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Essais

Essai et avis Seat Mii

Boudée par les Français à son lancement en 2012, la Seat Mii connaît une seconde vie 100 % électrique, avec une batterie de 36,8 kWh et un moteur de 83 ch. Design quasi inchangé : seuls les badges « e-Electric » et des jantes spécifiques la trahissent.

Seat Mii electric | Essai Ouestfrance-auto.com

Lancée au printemps 2012, la Seat Mii n'aura pas rencontré un vif succès en France. Mais pour lui offrir une seconde vie, le groupe Volkswagen l'a équipée d'une chaîne de traction 100 % électrique, en carrosserie 5 portes uniquement.

Si la Seat Mii hérite d'une batterie de 36,8 kWh alimentant un moteur électrique de 83 ch, côté design, elle demeure pratiquement inchangée, économies d'échelle obligent, cette gamme simplifiée imposant désormais la carrosserie 5 portes. On note seulement les badges « e-Electric » apposés sur les flancs et le hayon, des jantes spécifiques et des répétiteurs de clignotants intégrés dans les rétroviseurs.

Finalement, la principale différence se situe au niveau des équipements et surtout du prix, puisqu'elle est affichée à 21 920 euros, hors bonus écologique de 5 918 euros, le montant de l'aide d'État ne pouvant dépasser 27 % de la valeur du véhicule. Cela en fait la deuxième voiture électrique la moins chère du marché, ce qui peut expliquer la qualité quelconque des matériaux, le manque de rangements ou encore la présentation assez vieillotte.

En fait, le génie de la Mii electric, c'est sa masse, contenue à 1 235 kg. Du coup, les 61 kW, soit 83 ch, et 212 Nm de couple de son petit moteur électrique répondent à l'appel sur environ 200 km en norme WLTP, même s'ils montrent assez vite leurs limites sur autoroute dès lors que l'on souhaite dépasser les 100 km/h. Mais son terrain de jeu, grâce à un rayon de braquage assez court de 9,8 m, se situe en ville, où son silence de fonctionnement et sa transmission à un seul rapport font merveille, sans oublier son mode B, qui augmente le frein moteur pour moins solliciter la pédale de frein. Reste que ses suspensions assez souples et son train avant paresseux permettent d'affronter les grandes imperfections et les dos-d'âne avec un étonnant confort.

Précisons que la batterie de 36,8 kWh, intégrée dans le plancher, se recharge sur une prise Wallbox de 7,2 kW, celle que l'on peut installer à son domicile, en moins de 4 heures. L'habitabilité reste toujours aussi satisfaisante pour sa catégorie, et son volume de chargement peut aller jusqu'à 923 litres une fois les deux sièges arrière rabattus.

La Mii, véritable modèle de transition pour Seat, révolutionne le petit monde de l'électrique en proposant enfin un tarif accessible pour qui souhaite se convertir à cette énergie sans se ruiner.

Parmi les points forts relevés lors de cet essai : le confort et le silence, un tarif raisonnable avec le bonus écologique, des performances très correctes, une autonomie confortable et une maniabilité maximale. On regrettera en revanche la présentation et la qualité perçue, un design assez ordinaire, et l'absence de freinage d'urgence automatique.

Sur le plan technique, cette traction avant atteint 130 km/h en vitesse maximale, le 0 à 100 km/h s'effectuant en 12,3 secondes. Elle mesure 3,56 m de long, 1,64 m de large et 1,48 m de haut, pour un empattement de 2,41 m, un coffre de 251 litres et un poids de 1 235 kg. Le moteur électrique synchrone à aimants permanents développe 83 ch à 2 800 tr/mn pour un couple de 212 Nm à 2 750 tr/mn, alimenté par une batterie de 36,8 kWh ; le temps de charge atteint 80 % en 36 minutes sur une borne de 40 kW, et en 4 heures sur une wallbox, pour une autonomie urbaine WLTP de 350 km. Côté tarifs, comptez de 21 920 à 23 070 euros, hors bonus écologique de 5 918 euros.

Face à elle, deux rivales se distinguent. La Skoda Citigo-e iV, à partir de 21 600 euros hors bonus, s'affiche aujourd'hui comme la moins chère des citadines électriques, le bonus écologique étant plafonné à 27 % du prix de la voiture dans la limite de 6 000 euros : après avoir été longtemps propulsée à l'essence, la petite Tchèque est passée à l'électricité, revendiquant une autonomie de 270 km ; elle n'a pas vraiment vocation à séduire par son style, les coûts maîtrisés se traduisant, comme chez ses cousines, par un habitacle fort simple, idéal pour de courts trajets quotidiens. La Volkswagen e-Up!, à partir de 23 440 euros, a bénéficié d'une modification technique pour la rendre plus attrayante, du côté de la batterie : grâce à sa capacité de 18,7 kWh, la mini-citadine dispose d'une autonomie de 270 km, avec des départs et des relances dynamiques bien que son moteur ne fasse que 83 chevaux ; une touche permet de choisir son mode de conduite, modulant puissance, couple et vitesse maxi, et son amortissement, particulièrement réussi, participe à la rigueur de la caisse.

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