Des moteurs dans les roues, l'avenir de la voiture électrique ?
Renault a introduit une innovation intéressante sur sa nouvelle R5 Turbo 3E : un moteur électrique directement intégré dans la jante, pour réduire les pièces, le poids et donc les coûts. La verra-t-on déployée à plus grande échelle ?
Alors que les constructeurs automobiles s’affairent tous au développement de petits modèles accessibles, c’est-à-dire positionnés entre 20 000 et 25 000 euros, tous sont confrontés à plusieurs contraintes techniques pour réduire leurs coûts. À commencer par la masse à vide, handicapée par le poids des batteries, mais aussi par l’encombrement des pièces mécaniques, qui peuvent facilement réduire l’habitabilité aux places arrière ou le volume de coffre. Sur ce dernier point, Renault a peut-être trouvé la solution avec sa nouvelle R5 Turbo 3E présentée cette semaine : intégrer le moteur électrique directement dans la roue, pour gagner de la place.
Comment ca marche ?
Ce système n’est pas totalement nouveau puisqu’on l’a déjà vu sur certains modèles de supercars électriques, mais sur une petite voiture comme la Renault 5 Turbo, c’est une prouesse. Concrètement, le moteur électrique (ici 250 kW par roue arrière, pour 450 ch de puissance combinée) est installé à l’intérieur de la jante, autour du moyeu, pour entraîner directement la roue. Une spécificité qui permet de réduire le nombre de pièces, et donc le poids et les coûts totaux. La solution miracle ? Pas vraiment puisqu’une telle architecture coûte très cher à produire, la Renault 5 Turbo 3 E est attendue à 100 000 euros minimum. Solution qui demandera de longues années avant de pouvoir être introduite sur des modèles généralistes, positionnés sur les petits segments.