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Les ZFE sont-elles sur le point de disparaître ?

Très décriées, les zones à faibles émissions (ZFE) pourraient être purement et simplement abolies partout en France, dès le mois d’avril. Un amendement a été adopté cette semaine en Commission spéciale, et sera prochainement soumis au vote des députés de l’Assemblée Nationale. 

Mises en place en France à partir de 2021 pour lutter contre la pollution atmosphérique, les Zones à faibles émissions (ZFE) ont, depuis, fait couler beaucoup d’encre auprès des automobilistes français est des associations de consommateurs. Comme leur nom le suggère, il s’agit de zones délimitées au sein des agglomérations – sur les frontières du centre-ville la plupart du temps – où la circulation est interdite à certains véhicules. Pour pouvoir y pénétrer, il faut montrer patte blanche, en affichant sur son pare-brise une vignette Crit’Air, qui classe les véhicules selon leur ancienneté et leur niveau de pollution. Et le problème, c’est que notamment à Paris, Lyon et Grenoble, les voitures Crit’Air 3 (essence d’avant 2006 et diesel d’avant 2011) sont interdites de circuler depuis le 1er janvier 2025, ce qui représente 26% du parc roulant français, soit potentiellement 7,6 millions de véhicules.

Un amendement à l’Assemblée Nationale le 8 avril

Une "ségrégation sociale" pour Ian Boucard, député droite républicaine du Territoire de Belfort (90), qui a présente un amendement cette semaine pour faire supprimer toutes les ZFE actuellement en vigueur dans l’Hexagone, soit 25 au total. Il a dénoncé, au micro de nos confrères de France Info "une inégalité entre ceux qui ont les moyens d'avoir un véhicule propre et ceux qui n'ont pas les moyens", arguant aussi que "ce dispositif ne solutionnait pas le problème de la qualité de l'air". Son amendement, qui a été adopté au sein d’une Commission spéciale à l’Assemblée nationale (26 voix pour, 11 voix contre, 9 abstentions), sera soumis aux députés du Palais Bourbon le 8 avril prochain, avant d’éventuellement être présenté, plus tard, au Sénat.