Essai et avis Toyota iQ
Plus courte que la Smart mais capable d'accueillir quatre personnes, la Toyota iQ révolutionne le concept de la micro-citadine bien équipée. Un positionnement malin, mais payé par un tarif élevé et un coffre quasi inexistant.
C'est la plus petite Toyota de la gamme, mais ce n'est pas la moins chère. Avec 2,98 m de long, l'iQ mesure 43 cm de moins que l'Aygo. Ses prix, pourtant, commencent à 12 980 €, quand ceux de l'Aygo, disponible en trois ou cinq portes, débutent à 9 000 €. Toyota vise, en réalité, une autre clientèle : celle de la Smart, prête à payer plus cher une très petite voiture bien équipée. Mais en arrivant après la Smart, la marque japonaise a pu faire évoluer le concept de la micro-citadine.
L'iQ compte quatre places et, même si sa longueur dépasse celle de sa rivale de 29 cm, elle reste en deçà des trois mètres de long et braque plus court. Son gros avantage, c'est bien sûr de pouvoir transporter deux passagers à l'arrière. Enfin, surtout un ! Car derrière le conducteur, la place est comptée. Emmener les enfants à l'école ne pose en tout cas pas de problème, et c'est bien le but visé.
Devant, l'espace ne manque pas : l'absence de boîte à gants, remplacée par une pochette plate, dégage de la place pour les jambes du passager. Et la position de conduite en hauteur rassure. Mais le positionnement du frein à main, à droite du levier de vitesses, surprend, de même que la mauvaise visibilité de trois-quarts arrière, qui gêne pour se garer, et la qualité décevante de certains plastiques. Quant au compartiment à bagages, pratiquement inexistant en quatre places, il ne prend forme qu'en rabattant l'un des dossiers arrière.
Mais là où on l'attendait surtout, l'iQ répond présente : maniable et agile en ville, elle se montre silencieuse et suffisamment nerveuse avec son petit trois cylindres essence de 68 ch pour pouvoir affronter le réseau secondaire et même l'autoroute. Son confort moins ferme, sa stabilité accrue et sa direction douce, assistée de série (mais manquant toutefois un peu de précision en ligne droite), en font une voiture plus polyvalente que la Smart. Avec 99 g/km de CO2, elle bénéficie en outre d'un bonus de 1 000 € ! Sûre et bien équipée, l'iQ n'est, de toute façon, pas donnée.
Notre avis sur la Toyota iQ
Points forts
- La compacité
- Les 4 places
- L'habitabilité à l'avant
- Les équipements
- Performances correctes
Points faibles
- Prix élevés
- Vibrations au ralenti en essence
- La visibilité de trois-quarts arrière
- Le volume du coffre
- Une quatrième place limitée
Longueur de 2,98 m, largeur de 1,68 m, hauteur de 1,50 m, coffre de 32 à 238 litres, réservoir de 32 litres. Moteur essence 1 l de 68 ch, moteur diesel 1,4 l D-4D de 90 ch. Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports (6 en diesel). Consommations normalisées en cycle mixte proches de 4,4 l/100 km en essence et 4,1 l/100 km en diesel.
La Smart Fortwo (à partir de 9 650 €) est très courte et très agile, c'est vrai, mais elle n'a que deux places ! Elle est aussi moins confortable, moins à l'aise sur route et moins agréable à conduire. Elle a, par contre, l'avantage d'être mieux finie, proposée en coupé ou en cabriolet, et ses moteurs essence disposent de série d'un système stop and start ; son diesel CDI de 45 ch ne consomme que 3,3 litres. Avec 3,41 m de long, la Toyota Aygo (à partir de 9 650 €) est plus encombrante que l'iQ et moins bien équipée, mais elle est disponible en trois ou cinq portes et peut emmener quatre personnes en ménageant un petit coffre. Côté prix, elle est aussi mieux placée : c'est une petite citadine abordable, classique dans son architecture, disponible avec le même petit moteur essence et un diesel PSA.