Essai et avis Dacia Sandero Stepway
Au même prix que la version essence 100 ch, la Dacia Sandero Stepway GPL divise par deux ou trois le coût au kilomètre tout en gardant son allure de baroudeur surélevé de 41 mm. Un bon plan pour rouler futé sans sacrifier le style ni les performances.
En l'absence de diesel, il y a toutes les chances que la Dacia Sandero Stepway GPL, dont le prix est égal à celui du modèle essence 100 ch, demeure la plus demandée des nouvelles Dacia Sandero. Nul doute qu'avec cette variante surélevée (+41 mm) arborant la panoplie du parfait petit baroudeur, Dacia peaufine encore un peu plus son concept de voiture essentielle, d'autant que le coût au kilomètre par rapport à une citadine à essence de puissance similaire est divisé par deux ou par trois.
Pour réduire ses émissions de CO2, la marque a donc fait le pari du gaz de pétrole liquéfié (GPL). Le moteur en question, inauguré par la Clio et le Duster, est le bloc trois cylindres 1.0 l turbo du groupe Renault, développant 100 ch à 5 000 tr/min et 160 Nm à 2 750 tr/min quand il fonctionne à l'essence, avec un réservoir de 50 litres. Pour passer d'un carburant à l'autre, il suffit d'appuyer sur un petit bouton situé à gauche du volant, l'autonomie en GPL, à partir d'une capacité utile du réservoir de 40 litres, se situant autour de 350 km avant que la voiture ne bascule automatiquement en mode essence. Au total, la Roumaine embarque 90 litres de carburant, offrant une promenade d'un bon millier de kilomètres sans avoir à se soucier de la jauge. Appréciable pour les gros rouleurs.
Lors de notre essai, effectué essentiellement en rase campagne, la consommation moyenne de gaz a approché les 10 l/100 km (0,85 euro le litre) et celle en essence 6,5 l/100 km (1,46 euro le litre). Mais quel dommage que la boîte manuelle à 6 rapports, à l'étagement long, pénalise autant les relances : un choix tactique bien évidemment, mais qui impose de jouer de la boîte pour faciliter les dépassements. Malgré ce petit bémol, cette Sandero se révèle agréable à mener sur route et autoroute, en dépit de bruits d'air et de roulement très présents. Le comportement est exempt de reproches, faisant la part belle au confort. Elle affiche d'ailleurs une belle souplesse à bas régime, alors que la réponse à l'accélérateur est nettement plus vive en mode GPL.
Sinon, cette nouvelle Sandero est plus nouvelle qu'elle n'en a l'air, du fait qu'elle s'appuie sur une nouvelle base technique, celle précisément de la Renault Clio 5. Le design est toutefois plus une évolution du modèle précédent qu'une véritable révolution, ce qui se comprend lorsque l'on est la voiture la plus vendue aux particuliers depuis maintenant 4 ans. Le changement sur la Dacia Stepway s'accompagne donc d'un look plus travaillé (capot nervuré, boucliers spécifiques, skis de protection, barres de toit modulaires, garde au sol surélevée) qui lui permet de se démarquer de la berline. Et si l'on compte les barres de toit, la plus baroudeuse des Sandero mesure 9 cm de plus en hauteur que la classique. Quant à l'habitabilité, elle reste toujours excellente au regard de la longueur contenue à 4,09 mètres.
Pour le reste, la Dacia Sandero Stepway reste une excellente solution pour les conducteurs à la recherche d'une voiture au meilleur rapport qualité-prix-habitabilité. L'espace à bord est généreux, le coffre reste vaste (320 litres) et on y trouve les équipements indispensables tels que la climatisation automatique, le régulateur de vitesse ou l'écran tactile avec les fonctions essentielles. Et puis, à l'heure où tout le monde ou presque possède un smartphone, Dacia propose un système baptisé Media Control, qui permet d'installer son téléphone et de le brancher via un port USB sur une station d'accueil : un équipement malin. Cette Sandero Stepway GPL nous semble vraiment la meilleure version de la gamme, du fait qu'elle n'est pas plus onéreuse que le modèle essence (TCe 90 BVM) et que l'on réalise de belles économies à l'usage grâce à un carburant moins cher.
Parmi les points forts : un moteur volontaire, une autonomie confortable, une belle polyvalence, un coût d'utilisation maîtrisé, un prix attractif et une fiscalité avantageuse. Côté points faibles : une boîte longue, une insonorisation perfectible, des bruits aérodynamiques et des détails de finition et d'ergonomie à revoir.
Côté fiche technique, la Sandero Stepway GPL est à traction, avec une boîte manuelle à 6 rapports, pour une vitesse maximale de 183 km/h en GPL (179 km/h en essence) et un 0 à 100 km/h en 11,6 secondes. Sa consommation moyenne constructeur s'établit à 7 l/100 km en GPL et 6,5 l/100 km en essence, pour des émissions de 114 g de CO2/km. Elle mesure 4,09 m de long, 1,84 m de large et 1,58 m de haut, pour un empattement de 2,60 m, des réservoirs de 50 litres (GPL) et 40 litres (essence), un poids à vide de 1 134 kg et un coffre de 410 à 1 455 litres. Son moteur 3 cylindres essence de 999 cm3 développe 100 ch à 5 000 tr/min en GPL ou 90 ch à 3 750 tr/min en essence, pour un couple de 160 Nm en GPL. La Dacia Sandero Stepway Essentiel est affichée à 12 590 euros, et la Stepway Eco-G 100 Confort, modèle essayé, à 13 890 euros.
