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Essais

Essai et avis Renault Twingo 3

Avec un avant qui lorgne vers la Fiat 500 et un arrière qui rappelle la R5 Turbo, la nouvelle Twingo loge désormais son moteur sous le plancher du coffre. Une configuration inédite pensée avant tout pour gagner en espace à bord.

Twingo 3 : haute en couleur… et en caractère

Comme la première version, la nouvelle Twingo a du caractère. Si l'avant de la voiture fait un peu penser à la Fiat 500, avec ses pneus larges et de discrets élargisseurs d'ailes, l'arrière nous plonge à l'époque de la Renault 5 Turbo, celle qui était dotée de son fameux moteur central. Et pour cause : la petite dernière de la firme au losange embarque elle aussi un groupe propulseur situé à l'arrière. À la différence de sa devancière, celui-ci est invisible, logé sous le plancher du coffre.

Selon les ingénieurs, cette configuration présente de nombreux avantages, le plus important étant l'espace rendu disponible pour l'habitabilité. La preuve : contrairement aux deux premières versions, qui n'étaient proposées qu'en 3 portes, la nouvelle mouture en offre 5. Fruit d'un partenariat avec Daimler, qui développe sur la même base roulante la nouvelle Smart Forfour, la nouvelle Twingo se caractérise par une agilité hors du commun, là encore grâce au choix d'implantation du moteur.

Disponible uniquement en essence, celui-ci est proposé avec un bloc atmosphérique développant 70 chevaux ou en version turbo plus musclée, à 90 chevaux. Pour les déplacements de type urbain, la version 70 chevaux est amplement suffisante, et sur route, ce modèle s'en sort plutôt bien. Un petit conseil au passage : faire attention au choix du type de jante, la voiture étant nettement plus confortable avec une monte en 15 pouces, la moindre aspérité se faisant davantage sentir en 16 pouces.

Cette Twingo 3 présente par ailleurs un look qui ne laisse pas indifférent. Extérieurement, le capot est très court : on ne peut que l'entrouvrir pour faire certains niveaux, comme le lave-glace. En termes de sécurité, les ingénieurs ont veillé à assurer la meilleure protection possible aux passagers, avec notamment, à l'arrière, une traverse spécifique permettant au moteur de glisser sous la caisse en cas de choc important.

Esthétiquement, l'intérieur de la voiture se distingue par de superbes sièges baquets, un tableau de bord aux lignes très design et une instrumentation particulièrement lisible. Dans le cadre de la personnalisation du véhicule, plusieurs mariages de couleurs sont possibles. Moins fade que sa devancière, cette Twingo a des arguments.

Parmi les points forts relevés lors de cet essai : l'insonorisation à vitesse stabilisée, le bruit sympathique du moteur trois cylindres, la qualité des finitions et l'harmonie des couleurs, l'assise, ainsi que la maniabilité et le rayon de braquage. On regrettera en revanche l'absence d'une poignée de maintien côté passager, des aérateurs centraux dont le flux d'air n'est pas réglable en hauteur, et un repose-pied un peu trop proche du siège conducteur.

Sur le plan technique, cette version associe une boîte manuelle à 5 vitesses à un moteur 3 cylindres de 999 cm3 développant 70 ch à 6 000 tr/mn pour un couple de 91 Nm à 2 850 tr/mn, pour une vitesse maximale de 151 km/h. Les consommations annoncées sont de 3,9 l/100 km sur route, 5,6 l/100 km en ville et 4,5 l/100 km en mixte, pour des émissions de CO2 de 105 g/km. La voiture mesure 3,59 m de long, 1,65 m de large et 1,56 m de haut, pour un empattement de 2,49 m, un réservoir de 80 litres, un poids de 864 kg et un volume de coffre de 188 à 980 litres.

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