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Essais

Essai et avis Volkswagen T-Cross

Attendu de longue date sur le segment ultra-concurrentiel des crossovers urbains, le Volkswagen T-Cross reprend l'ADN de la Polo tout en lorgnant sur le Tiguan version réduite. De quoi enfin exister face aux Captur, 2008 et C3 Aircross.

Essai Volkswagen T-Cross

La firme allemande aura pris son temps. Il lui manquait le petit dernier, ô combien important pour la France, sur le segment ultra-concurrentiel des crossovers urbains (15 modèles et près de 20 % des parts de marché des ventes de véhicules neufs en France), où l'on retrouve les Renault Captur, Peugeot 2008 et Citroën C3 Aircross. Le voici donc, ce très attendu Volkswagen T-Cross.

Ne pas confondre. Attention à ne pas le confondre avec le T-Roc, son jeune grand frère appartenant au segment supérieur, celui des SUV compacts. De la même façon que le T-Roc possède une vraie personnalité, bien détachée de la Golf dont il s'inspire, le T-Cross ne ressemble guère à la Polo (+5 cm en longueur et +14 cm en hauteur), dont il possède pourtant une bonne partie de l'ADN. En fait, si vous vouliez un Tiguan réduit, l'affaire est conclue : le lien de parenté avec ce dernier ne fait aucun doute, un choix assumé par la marque de Wolfsburg. Toutefois, pour bien se démarquer des têtes d'affiche hexagonales, plus grandes de 6 cm, le T-Cross n'affiche que 4,11 m sous la toise.

Assise surélevée de 10 cm. Résolument plus cubique, il adopte une silhouette très SUV, marquée par une grande calandre et des boucliers spécifiques. Malgré ses dimensions relativement modestes et un empattement rigoureusement identique à celui de la Polo (2,55 m), le T-Cross propose l'une des meilleures habitabilités aux places arrière de sa catégorie. Dernier détail qui change tout pour le conducteur : avec une assise 10 centimètres plus haute que sur la Polo, il donne immédiatement la sensation de dominer la route, ce qui contribue au succès des SUV.

Futé, le petit dernier. L'avantage d'arriver en dernier sur le segment, c'est aussi de pouvoir s'appuyer sur les points forts de la concurrence : par exemple, la banquette arrière coulissante sur 14 cm (de série), pratique pour adapter l'habitabilité arrière et le volume de coffre, qui peut atteindre 1 255 litres en rabattant le dossier du siège avant pour charger des objets longs. Ainsi conçu, le T-Cross se place d'emblée parmi les plus futés de la catégorie.

Deux essences. Avec son unique bloc 3 cylindres à essence, un 4 cylindres 1.5 TSI de 150 ch et un diesel 1.6 TDI de 95 ch devant suivre prochainement, le choix se fait, sans malus à déplorer, entre 95 et 115 ch, ce dernier pouvant recevoir une boîte DSG7 à double embrayage. C'était notre modèle d'essai.

Pas de transmission intégrale. C'est le moteur le plus puissant actuellement offert sur le T-Cross, et c'est celui qu'il faut choisir si l'on souhaite sortir des limites de la ville. Notre joli bébé n'a toutefois rien d'une ballerine, avec une masse minimum annoncée de 1 170 kg. Dans tous les cas, le châssis issu de la Polo est adapté à l'architecture, avec un bon compromis entre confort et tenue de route, tout en évitant un roulis exagéré. Plaisant à mener, sûr et stable, à défaut de briller par une grande agilité, le T-Cross n'est évidemment pas fait pour le hors-piste pur et dur, faute de transmission intégrale. Avec une direction fidèle, il séduit avant tout par son rapport encombrement-habitabilité : des formes agréables, une belle sobriété grâce à ce trois-cylindres aux prestations suffisantes. Une fois de plus, VW risque de frapper fort avec ce SUV urbain bien dans l'air du temps.

Parmi ses points forts, on retient la banquette coulissante, l'habitabilité, la modularité, la boîte DSG, l'agilité en milieu urbain et un comportement plaisant et sûr. On regrettera en revanche des tarifs un peu élevés, un design trop sage, des garnissages en plastiques durs et une banquette non divisible.

Sur le plan technique, cette version à transmission avant et boîte double embrayage 7 rapports abat le 0 à 100 km/h en 10,2 secondes pour une vitesse de pointe de 193 km/h, avec une consommation de 4,9 l/100 km et des émissions de CO2 de 106 g/km. Elle mesure 4,11 m de long, 1,76 m de large et 1,58 m de haut, pour un poids de 1 195 kg et un coffre de 368 litres. Son moteur 3 cylindres essence turbo de 999 cm3 développe 115 ch à 5 500 tr/min, pour un couple de 200 Nm entre 2 000 et 3 500 tr/min. La gamme essence, en 95 et 115 ch, s'échelonne de 19 820 € à 27 220 € ; les tarifs du diesel 95 ch n'étaient pas encore communiqués. Aucun malus n'est à déplorer.

La Volkswagen T-Cross face à ses concurrentes

Face à lui, le Renault Captur TCe 130 (à partir de 20 950 €), à moins d'un an de son remplacement, continue son bonhomme de chemin avec son 4 cylindres essence de 130 ch. Sa suspension offre un bon niveau de confort, et son comportement rassure à défaut d'être dynamique, même s'il pâtit d'un train arrière insuffisamment tenu. Avec son prix bien placé et sa belle maniabilité en ville, il reste un SUV urbain fort intéressant. Le Peugeot 2008 1.2 PureTech (à partir de 23 250 €) mise sur son trois cylindres turbo, valeur sûre qui s'exprime sans peine au profit des performances sur la route : s'insérer aisément dans le trafic, tenir une bonne cadence, le PureTech sait tout faire. Bien relayé par un châssis agile, stable et confortable, il permet au 2008 d'être à l'aise aussi bien en ville que sur les grands parcours.

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