Essai et avis BMW Série 3 Cabriolet cabriolet
Avec son pare-brise très incliné et ses lignes pures, le Cabriolet Série 3 retrouve des couleurs, même si la 323 Ci d'entrée de gamme se contente d'une capote manuelle. Plaisir de conduite et sécurité au rendez-vous, mais reprises un peu justes.
S'il est un marché dans lequel l'effet nouveauté joue à plein auprès des acheteurs potentiels, c'est bien celui des « niches », comme le créneau des cabriolets. Sitôt sortis, les nouveaux modèles démarrent en flèche puis déclinent assez rapidement. BMW n'échappe pas à la règle et va retrouver des couleurs avec l'arrivée de la troisième génération de cabriolets de la Série 3. Très racé et très pur de lignes, le nouveau modèle se remarque à son pare-brise très incliné et à diverses améliorations.
Mais, surprise, la 323 Ci, la première de la gamme à être commercialisée à 252 000 F, est équipée d'une capote manuelle. Celle-ci a beau être munie d'une lunette en verre dégivrante, cela ne compense pas l'absence d'un mécanisme électrique. Il faut, pour l'obtenir, piocher dans la liste des options et rajouter 8 000 F. Le résultat est toutefois satisfaisant, car en actionnant un seul bouton, le décapotage complet s'effectue automatiquement, et de même pour le recapotage. On peut ainsi profiter de la moindre occasion pour rouler les cheveux au vent. Le coupe-vent réduisant les courants d'air, qui une fois en place condamne les places arrière, fait aussi partie des options.
Qu'à cela ne tienne, rouler en 323 Ci est un vrai plaisir. Sa rigidité est digne de celle d'une berline, et ceux qui se préoccupent de sécurité seront ravis d'apprendre que les deux appuis-tête arrière dissimulent des arceaux se déployant automatiquement en cas de tonneau. On peut donc profiter sans arrière-pensée des qualités dynamiques de ce cabriolet, qui reste confortable même équipé du châssis sport. Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à faire monter l'aiguille du compte-tours, car le 6 cylindres distille un joli bruit. L'autre raison, c'est que les renforts apportés à la caisse l'alourdissent de 160 kg par rapport au coupé, et les reprises s'en ressentent un peu.
Le côté pratique n'a pas été oublié : le rangement de la capote libère une contenance de coffre de 260 litres, qui peut passer à 300 litres lorsque la voiture est capotée. C'est simple, mais il fallait y penser.
Notre avis sur la BMW Série 3 Cabriolet
Points forts
- La conception et la fabrication
- Le plaisir de conduite
- La sécurité
Points faibles
- La capote électrique proposée uniquement en option
- Les reprises un peu justes
- Le nombre important d'options
Cette BMW Série 3 Cabriolet, à propulsion, propose 4 places pour une longueur de 4,48 m, une largeur de 1,75 m et une hauteur de 1,37 m. Le coffre offre de 260 à 300 litres et le réservoir 63 litres. Le moteur essence de 2 494 cm³ développe 170 ch, associé à une boîte manuelle ou automatique à 5 rapports. Les consommations s'établissent à 13,4 l/100 km en cycle urbain, 7,5 l/100 km en cycle extra-urbain et 9,7 l/100 km en cycle mixte.
Sur ce segment des cabriolets, la BMW Série 3 Cabriolet affronte la Volkswagen Golf Cabriolet, construite sur la base de la génération précédente, attractive par ses prestations et son prix abordable, proposée en 4 places avec un arceau, et déclinée en série limitée Mayflower à capote électrique et filet anti-remous pour 131 600 F, ainsi que la Mazda MX-5, incarnation typique du petit cabriolet à 2 places lancée en 1990 et restylée deux ans plus tôt, dont la série spéciale vaut 128 900 F et reçoit en plus l'ABS, la sellerie cuir, des jantes alliage de 15 pouces, des rétroviseurs électriques et un volant bois Nardi.