Essai et avis Renault Scénic RX4
Avec sa carrosserie surélevée de 12 cm, ses protections composites et son allure de baroudeur bien élevé, le Scénic RX4 troque le hayon contre une demi-porte à charnières. Sa transmission intégrale s'enclenche dès que les roues avant perdent l'adhérence.
Véhicule favori des familles, le Scénic prend la clé des champs en claironnant les signes extérieurs de sa nouvelle condition : carrosserie rehaussée de 12 cm, mini pare-buffles et boucliers, ailes élargies et grandes protections latérales en matériaux composites. À l'arrière, il abandonne le hayon pour une demi-porte à charnières et une lunette arrière ouvrant vers le haut. Sur la partie basse est arrimée la roue de secours, protégée, uniquement sur la version Pack Cuir, dommage, par un cache-roue qui ajoute beaucoup à l'esthétique baroudeur-bien-élevé du véhicule. À l'intérieur, habitabilité et modularité demeurent inchangées.
Côté mécanique bien sûr, ce n'est pas la même chose. La suspension avant a été renforcée, alors qu'à l'arrière apparaît un nouveau train accueillant les organes de transmission. Quand les roues avant perdent leur adhérence, le mouvement est automatiquement transmis aux roues arrière par un viscocoupleur, sans intervention du conducteur. Le système apporte donc une aide bienvenue quand les roues avant patinent, mais ne fait pas du RX4 un engin de franchissement : là n'est pas sa vocation, c'est un tout-chemin qui permettra aux familles de s'aventurer hors des routes goudronnées sans prendre trop de risques, grâce à la garde au sol surélevée et aux pneus prévus pour un usage mixte goudron-terre. Le RX4 rendra aussi de grands services sur les routes hivernales.
Le confort reste excellent, même sur les chemins défoncés. Son poids plus élevé, 1 465 kg, est en revanche un handicap : il consomme plus et, malgré les 140 ch de son moteur 2 litres, manque de nervosité. Il y a un trou entre la première vitesse, raccourcie pour préserver l'efficacité en tout-chemin, et la deuxième. Cela ne devrait toutefois pas rebuter ceux qui recherchent un véhicule à tout faire, ou de loisirs, un créneau que les Japonais ont investi avec le Toyota RAV4, les Honda HR-V et CR-V, le Subaru Forester et le Suzuki Grand Vitara. Le Land Rover Freelander appartient aussi à cette catégorie. Renault y vient à sa manière, toute de séduction.
Parmi les points forts : un design réussi, le confort et la sécurité. Côté points faibles : les performances, la consommation et l'étagement entre la première et la deuxième vitesse.
Côté fiche technique, le Scénic RX4 est à quatre roues motrices, 5 portes et 5 places, long de 4,44 m, large de 1,78 m et haut de 1,73 m. Son coffre affiche 410 à 1 800 litres et son réservoir 60 litres. Le moteur essence de 1 998 cm3 développe 140 ch, le turbodiesel dCi à injection directe à rampe commune, de 1 870 cm3, développe 105 ch, tous deux associés à une boîte manuelle à 5 rapports. Les consommations moyennes s'établissent à 9,5 l/100 km pour le moteur 2 litres et 7,4 l/100 km pour le dCi.
La Renault Scénic RX4 face à ses concurrentes
Face à lui, deux rivales se distinguent. Le Land Rover Freelander 5 portes, à partir de 25 154 euros, lancé en 1998, avait pris la tête des ventes de 4x4 de loisirs l'année précédente ; disponible en 3 ou 5 portes, il se débrouille plutôt bien en tout-terrain, mais ses moteurs essence (120 ch) et diesel (97 ch) manquent de puissance par rapport au Scénic, même si un V6 de 177 ch doit arriver. Le Toyota RAV4 5 portes, également à partir de 25 154 euros, apparu le premier sur le marché des 4x4 de loisirs, se montre moins plaisant en 5 portes qu'en 3 portes ; plus court que le Scénic, il n'en a pas la modularité et n'est proposé qu'avec un moteur essence de 129 ch, même si son successeur doit arriver bientôt, disponible en boîte automatique.