Essai et avis Renault Latitude
Pour succéder à la Vel Satis, Renault mise sur la sagesse avec la Latitude, fabriquée en Corée mais dotée d'un train avant de la Laguna. Confort, consommation et qualité intérieure convainquent, mais la suspension manque de précision sur routes sinueuses.
Le haut de gamme de Renault s'affiche version classique. Alors que la fabrication de la Vel Satis est arrêtée depuis un peu plus d'un an, la firme au losange met sur le marché la Latitude. Présentée à Paris lors du dernier mondial, cette voiture arrive tout droit de Corée où elle est fabriquée, même si Renault insiste sur le fait que 40 % des pièces proviennent de France.
Ceci étant, il nous a été permis de la conduire sur un parcours mélangeant à la fois autoroute et routes sinueuses. La Latitude est équipée d'un train avant directement issu de la Laguna et d'un train arrière multibras provenant de l'alliance Renault-Nissan. Côté motorisation, on trouve un bloc essence 2.0 de 140 ch et trois diesels développant 150 ch, 175 ch (à partir du 2.0 dCi) et 240 ch pour le V6 dCi.
Son comportement routier est moins incisif que celui d'une Laguna, en revanche, le confort est bien au rendez-vous. À l'image des grands hôtels qui proposent une cuisine internationale, cette Latitude est, elle aussi, sur ce concept d'un confort et d'un aspect très international, fait pour plaire sans forcément être source de coup de foudre. À l'inverse de ce que l'on peut trouver chez les Allemandes, ici, on est dans du haut de gamme généraliste. Une formule qui, ne l'oublions pas, a vu le succès de certaines Japonaises.
Cependant, les ingénieurs ont bien compris l'existence de ces écarts d'appréciation du luxe ou plus simplement de la qualité. Ainsi ils ont essayé « d'européaniser » certains aspects de la voiture comme la fermeté des suspensions. Malgré tout, si le plaisir de conduite est relatif, celui d'être à bord est total.
Haut de gamme provisoire
Siège massant pour le conducteur, diffuseur de parfum ioniseur d'air pour apporter de la sérénité, le tout dans un univers musical signé Bose sur certains modèles. Ce qui n'est pas mal dans la gamme de prix proposée, mais il y a encore du chemin à faire. D'ailleurs, chez Renault, cette Latitude n'est pas présentée comme un haut de gamme définitif. Des projets sont dans les cartons. C'est tant mieux !
Points forts
- La consommation
- Le confort
- La qualité intérieure, notamment la planche de bord
Points faibles
- Bruits aérodynamiques à 130 km/h sur autoroute
- Suspension trop typée
- Manque de précision et de mordant sur un parcours sinueux
Boîte de vitesses : automatique à six rapports. Vitesse maximum : 215 km/h. Consommation : route 5,5 l/100 km, ville 8,4 l/100 km, mixte 6,5 l/100 km. Longueur : 4,90 m. Largeur : 1,83 m. Hauteur : 1,48 m. Empattement : 2,76 m. Réservoir : 70 l. Émission de CO2 : 170 g/km. Moteur : 4 cylindres diesel. Cylindrée : 1 995 cm3. Puissance : 175 ch à 3 750 tr/mn.
La Renault Latitude face à ses concurrentes
Citroën C5 2.0 HDI, à partir de 29 950 € : Rompant radicalement avec la précédente génération, Citroën a conçu la nouvelle C5 en soignant d'abord son design. Les efforts du constructeur se remarquent au premier coup d'œil : planche de bord de qualité, cadrans très lisibles et volant à moyeu fixe redessiné façonnent une ambiance chaleureuse au sein de laquelle le moelleux des sièges a laissé la place à une certaine fermeté.
Volkswagen Passat 2.0 TDI 170, à partir de 29 950 € : Plus grande, encore mieux équipée et finie, la Passat a bien repris sa place dans le segment menacé des familiales. La tradition, voilà quelque chose de très fort chez Volkswagen. Il y a 30 ans, la Passat offrait un style insipide. Désormais ce n'est plus le cas. Avec la septième génération, la carrosserie plus seyante a trouvé sa clientèle. Côté mécanique, pas grand-chose à redire. C'est du solide.