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Pourquoi l'autonomies des voitures électriques varie-t-elle selon les pays ?

140 kilomètres d’écart entre une Volkswagen ID.4 vendue aux États-Unis et le même modèle vendu en Chine ! Si les chiffres d’autonomie avancés par les constructeurs varient d’un pays à l’autre, c’est en raison des tests d’homologation qui diffèrent.

En Europe, une Volkswagen ID.4 équipée d’une batterie de 77 kWh est affichée comme ayant une autonomie de 520 km, contre 468 km aux États-Unis, voire 607 km en Chine ! Mais comment expliquer un tel écart pour un même modèle ? La solution est à trouver du côté des cycles d’homologation, qui servent à évaluer et certifier les performances, la sécurité et l'impact environnemental des véhicules avant leur mise sur le marché. 

Les cycles européens

Autrefois, ils établissaient par exemple le niveau d’émissions polluantes ou la consommation moyenne d’une voiture thermique, mais désormais avec l’avènement des voitures électriques, ils servent aussi à officialiser les chiffres relatifs à l’autonomie. En Europe, c’est le cycle WLTP  qui fait foi, en prenant en compte une grande variété de situations de conduite censées être les plus représentatives du continent : accélérations franches, vitesses élevées, roulage à basse vitesse pour reproduire les embouteillages etc. Il présente quatre phases de test distinctes (à basse, moyenne, haute et très haute vitesse) pour représenter tous les types de trajets.

EPA aux États-Unis, CLTC en Chine

Aux États-Unis, la chose est différente, et le cycle EPA est beaucoup plus stricte que le nôtre, car il évalue aussi l'impact des conditions climatiques extrêmes : fortes chaleurs ou très basses températures propres au marché américain, y compris au Canada. Il inclut aussi dans son calcul l'utilisation des équipements les plus énergivores comme la climatisation, le multimédia, les prises de recharge et les accessoires électroniques

Au contraire, la Chine est quant à elle plus optimiste en la matière, puisque son cycle d’homologation CLTC s’appuie sur des vitesses moyennes plus basses et des accélérations plus douces que dans les cycles occidentaux, pour être plus fidèle aux situations de circulation (ou plutôt d’embouteillages) du continent asiatique. Ce type de conduite ne sollicitant pas la pleine puissance du moteur, l’autonomie est mécaniquement plus généreuse. 

Mais, que le cycle soit européen, américain ou chinois, les autonomies des voitures électriques sont aujourd’hui presque systématiquement inférieures aux chiffres officiellement avancés par les constructeurs automobiles.