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Essais

Volkswagen Amarok : un pick-up proche de l’univers des berlines

Volkswagen Amarok : le pick-up premium

À l’occasion de son facelift, notre pick-up évolue esthétiquement et surtout, s’oriente « loisirs » et Premium. Du coup, il n’hésite pas à revendiquer l’appellation « best in class » grâce à ses nouveaux équipements technologiques, d’un niveau de confort digne d’une berline.



Petite précision aux conséquences immédiates, la grosse bête de Wolfsburg surfe sur la niche fiscale dont bénéficient les pick-up (pas de bonus-malus, ni de taxe sur les voitures de société) pour laisser s’envoler la puissance de son unique motorisation 3.0 V6 TDi (204 et 224 ch). Malgré ses 199 g de CO2/km, il évite ainsi à ses acheteurs de débourser 6 500 euros de malus. Avec ce gros moteur piqué à Audi et retravaillé spécifiquement, Volkswagen se distingue de la concurrence qui ne propose qu’un cinq cylindres (Ford Ranger).



Exclusivement en double cabine



Le restylage porte principalement sur la face avant avec un nouveau bouclier, de nouveaux phares et une nouvelle calandre. De quoi permettre à ce pick-up de présenter une signature stylistique proche de celle des derniers modèles de la marque et donc d’avoir une allure civilisée malgré des dimensions imposantes (5,25 m de long et 2,23 m de large avec les rétroviseurs). Exclusivement importé en version double cabine à cinq places dans l’hexagone, tout en conservant une benne de gros volume (2,52 m3 disponibles), l’Amarok dégage un véritable sentiment qualitatif avec une ambiance intérieure haut de gamme malgré la présence de nombreux plastiques durs.



Un 3 litres dynamique



Mais revenons à ce qui se passe sous le capot. Le 3 litres TDi V6, le même que dans l’Audi Q7, sait donner de la voix et se montrer particulièrement dynamique. Nous avons pu essayer la version la plus puissante de 224 ch et 550 Nm de couple qui offre un remarquable agrément de conduite tout en délivrant des performances de haut-niveau (0 à 100 km/h en 7’’9). Associé à une boîte auto DSG à 8 rapports parfaitement étagés (1re courte et 8e longue pour réduire les consommations), on apprécie la disponibilité du couple sur les bas régimes.



Malgré ses 2 tonnes, la moindre pression sur l’accélérateur le fait réagir. Il se distingue par une quasi-absence de roulis bien que monté sur un châssis échelle et suspension à lames de ressort à l’arrière. Après, il ne peut passer outre les lois de la physique du haut de ses 5 mètres. Élémentaire mon cher Watson ! Du coup, sa conduite nécessite d’anticiper les virages et les freinages, tout comme d’éviter de passer les bosses à vitesse trop élevée en raison d’une suspension prévue pour embarquer de lourde charge (1000 kg). Mais aidé par une tripotée d’aides à la conduite et surtout la présence d’une transmission intégrale permanente, sa prise en main ne nécessite pas une longue adaptation.



3 types de transmission



Grâce aux quatre roues motrices, il peut grimper des pentes jusqu’à 45° et franchir des gués de 50 cm de profondeur, son blocage de différentiel électrique lui permettant d’affronter croisements de ponts et sections extrêmes. À ce propos, l’Amarok est le seul du marché à proposer trois types de transmission : permanente 4Motion, intégrale enclenchable et 4x2 (uniquement sur le 163 ch).



Finalement, les limites de l’Amarok en tout-terrain seront celles de son conducteur qui a le droit d’hésiter à entraîner son pick-up Premium sur un parcours extrême.

Points forts

Confort de conduite Agrément moteur Look moderne et viril Confort à bord Prestations du V6 Offre de 3 transmissions

Points faibles

Consommation importante Aides à la conduite peu développées Les plastiques durs à bord L’encombrement

  • Transmission : Intégrale
  • Boîte : automatique à 8 rapports
  • Vitesse maxi : 193 km/h
  • 0 à 100 km/h : 7’’9
  • Conso mixte : 7.6 l/100 km
  • Émission CO2 : 199 g/km
  • Longueur : 5.32 m
  • Largeur : 2.23 m
  • Hauteur : 1.83 m
  • Empattement : 3.10 m
  • Réservoir : 80 l
  • Poids à vide : 2 300 kg
  • Charge utile : 1 000 kg
  • Moteur : diesel V6 turbo
  • Cylindrée : 2.967 cm3
  • Puissance : 224 ch à 3.000 t/min
  • Couple : 550 Nm à 1 500 t/min
  • V6 3.0 TDI 204 ch : 34 880 € et 41 02 € (HT)
  • V6 3.0 TDI 224 ch : 41 700 € et 45 980 € (HT)
Les rivales de
Ford Ranger double cab. V6 3.2 TDCI 200
Ford Ranger double cab : rival du pick-up Volkswagen Amarok
 
à partir de 40 620 € (HT)
Tout en conservant ses capacités d’utilisation qui en font un excellent véhicule de loisirs, de travail ou de transport, cette quatrième version a progressé en matière de confort et d’équipements. Pas étonnant dans ces conditions qu’il soit en tête des ventes du segment des pick-up en France. L’ergonomie a fait de gros progrès et s’approche désormais de celui d’une berline alors que sa face avant s’est musclée. Il n’est disponible qu’en motorisation diesel (2.2 TDCI et V6 3.2 TDCI) et en trois versions (simple cabine, super cab et double cab). Les trains roulants assurent un confort sécurisant et une tenue de route sans reproche. Hors des sentiers battus, il est bien évidemment à son aise grâce à sa gamme de vitesses courtes, son blocage de différentiel (option) et sa capacité de franchissement de gué qui atteint 80 cm.

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Toyota Hilux double cab. 2.4 D-4D 150
Toyota Hilux double cab : rival du pick-up Volkswagen Amarok
 
à partir de 30 700 €
Le Hilux qui domine la catégorie en Europe, reste un monstre d’efficacité en terme de franchissement grâce à son blocage de différentiel arrière. Délaissant son look d’armoire normande (5,33 m tout de même!) pour une poupe plus affinée, il se laisse propulser par le nouveau 2.4 D-4D de 150 ch, un bloc réactif mais silencieux. Cette huitième génération a reçu une benne plus grande qui lui permet de devenir la référence de la catégorie (1,65 m), d’autant qu’elle peut accueillir une charge utile de 1000 kg. Quant à ses capacités à affronter les terrains escarpés, elles sont tout bonnement exceptionnelles. Sa transmission intégrale se pilote du bout des doigts. N’en déplaise à certains, ce « Toy » n’est pas à classer dans la catégorie des SUV mais dans celle des VUL qui échappe au malus écologique. Un atout non négligeable.