La Dacia Sandero Stepway face à ses concurrentes
Face à elle, deux rivales se distinguent. La Renault Clio 100 ch GPL, à partir de 18 800 euros, identique à celle du Captur GPL et des Dacia, embarque une motorisation de 100 chevaux, un trois cylindres turbo développant jusqu'à 170 Nm de couple ; avec ses 21 litres de capacité, le réservoir GPL est complété par un réservoir essence, le cumul des deux énergies offrant jusqu'à 1 000 km d'autonomie, et la version GPL n'est pas soumise au malus. La Fiat Panda 1.2 69 ch GPL, à partir de 13 000 euros, n'est plus commercialisée par Fiat depuis trois ans ; après une carrière de huit ans, la Panda reste toujours aussi joviale, et là où la plupart de ses concurrentes ont opté pour des moteurs 3 cylindres atmosphériques, la petite italienne persiste avec son bon vieux 4 cylindres, silencieux, souple et encore très vert, surtout si l'on réussit à dénicher une version essence-GPL.
Dacia avait profité du dernier Mondial de l'Automobile pour présenter le renouvellement de sa gamme. L'occasion nous a été donnée de pouvoir tester, sur route, la Sandero Stepway. Extérieurement, cette Sandero affiche un look tendance baroudeur : un peu plus haute que la version classique et équipée de rails sur le toit, elle affiche sa différence. Différence que l'on retrouve avec le bouclier avant, les projecteurs antibrouillard et surtout la garde au sol rehaussée.
Sur route, la première bonne surprise provient de l'acoustique. Les ingénieurs ont effectué de gros efforts pour filtrer les bruits mécaniques, au point que seules les perturbations aérodynamiques se font légèrement entendre : de gros progrès donc. La deuxième bonne surprise vient des équipements proposés. De série sur la version Prestige, le système MediaNav est proposé contre la somme raisonnable de 240 € (340 € avec une cartographie Europe). Il s'agit d'un écran tactile, mode tablette, qui permet de piloter un GPS, la radio ou le téléphone mains libres via la technologie Bluetooth, sans oublier la présence d'une prise USB pour les appareils nomades personnels. En termes d'équipement, on trouve contre 150 € (de série sur Prestige) un limiteur qui fait également régulateur de vitesse.
Côté motorisation, la Sandero Stepway est disponible avec le moteur 3 cylindres essence de 90 chevaux. Pour les amateurs de diesel, la Stepway est proposée en une seule version : le dCi 90 chevaux.
À l'intérieur, la voiture reste sobre. La nouvelle instrumentation est complète, avec affichage de la température extérieure ainsi que la présence d'un ordinateur de bord doté des fonctions essentielles : consommation, autonomie, distance restante jusqu'à la prochaine révision, etc. Enfin, il faut savoir que si vous voulez faire des folies, pour 600 € il est possible d'avoir la Sandero Stepway avec un intérieur cuir.
En résumé : low cost toujours, mais évolution certaine.
Parmi les points forts : le look baroudeur, le niveau d'équipement à ce tarif et les progrès réalisés en matière d'acoustique. Côté points faibles : la qualité sonore de la radio, l'absence de cache sur le miroir du pare-soleil conducteur et des commandes de vitres électriques positionnées au centre de la console.
Transmission avant, boîte manuelle à 5 rapports, vitesse maximale de 167 km/h, 0 à 100 km/h en 11,8 s. Consommations mixte/extra-urbain/urbain : 4/3,7/4,6 l aux 100 km, pour 105 g/km de CO2. Longueur 4,08 m, largeur 1,73 m, hauteur 1,62 m, poids de 1 083 kg, coffre de 320 à 1 200 litres. Moteur 4 cylindres diesel de 1 461 cm3, 90 ch, couple de 220 Nm à 1 750 tr/min.
Parmi les rivales de la nouvelle Sandero, la Fiat Panda 4x4 (à partir de 15 990 €) existe depuis 1983 ; la nouvelle mouture reprend les lignes générales qui ont fait le succès de cette voiture. À l'intérieur, la planche de bord reprend le ton de la carrosserie pour un look original, avec de nombreux rangements à bord. Elle est proposée avec un moteur diesel de 75 ch ou un bloc essence de 85 ch. Autre rivale, le Suzuki SX4 (à partir de 15 990 €) : ses dimensions compactes en font un baroudeur agile. Disponible en 4x2 ou en 4x4, il est proposé avec de nouvelles motorisations et un design plus fun ; ses propriétaires en disent du bien en matière d'habitabilité, de vivacité et de tenue de route, ce qui est bon signe, même si les tarifs restent plus élevés que ceux d'une Dacia.
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