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Essais

Peugeot 308 GTi, la perle de Sochaux

Essai Peugeot 308 GTi

Quelques mois après la présentation de la 308 GT, voici la nouvelle 308 GTi. Compte-tenu de la tradition maison en matière de compétition, Peugeot ne pouvait passer à côté d’une version musclée sur ce modèle bénéficiant de franches prédispositions à la sportivité. Du coup, la lionne vient chasser sur des terres peu amicales essentiellement occupées par la Seat Leon, la Focus ST et la Megane RS. Rien que cela.

Sobriété du trait

Pas de révolution de palais quant à la forme générale de cette 308 GTi. La sobriété du trait a été la dominante de cette compacte. Tout au plus, note-t-on quelques attributs « agressifs » comme les jantes de 19 pouces, la double sortie d’échappement, les boucliers retravaillés et la peinture bi-colore « Coupe Franche ». Du coup, son équipement fort complet de série a un impact sur les tarifs de cette version  qui débutent à 37.200€.

Puissance soutenue, masse contenue

Pour en faire une remarquable bombinette, utilisable quotidiennement par les acheteurs potentiels du segment (selon l’étude menée par le constructeur), Peugeot Sport a repris le bloc 1.6 THP du coupé RCZ-R. Comparée au moteur de la GT, cette version propose une puissance supérieure de 32%  et un couple de 330 Nm (+ 16%) entre 1.900 et 5.000 tr/min. Concentré de solutions techniques, ce 4 cylindres délivre d’autant plus aisément ses 270 ch à tous les étages que sa masse (1.2 T) est vraiment contenue. Preuve irréfutable : le 0 à 100 km/h est franchi en 6 secondes !

Un moteur suffisamment pêchu bien que discret, un châssis d’une rare finesse ( la spécialité maison), un autobloquant Torsen taré à 35% conférant aux roues avant une motricité insoupçonnée, des voies élargies, un freinage ultra-puissant (380 mm à l’avant avec des étriers rouge), tous les ingrédients sont réunis pour mettre en avant la sécurité du comportement au détriment de l’efficacité pure. Heureusement, le contrôle de stabilité (ESP) a été recalibré afin d’être un peu plus permissif mais cela n’empêche pas cette Lionne Franc-comtoise d’être scotchée à la route, le train arrière suivant le mouvement sans la moindre ruade.

Châssis de feu

Son agilité de félin, elle le doit à son châssis qui révèle vraiment ses qualités dans les insertions en courbes rapides abordées à vive allure (surtout en circuit) où il s’inscrit avec une incroyable précision sans que l’on ait le sentiment de forcer sa conduite. En la circonstance, toute l’efficacité repose sur son train avant souverain, comme s’il était doté de griffes capables de se planter dans le macadam lors des brusques variations de cap. Franchement, nous ne connaissons pas beaucoup de voitures capables de soutenir un tel rythme sur des parcours aussi tortueux.

Sportive bon enfant où bourgeoise sportive ? Une chose est sûre, cette 308 GTi extraordinairement facile à conduire, n’attend qu’un geste pour offrir plein de sensations.

Points forts

Train avant Amortissement Comportement hyper-efficace Ressources du moteur Guidage de boîte Equipement de série

Points faibles

Tarif un peu élevé Caractère joueur sans plus Esthétiquement discrète
  • Transmission : Avant + DGL Torsen
  • Boîte : mécanique à 6 rapports
  • Vitesse maxi : 250 km/h
  • 0 à 100 km/h : 6’’
  • Conso mixte : 6,0 l/100 km
  • Émission CO2 : 139 g/km
  • Longueur : 4.25 m
  • Largeur : 1.86 m
  • Hauteur : 1.45 m
  • Réservoir : 53 l
  • Poids : 1 205 kg
  • Volume du coffre : 420 l
  • Moteur : 4 cyl. en ligne, 16 soupapes
  • Cylindrée : 1 598 cm3
  • Puissance : 272 Nm à 6 000 tr/mn
  • Couple : 330 Nm de 1 900 à 5 000 tr/mn
Les rivales de la 368 GTi
Seat Leon Cupra 290 ch
Seat Leon Cupra 290 ch : rivale de la Peugeot 308 GTi
à partir de 33 165 €
Les dix chevaux supplémentaires n’ont pas révolutionné l’Ibérique puisque ses performances sont demeurées identiques (aux 280 ch). Pourtant, lentement, la Leon Cupra se rapproche de la barre des 300 ch de sa cousine germanique. Bénéficiant d’un châssis très équilibré et surtout bien suspendu, elle absorbe avec une déconcertante facilité les irrégularités du revêtement. Elle séduit aussi par la douceur de sa mécanique et l’intelligence de sa boîte DSG à 6 vitesses capable de s’adapter à tous les types de conduite. Cerise sur le gâteau, sa fabrication et son ergonomie ne souffrent d’aucune critique.
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Renault Megane RS 265 ch
Renault Megane RS 265 ch : rivale de la Peugeot 308 GTi
à partir de 32 450 €
Malgré son âge avancé, elle continue de rivaliser avec ses concurrentes directes. Certes, il existe des moteurs plus raffinés que le 2.0 Renault Sport mais avec un effet turbo toujours aussi bien marqué, le plaisir de la conduire ne se dément pas. Bien que dépourvue d’autobloquant, la motricité est presque tout le temps au rendez-vous et les remontées de couple quasi inexistantes. Il en résulte une efficacité peu commune en virages et des mouvements de caisse parfaitement bien maitrisés en conduite sportive. Mais cela ne l’empêche nullement l’instant d’après, de se comporter en parfaite compagne.