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Essais

Nouvelle BMW Série 1 : la raison l’emporte sur la passion

BMW Serie 1
• La nouvelle Serie 1, véritable best-seller de BMW, se réinvente

• La berline compacte sportive et premium

• Traction redoutable, technologie de pointe et finition de qualité

À l’occasion de cet avènement, la compacte à l’hélice a évolué au point d’offrir un tempérament sacrément enjoué dans la version 118d, le cœur de la gamme.

Économie d’échelle



Plutôt que de développer un châssis inédit pour sa compacte phare, la marque bavaroise a donc décidé de s’appuyer sur la plateforme de ses crossovers X1/X2 et de ses monospaces Série 2 Active Tourer/Gran Tourer, commune à celle de la Mini. Assurément une belle économie d’échelle au détriment des roues arrière motrices mais pas de l’habitabilité, l’implantation du moteur en position transversale optimisant le volume général. À commencer par l’espace aux places arrière (+33 mm) malgré le raccourcissement de l’empattement de 20 mm.

Le plus gros best-seller



Style plus conventionnel, abandon des 6-cylindres, traction en deux et quatre roues motrices de 116 à 306 chevaux, cette dernière mouture s’est efforcée de ne pas perdre son esprit dynamique, que les purs "Béhèmistes" ne lui auraient jamais pardonné. Compréhensible quand on sait que la BMW Série 1 est un des plus gros best-sellers de la marque avec près de 2,5 millions d’exemplaires vendus depuis 2004.

Silhouette trapue



Ces gros changements techniques se répercutent logiquement sur le dessin de voiture, les designers jouant à fond la carte des effets de style. La ligne de caisse et le capot ne sont plus parallèles au bitume. Ils penchent vers l’avant. Les phares s’agrandissent et viennent grignoter sur les ailes. La calandre aux deux haricots est également plus massive alors que la partie arrière apparaît musclée avec les deux sorties d’échappements bien visibles. Tout ceci lui donne une silhouette plus trapue favorisée par une largeur prenant ses aises (+3.4 cm).



À bord, en revanche, on ne peut que saluer les progrès et l’esprit vraiment premium qui se dégage de cette compacte. La qualité de fabrication est au rendez-vous et la présentation plutôt simple et moderne. L’écran tactile central gérant l’info-divertissement peut atteindre 10,2 pouces tout comme le bloc d’instrument numérique, qui peut être complété par un affichage tête haute.

Docilité agréable



Ainsi, la gamme de moteurs compte trois diesel (3 cylindres 1.5 litre de 116 ch pour la 116d, 4 cylindres 2.0 de 150 ch pour la 118d, et de 190 ch pour 120d) et deux essence (3 cylindres 1.5 litre de 140 ch pour la 118i, et 4 cylindres de 306 ch pour la M135i). En outre une version hybride rechargeable devrait bientôt compléter la gamme.



C’est sur la route que la Série 1 a le plus à prouver après le changement de bord de ses roues motrices. D’une docilité agréable à une allure raisonnable, le 2-litres turbo diesel de 150 ch (118d) peut se transformer en une petite bête rageuse, ce quatre-cylindres à la bonne réserve de puissance conjuguant plutôt bien dynamisme et fluidité de conduite, bien aidé par la boîte automatique à 8 rapports. Douceur et sobriété sont autant de satisfecit qu’apprécieront les gros rouleurs.

Caractère joueur



Direction assez incisive, train avant prompt à se jeter dans une courbe, train arrière qui enroule la trajectoire, la nouvelle Série 1 affiche un caractère joueur dans les enchaînements de virages grâce à un châssis préservant l’agilité du modèle et à une motricité parfaitement maîtrisée par le différentiel électronique ARB très réactif.

La nouvelle BMW Série 1 est devenue une traction redoutable, mais elle est désormais rentrée dans le rang. Elle confirme par la même occasion son ancrage dans l’univers premium avec sa technologie en hausse et sa finition de qualité.

Points forts

Moteur performant et efficient Comportement efficace Présentation intérieure Traction réussie Habitabilité en progrès

Points faibles

Le charme disparu de la propulsion Direction perfectible Options nombreuses et coûteuses
  • Transmission : roues avant
  • Boîte : automatique à 8 rapports
  • Vitesse : 216 km/h
  • 0-100 km/h : 8’’4
  • Consommation : 4.5 l
  • Émissions CO2 : 110 g
  • Longueur : 4.32 m
  • Largeur : 1.80 m
  • Hauteur : 1.43 m
  • Empattement : 2.67 m
  • Coffre : 380 à 1 200 litres
  • Poids : 1 500 kg
  • Moteur : 4 cyl. en ligne diesel
  • Cylindrée : 1 995 cm3
  • Puissance : 150 ch à 4 000 tr/min
  • Couple : 350 Nm à 1750 tr/min
  • Essence :
  • 140 à 306 ch, de 27 300 € à 54 500 €
  • Diesel :
  • 116 à 190 ch, de 27 150 € à 45 850 €
  • Version essayée : 36 750 €
Les rivales de la BMW Serie 1
Mercedes Classe A 200d
Mercedes Classe A
à partir de 34 550 €
Sa ligne classique se révèle agréable. Statutaire mais pas trop elle s’étire avec élégance et discrétion. La planche de bord est ultramoderne, bien finie et fourmillant d’informations. Cette berline dévoile un agrément de conduite de haut niveau. Très saine traction, elle distille une dose de dynamisme appréciable, tout en demeurant confortable. Elle est également séduisante au niveau de sa direction et de son train avant précis alors que son train arrière enroule sans broncher. Cette A 200 en plus de performances largement suffisantes sait se montrer relativement sobre.
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Audi A3 S tronic
Audi A3
à partir de 32 650 €
Diffusée à plusieurs millions d’exemplaires depuis sa sortie en 1996, la compacte premium continue de séduire. La nouvelle génération qui devrait sortir prochainement va reprendre les moteurs que l’on retrouve sur le Q3. Ces derniers associés à l’efficace boîte S Tronic, devraient se montrer séduisants tout en musclant un peu leur jeu. Concurrence oblige. Sinon, en attendant la future mouture, l’A3 affiche une stabilité rassurante ainsi qu’une grande efficacité alors que son ergonomie est toujours aussi soignée.