Combo Tour serait en tête des ludospaces s'il gommait un peu plus son côté utilitaire. Passe encore pour le style, moins pétillant que les Français, et le niveau sonore, mais sa double porte arrière assez peu vitrée sent la livraison et réduit à néant la rétrovision, pas vraiment sauvée par deux énormes rétros extérieurs. Un hayon arrangerait tout, mais augmenterait un prix assez attractif. Opel devra choisir.
Parmi les points forts, on retient le volume habitable, les larges portes coulissantes, la tenue de route, le confort à toutes les places, le moteur essence 1.6, la sobriété du diesel 1.7 DTI et un bon rapport prix/prestations. Les points faibles concernent les portes arrière battantes, la faiblesse du 1.7 DI, le niveau sonore des diesels, les rétroviseurs extérieurs énormes et peu efficaces, ainsi que la largeur aux coudes.
Côté fiche technique : traction, 5 places, 6 portes. Longueur 4,32 m, largeur 1,684 m (1,892 m avec rétroviseurs), hauteur 1,80 m. Coffre de 455 à 2700 litres. Réservoir 52 litres. Moteurs : essence 1.6 (1589 cm³, 87 ch, 6 CV) ; diesels avec turbo, 1.7 DI 16V (1686 cm³, 65 ch, 5 CV) et 1.7 DTI 16V (1686 cm³, 75 ch, 5 CV). Boîtes de vitesses manuelles à 5 rapports. Consommations normalisées en l/100 km (urbaine, extra-urbaine, mixte) : 1.6 essence, 10,2/6,4/7,8 ; 1.7 DI, 7,1/5,1/5,8 ; 1.7 DTI, 7,2/5,0/5,8.
Face à lui, le Renault Kangoo (à partir de 12 050 €) vient, en comptant les utilitaires, de dépasser le million d'unités. Renault affiche 18 versions avec 3 moteurs essence (1.2, 1.4, 1.6) et 4 diesels (1.9 D, 1.9 dTi, 1.9 dCi, 1.5 dCi). Un peu moins vaste que le Combo, il dispose d'un vaste hayon bien plus pratique ; disponible en version 4x4 et plusieurs finitions, ses prix sont comparables au Combo. Le Peugeot Partner (à partir de 12 050 €), basé comme le Berlingo sur une plateforme de berline, est l'un des plus confortables du segment. Comme Renault, Peugeot multiplie les motorisations et les versions, dont certaines très agréables avec toits ouvrants ; également disponible en 4x4, le Partner est un peu plus cher que le Berlingo, à égalité avec le Combo.