Renault Trafic, Goélette et Estafette : le nouveau trio pour les professionnels
Renault s’apprête à lancer coup sur coup trois nouveaux utilitaires électriques : les Goélette, Estafette et Trafic E-Tech. Et ils avancent de sérieux arguments pour séduire les professionnels.
Leader européen des véhicules utilitaires, Renault est confronté, comme ses principaux concurrents Ford, Volkswagen et Stellantis, aux enjeux croissants de l’électrification. Le Kangoo, le Trafic et le Master ont certes tous les trois étés déclinés en versions électriques, mais ils sont en réalité adaptés de modèles thermiques, et donc pas des plus performants d’un point de vue autonomie, temps de recharge et maîtrise de la consommation.
C’est précisément pour pallier cela que le Losange vient de dévoiler coup sur coup trois nouveaux fourgons exclusivement électriques : le Trafic E-Tech, la Goélette E-Tech et l’Estafette E-Tech. Leur particularité ? Ils reposent sur une plateforme inédite, conçue spécialement pour les véhicules utilitaires électriques. De type « skateboard », elle permet de loger la batterie très bas dans le plancher et de caler le moteur électrique sur le seul essieu arrière : un gain sur l’encombrement et donc sur le volume utile de chargement.
Jusque 450 km d’autonomie
Le Trafic est un fourgon moyen tôlé (comme le Trafic thermique), la Goélette un fourgon "châssis-cabine" qui reprend la partie avant du Trafic mais laisse aux clients le choix du compartiment à installer à l’arrière (plateau, benne, cellule frigo…). L’Estafette, quant à lui, est un modèle particulièrement haut (2,60m !) conçu pour la livraison du dernier kilomètre : les facteurs et livreurs peuvent s’y tenir debout et accéder facilement à l’espace cargo situé à l’arrière. Un clin d’œil utile aux célèbres "step-vans" américains !
Ils sont proposés avec une unique motorisation électrique de 197 chevaux, mais deux tailles de batteries (60 et 85 kWh) qui permettent d’envisager 350 et 450 km d’autonomie en une seule charge (sur le Trafic). Surtout, leur plateforme accueille une architecture de recharge 800V, qui fait passer le niveau d’autonomie de 15 % à 80 % en seulement 20 min. Voilà qui devrait ravir les professionnels, mais un peu moins les concurrents. Leur arrivée est prévue en 2026, une fois les chaînes de l’usine de Sandouville en Normandie lancées à plein régime.