Essai et avis MINI Cabrio
Avec seulement 400 exemplaires prévus pour la France cette année, la nouvelle MINI Cabrio joue la rareté autant que le charme. Sa capote, pliable en quinze secondes, s'entasse sans housse derrière des arceaux proéminents, pour un look bien plus artisanal.
Si vous comptiez bientôt partir en vacances au soleil, ou tout simplement épater la galerie au volant de celle qui sera, à n'en pas douter, la nouvelle coqueluche des beaux quartiers et des bords de mer, c'est raté : la France ne figure pas parmi les premiers pays servis. Mais cela ne doit pas vous empêcher de passer commande au plus vite de votre MINI Cabrio, surtout si vous êtes accro à son look ravageur — il n'y en aura que 400 cette année. Et avec elle, impossible de passer inaperçu !
Qu'elle soit capotée ou découverte, elle dégage un charme bien particulier, très éloigné de celui des modernes coupés-cabriolets. Le mécanisme a beau être entièrement automatique — la capote se replie ou se déploie en quinze secondes — sa toile vient s'entasser derrière les proéminents arceaux de sécurité, sans qu'aucune housse ne vienne la protéger. Cela rapproche d'autant plus la nouvelle MINI d'un cabriolet d'une autre époque que les montants du pare-brise sont naturellement peu inclinés. Les occupants avant n'en sont pas moins bien protégés des courants d'air, et choyés comme on pouvait s'y attendre de la part de BMW.
La capote, munie d'une lunette arrière en verre, comporte ainsi une position toit ouvrant pouvant être obtenue jusqu'à 120 km/h ; un filet anti-remous d'air, qui condamne les places arrière, est proposé en option, tandis qu'un système d'aide au stationnement et un indicateur de perte de pression des pneus sont montés de série. Quant au coffre, accessible par un petit couvercle façon ancienne Mini, il peut être agrandi en rabattant les deux dossiers arrière.
Très différent de ses rivaux les plus proches, ce cabriolet n'affiche pas le même dynamisme sur la route que la MINI trois portes, du fait de son poids plus élevé, mais reste maniable et agréable à conduire. Plus que sa rigidité imparfaite, on regrettera la fermeté de ses suspensions et la mauvaise visibilité vers l'arrière — des défauts qui ne devraient pas empêcher les amoureux de cette nouvelle star de craquer pour elle.
Elle séduit par son esthétique originale, sa capote entièrement électrique avec position toit ouvrant, ses arceaux protecteurs, ses quatre places, son agrément de conduite, ses équipements et ses dossiers arrière repliables. Elle pèche par une visibilité arrière médiocre, des performances en retrait, des prix élevés, un petit coffre, l'absence de protection pour la capote ouverte, la fragilité du couvercle de coffre et l'absence de roue de secours.
Techniquement, c'est un cabriolet 2 portes, 4 places, long de 3,65 m, large de 1,69 m et haut de 1,41 m, pour un coffre de 120 litres capote ouverte, 165 litres capote fermée et 605 litres dossiers rabattus, et un réservoir de 50 litres. Les moteurs essence 1.6 de 1 598 cm³ développent 90, 115 ou 170 ch. La boîte est manuelle à 5 rapports sur les versions One et Cooper, à 6 rapports sur la Cooper S, pour des consommations mixtes normalisées de 7,2 à 8,8 l/100 km.
Sur ce segment, la MINI Cabrio affronte la Peugeot 206 CC, très réussie, dotée d'un toit métallique rétractable qui en fait une voiture polyvalente toujours très attirante ; elle offre aussi deux petites places arrière et se propose avec deux moteurs essence, un 1.6 de 110 ch et un 2 litres de 138 ch, à des prix plus abordables — mais elle est aussi beaucoup plus répandue. Elle croise également la Volkswagen New Beetle Cabriolet qui, capote repliée débordant largement à l'arrière, apparaît très typée ; elle peut recevoir quatre moteurs essence, de 75 à 150 ch, ainsi qu'un TDI de 100 ch, à partir de 26 410 €, avec des prix élevés surtout en haut de gamme Carat.