Une Ford Focus ST vivante à souhait
Le constructeur à l’Ovale bleu aime transformer ses sages berlines en voitures de sport. Pour cette quatrième génération de Focus ST (début en 2002), Ford s’est appuyé sur le 4 cylindres (2.0 contre le 2.3 Ecoboost) issu de la Mustang. Avec 280 ch, soit 30 de plus que sa devancière lancée en 2012 et surtout 420 Nm (dès 3 000 tr/min) de couple, une valeur record pour la catégorie, la « foudre » est au rendez-vous, malgré le poids élevé de l’auto (1 508 kg).
Quatre modes de conduite

Cette puissance est transmise sur les roues avant exclusivement via une boîte manuelle 6 rapports. Ce bloc en aluminium dispose d’un turbo à double entrée à faible inertie, qui améliore ainsi sa réactivité. Tout cela dans une sonorité sympathique, même si les modes de conduite Sport ou Track laissent échapper d’amusantes pétarades artificielles via le système ESE. Enfin, pour la première fois de son histoire, la Ford Focus est proposée avec un sélecteur de modes de conduite - Normal, Faible adhérence, Sport et Track -) jouant sur la direction, le différentiel, les suspensions, l’ESP…
Une véritable sportive
Afin que le plaisir de conduite, tant au quotidien que sur circuit, puisse pleinement s’exprimer alors que le châssis est un modèle d’équilibre et d’ajustabilité, la version soft de la future Focus RS (les contraintes de rejets de CO2 pourraient la laisser sur le carreau…) est équipée comme une véritable sportive avec un différentiel autobloquant qui améliore l’adhérence dans les courbes, une suspension pilotée, un talon-pointe automatique, un launch control et un système de freinage efficace et endurant.
Cette Ford Focus ST est également disponible avec une motorisation diesel 2.0 EcoBlue développant une puissance de 190 chevaux pour un couple de 400 Nm, turbodiesel le plus puissant proposé jusqu’ici sur une Focus, nettement moins joueuse.
Hausser le rythme
Le plus étonnant avec ce type de voiture, c’est que son équilibre général ne laisse aucunement présager de son tempérament de feu, bien que les réglages du châssis aient été revus, avec une hauteur de caisse abaissée de 10 mm et un tarage plus dur alors que le rapport de direction est plus direct que sur la Focus 4 de base. Du coup, l’intérêt est de hausser un peu le rythme. Le train avant s’inscrit alors avec franchise, le différentiel autobloquant assurant de très bonnes relances alors que le train arrière mobile à souhait confère à cette Focus ST, une belle agilité dans les enchaînements.
Sur le plan esthétique, le seul changement visible concerne le diffuseur arrière, avec une sortie d’échappement de chaque côté. Pas de quoi fouetter un chat. Mais affichée à partir de 34 150 € (berline et boîte mécanique), il est difficile de lui en demander de plus d’autant que le malus écologique de 7 073 € vient un peu tempérer l’enthousiasme.
Points forts
Points faibles
- Transmission : Traction
- Boîte : Manuelle à 6 rapports
- Vitesse maxi : 250 km/h
- 0 à 100 km/h : 5’’7
- Conso moy. constructeur : 7.9 l/100 km
- Émission CO2 : 179 g/km
- Longueur : 4.39 m
- Largeur : 1.98 m
- Hauteur : 1.46 m
- Empattement : 2.70 m
- 0-100 km/h : 5’’7
- Poids : 1 510 kg
- Réservoir : 52 l
- Coffre : 341 à 1320 l
- Moteur : Essence, 4 cylindres 2.3 L
- Cylindrée : 2 300 cm3
- Puissance : 280 ch à 5 500 tr/min
- Couple : 420 Nm à 3 000 tr/min
- à partir de 34 150 €
- Malus : 7 073 €


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