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Marché automobile 2025 : recul du neuf, stabilité de l’occasion et mutation accélérée des motorisations

Les chiffres du marché automobile français en 2025

L’année 2025 confirme une tendance de fond : le marché automobile français poursuit sa transformation. Si le volume global des ventes reste important, la structure du marché évolue profondément, tant sur le neuf que sur l’occasion.

Marché du neuf : un niveau toujours inférieur à l’avant-crise

En 2025, 1,665 million de voitures particulières neuves ont été immatriculées, contre 1,755 million en 2024, soit une baisse de 5,2 % sur un an.

Le recul est encore plus marqué si l’on compare à la période pré-Covid : le marché reste inférieur de 26,3 % au niveau de 2019, année où plus de 2,2 millions d’unités avaient été enregistrées.

La contraction des ventes a été plus prononcée entre le premier semestre 2024 et le premier semestre 2025 qu’au second semestre, traduisant un ralentissement progressif en cours d’année.

Une recomposition spectaculaire des motorisations

Alors qu'on donne le thermique gagnant sur tous les fronts et l'électrique en baisse, les tendances d'immatriculation de l'année passée montrent une bascule intéressante. Sans surprises en revanche, l'hybride devient la motorisation la plus vendue en neuf, faisant ainsi le pont entre thermique et électrique.

L’hybride non rechargeable devient majoritaire

La motorisation hybride essence non rechargeable s’impose désormais comme le cœur du marché neuf. Elle représente 42,5 % des immatriculations en 2025, contre 33,4 % en 2024.

Il s’agit désormais de la motorisation dominante en France.

L’hybride diesel non rechargeable reste marginale mais progresse légèrement, atteignant 1,0 % de part de marché (0,8 % en 2024).

L’électrique repart à la hausse

Après une année 2024 stable, les ventes de voitures 100 % électriques repartent à la hausse :

  • 331 200 immatriculations en 2025
  • contre 295 600 en 2024
  • Part de marché : 19,9 %, contre 16,8 % un an plus tôt

Les motorisations électriques et hybrides rechargeables réunies représentent désormais 26,5 % du marché, en progression par rapport aux 25,2 % de 2024.

Recul marqué des hybrides rechargeables

À l’inverse, les hybrides rechargeables enregistrent une baisse significative :

  • 109 800 unités vendues en 2025
  • contre 147 100 en 2024
  • Part de marché : 6,6 % (8,4 % en 2024)

Cette chute s’explique notamment par l’extension du malus masse au 1er janvier 2025, qui inclut désormais certains modèles disposant d’une autonomie électrique supérieure à 50 km.

Essence et diesel thermiques en net retrait

La motorisation essence thermique, qui dominait encore jusqu’en 2023, chute fortement :

  • 21,9 % de part de marché en 2025
  • contre 30,2 % en 2024
  • soit 364 500 immatriculations

Le diesel thermique poursuit son effondrement structurel :

  • 4,8 % des ventes neuves en 2025
  • contre 7,2 % en 2024

alors qu’il était majoritaire jusqu’en 2016.

GPL et gaz naturel : stabilité

Les motorisations au gaz (principalement essence-GPL) demeurent stables :

  • 3,4 % de part de marché en 2025
  • contre 3,2 % en 2024

Entreprises et particuliers : des dynamiques différentes

Forte progression de l’électrique dans les flottes

Les entreprises accélèrent leur transition énergétique :

  • 19,1 % d'immatriculation électrique en 2025 contre 12,0 % en 2024.

Cette hausse s’inscrit dans un contexte d’incitations fiscales, notamment via la taxe annuelle incitative visant à verdir les flottes.

Un comportement plus hésitant chez les particuliers

Chez les particuliers :

  • Part de l’électrique : 20,8 % en 2025 contre 22,2 % en 2024

Le premier semestre 2025 a été marqué par un net repli (17,4 %), avant un rebond au second semestre (24,0 %), soutenu par la revalorisation des aides publiques via le dispositif "Coup de Pouce véhicules particuliers électriques" à partir de juillet.

Marché de l’occasion : stabilité globale, vieillissement du parc

En 2025, 5,5 millions de voitures particulières d’occasion ont changé de propriétaire, soit une hausse modérée de 0,9 % par rapport à 2024.

Le marché de l’occasion représente 76,9 % des transactions automobiles, confirmant son rôle central.

Cependant, le volume reste inférieur à la moyenne observée depuis 2010, en raison du faible nombre de véhicules mis en circulation depuis 2020, ce qui limite l’offre en véhicules récents.

Dynamique plus marquée dans les DOM

Le marché de l’occasion affiche une croissance plus dynamique outre-mer :

  • Guadeloupe : +4,0 %
  • Martinique : +5,3 %
  • Guyane : +6,5 %
  • Mayotte : +8,9 %
  • La Réunion : +0,2 %

Des véhicules d’occasion de plus en plus âgés

L’âge moyen des véhicules vendus atteint 11,1 ans, soit une augmentation de 5 mois en un an.

La structure par ancienneté évolue :

  • Les véhicules de plus de 15 ans représentent 30,5 % des ventes (+10,3 %)
  • Les véhicules de moins de 5 ans reculent à 28,7 % (-6,4 %)

Le marché se polarise donc vers des modèles plus anciens.

Motorisations d’occasion : le diesel résiste

Les motorisations thermiques dominent toujours largement :

  • 83,8 % des ventes en 2025 (87,5 % en 2024)
  • Le diesel reste majoritaire malgré son recul progressif :
  • 44,5 % des transactions

L’essence représente :

  • 39,3 % des ventes, en baisse de 1,3 point sur un an.

Classification Crit’Air : une transition progressive

Sur le marché de l’occasion :

  • 41,1 % des véhicules vendus sont classés E ou Crit’Air 1
  • 32,6 % sont classés Crit’Air 2
  • Près d’un quart relève des catégories Crit’Air 3 et plus.

La part des véhicules les mieux classés progresse de 2,6 points, signe d’un renouvellement progressif du parc.

Pour résumer les chiffres du marché automobile de 2025

L’année 2025 marque une phase d’ajustement plutôt qu’un retournement brutal :

  • Le neuf recule mais poursuit sa mutation énergétique.
  • L’hybride non rechargeable s’impose comme nouvelle référence.
  • L’électrique retrouve une dynamique positive.
  • L’occasion reste le pilier du marché, avec un parc vieillissant.
  • Le diesel disparaît du neuf mais demeure central en seconde main.

Le marché automobile français continue ainsi sa transformation, entre contraintes réglementaires, arbitrages budgétaires des ménages et accélération de l’électrification.

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