Essai et avis Toyota Auris Remplace la Corolla
En succédant à la Corolla, la Toyota Auris mise sur une plateforme rigide et inédite pour offrir une habitabilité généreuse et un bon rapport prix-prestations. Un style sage qui manque toutefois d'un vrai supplément de caractère.
Toyota fait le ménage. Exit les vieux modèles et les noms en « a » : ceux en « isse » prennent le pouvoir, petite Yaris, grosse Avensis, entre les deux la moyenne Auris. Depuis 1966, le badge Corolla a orné neuf générations de voitures, mais ne disparaîtra pas tout à fait, certains pays continuant à nommer Corolla des Auris produites en Turquie et en Grande-Bretagne.
Évoquant l'or, Auris a été choisi pour marquer la rupture entre la Corolla et le nouveau modèle, censé être plus jeune et dynamique. Le centre de design de Sophia Antipolis, en France, a clairement manqué d'audace par rapport à la dernière Corolla : si des différences existent, elles sont peu marquées. C'est dommage, car l'Auris est bâtie sur une toute nouvelle plateforme, très rigide, dont le style astucieux permet d'offrir un espace intérieur très logeable et 354 litres de coffre dans seulement 4,22 m de long. Il en va de même pour tout le reste : ergonomie et qualité de l'intérieur se découvrent à l'usage, tout comme la tenue de route très sécurisante.
Ainsi apparaît le vrai caractère de l'Auris, très (trop ?) raisonnable. Il rappelle celui des Golf 2 et 3, sans point fort particulier, mais avec un niveau élevé pour toutes les prestations, le manque de charme étant compensé par de solides valeurs : sécurité, disponibilité, fidélité, fiabilité. Plus silencieuses que les motorisations essence VVT-i 97 et 124 ch, les diesels D-4D de 90 et 126 ch (le 177 ch n'a pas encore été essayé) sont tout à fait dans le coup.
En trois ou cinq portes, avec cinq étoiles EuroNCAP, une finition remarquable à trois niveaux, un équipement ultra-complet et des prix très raisonnables, les Auris ont tous les atouts dans leur jeu pour séduire, sauf un : la personnalité qui déclenche le coup de cœur. Cette réserve peut sembler sévère, mais face aux ténors que sont les Golf, Mégane, 307, Astra, Focus, C4, 147, Bravo, Leon, C30, A3, Série 1, Classe A, Civic, Mazda 3, Qashqai, Cee'd et bientôt Hyundai i30, il ne faut rien négliger pour réussir !
Notre avis sur la Toyota Auris
Points forts
- Le rapport prix-prestations
- L'habitabilité
- La qualité de l'intérieur
- Les compteurs rétroéclairés à diodes électroluminescentes
- Moteurs souples
- Un indicateur de changement de vitesse
Points faibles
- La visibilité périphérique
- Un manque de rangements à l'avant
- Un manque global de caractère - sur le style comme sur le comportement -
- L'absence de plancher plat une fois la banquette arrière rabattue
Berline 3 ou 5 portes, traction, 5 places. Longueur de 4,22 m, largeur de 1,76 m, hauteur de 1,515 m, coffre de 354 à 761 litres, réservoir de 55 litres. Moteurs essence 97 VVT-i de 1 398 cm3 (97 ch) et 124 VVT-i de 1 598 cm3 (124 ch). Diesels 90 D-4D de 1 364 cm3 (90 ch), 126 D-4D de 1 998 cm3 (126 ch) et 177 D-4D de 2 231 cm3 (177 ch).
C'est la bonne surprise du printemps : le Nissan Qashqai (à partir de 18 500 €) a réussi son pari en se présentant en 12 versions. SUV en apparence, mais avant tout berline du segment M1, surtout en version 4x2, il est bien motorisé - un essence de base de 115 ch et un diesel de 106 ch, plus cher - et séduit par son silence et ses qualités routières. Le Kia Cee'd (à partir de 18 500 €) agace la concurrence, car, dans la presse spécialisée, il continue à gagner tous ses matchs : les 7 ans de garantie et d'assistance font toujours jaser. Forte désormais de 16 versions, sa gamme est plus riche que celle de l'Auris, même si elle ne dispose pas encore d'un haut de gamme comme la Clean Power 177 ch.