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BYD lorgne sur les usines européennes du groupe Stellantis

BYD s'intéresse aux usines Stellantis

En quête d’un point de chute pour produire des véhicules localement sur le continent européen, BYD serait en pourparlers avec Stellantis pour racheter une voire plusieurs de ses usines. Dans la manœuvre, le groupe chinois pourrait aussi se payer Maserati…

Les constructeurs automobiles chinois se développent à vitesse grand V en Europe, mais voient leurs ambitions freinées par les droits de douane mis en place par Bruxelles en 2024 : ceux-ci s’élèvent entre 17,4 % et 37,6 % selon la marque concernée, et s’ajoutent aux 10% déjà en vigueur (taux normal). Résultat, pour gagner en compétitivité, ils s’organisent sérieusement pour s’installer en Europe de manière durable. GAC et XPeng assemblent déjà des voitures en kits chez Magna-Steyr en Autriche, BYD finalise la mise au point d’une usine en Hongrie et en inaugurera une seconde en Turquie l’année prochaine, Leapmotor s’apprête à produire des voitures en Espagne, et Dongfeng (Voyah) en France, à Rennes.
 

Les usines Stellantis de Mirafiori et Cassino vendues à BYD ?

Aujourd’hui, on apprend que ce même BYD serait en réflexion pour racheter des usines à ses concurrents européens, à commencer par Stellantis, dont plusieurs sites industriels sont en surcapacité criante. C’est Stella Li elle-même, la vice-présidente exécutive de BYD en charge de l’expansion internationale, qui l'a confirmé lors de la conférence Future of the Car à Londres : "C’est plus facile ainsi", et d’ajouter "Nous ne parlons pas seulement à Stellantis, nous discutons également avec d’autres entreprises." Contrairement à Leapmotor, Dongfeng, GAC ou XPeng, le premier constructeur automobile de Chine ne compte pas se laisser « prêter » des lignes d’assemblage, mais vise bien à acquérir en totalité des sites de production européens.

Maserati intéresse le groupe chinois

Mais desquels parle-t-on ? L’Italie serait prioritaire pour la marque, car Stellantis dispose de deux usines « malades » : Mirafiori à Turin, et Cassino, située entre Rome et Naples. Selon Bloomberg, BYD les aurait déjà visitées et serait en négociations avec le groupe Franco-Italo-Américain pour en prendre le contrôle total. 

La France et l’Allemagne pourraient aussi être concernées, sans que l’on en sache plus pour le moment. Surtout, il se murmure aussi que BYD serait intéressé par le rachat d’une ou plusieurs marques de Stellantis, notamment Maserati qui est en très grande difficulté depuis plusieurs années et son passage raté au 100% électrique. Un cheval de Troie de Pékin en Europe ?
 

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