Le vote sur la suppression des ZFE est reporté !
Très décriées depuis leur introduction en 2019, les zones à faibles émissions font l’objet de discussions houleuses à l’Assemblée nationale ces dernières semaines. Au point que le vote sur leur éventuelle suppression a été décalé à une date ultérieure.
Fin mars, on apprenait qu’une Commission spéciale à l’Assemblée nationale, menée par des députés LR et RN, était parvenue à faire adopter la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) dans l’Hexagone.
Décriées depuis de longues années, elles sont accusées par l’opposition de créer des "fractures sociales" entre les Français les plus aisés pouvant s'offrir une voiture récente et/ou 100% électrique, et les plus modestes n'ayant d'autre choix que de garder leur « vieille » voiture thermique, plus polluante et donc interdite d'accès dans plusieurs agglomérations de l'Hexagone. Le texte devait, depuis, être débattu et voté à l’Assemblée nationale dans le cadre de la "loi de simplification de la vie économique". Seulement, les discussions piétinent.
Le vote du texte reporté "sine die"
Mi-avril, le vote avait été décalé au mardi 6 mai pour les deux semaines de vacances parlementaires. À la reprise des discussions cette semaine, les débats se sont éternisés et le vote a été décalé une seconde fois, sans qu’une date ne soit avancée. Plusieurs députés craignent que celui-ci soit reporté à une date lointaine, l’agenda parlementaire étant particulièrement chargé dans les prochaines semaines. "C’est un peu délicat… On ne sait pas trop quand ça reprendra. […] C’est du Tetris, il faut mettre des ronds dans des carrés", expliquait un député à nos confrères du Figaro. De facto, les zones à faibles émissions restent donc en vigueur dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants (25 au total en métropole), le temps que le texte revienne sur la table des négociations…