Essai et avis MINI Clubman
Avec ses portes asymétriques et ses deux portillons arrière inspirés de l'ancêtre de 1961, la MINI Clubman cultive l'excentricité. Plus habitable grâce à 25 cm de rallonge, elle réserve toutefois sa place centrale arrière aux passagers de moins de 50 kg.
C'est une Mini et ça se voit. Mais celle-ci a quelque chose en plus — une silhouette allongée de 25 cm — et surtout des ouvrants propres à attirer la curiosité et à alimenter les conversations, avec une porte à gauche, deux à droite, et deux petits portillons à l'arrière, comme son ancêtre de 1961 ! Voici la nouvelle Clubman, un modèle qui, d'après BMW, devrait bientôt représenter un tiers des ventes totales de MINI.
Plus habitable grâce à ses 8 cm supplémentaires en empattement, elle met ses passagers arrière plus à l'aise, sans toutefois offrir plus de place en largeur. De série, la banquette compte pourtant trois places, mais celle du milieu doit être réservée à une personne de moins de 50 kg — libre à chacun de préférer la banquette à deux places proposée en option gratuite. Quoi qu'il en soit, l'accès se trouve grandement facilité par la présence de la petite porte arrière droite, qui donne un air très chic : comme celle de la Mazda RX-8, elle s'ouvre vers l'avant, uniquement de l'intérieur et quand celle de devant est ouverte.
Derrière, l'originalité vient des deux portillons, dont les vérins entraînent automatiquement l'ouverture une fois les poignées actionnées. On découvre alors un coffre de taille plus convenable que dans la trois portes (260 litres au lieu de 160), pouvant être compartimenté grâce à un plancher amovible en option. Un peu moins agile en ville du fait de sa longueur augmentée, qui la rapproche de voitures polyvalentes comme la Polo ou la 207, la MINI Clubman conserve un comportement dynamique très plaisant, une direction de kart et des performances tout à fait réjouissantes en Cooper S. Ce qui n'empêche pas toutes les versions d'être équipées d'un système de récupération d'énergie au freinage et, avec la boîte manuelle, de la fonction stop and start pour moins consommer. La MINI reste décidément une voiture à part, encore plus valorisante en Clubman. Mais elle le fait payer cher !
Elle séduit par sa carrosserie craquante, l'accès facilité à l'arrière, le volume de son coffre en hausse, son agrément de conduite, son comportement et sa commande de boîte. Elle pèche par des prix élevés, de nombreuses options, une visibilité perfectible dans le rétroviseur intérieur, un cadran central trop gros, et un confort moyen ainsi qu'une consommation élevée en Cooper S.
Techniquement, c'est une traction, break 3 portes avec 2 portillons à l'arrière, 5 ou 4 places, longue de 3,94 m, large de 1,68 m et haute de 1,42 m, pour un coffre de 260 litres et un réservoir de 40 litres (50 litres en Cooper S). Le moteur essence 1.6 l développe 120 ch, ou 175 ch en version turbo ; le diesel 1.6 D développe 110 ch. La boîte compte 6 rapports, manuelle ou automatique, pour des consommations mixtes normalisées de 4,1 à 6,3 l/100 km selon la version.
Sur ce segment, la Clubman affronte la Peugeot 207 1.6 essence et HDi 110 qui, à motorisation égale, démarre à des prix nettement inférieurs ; disponible dans la riche finition Féline, elle élargit son offre essence avec 150 ou 175 ch, et existe en 3 ou 5 portes et en break, dans des carrosseries de caractère n'ayant toutefois pas le look de la MINI. Elle croise aussi la Volvo C30, très typée dans sa partie arrière, qui se démarque par son côté chic et exclusif, plus classe que le style MINI, mais sans l'attrait dynamique et décontracté de l'anglaise ; c'est une quatre places au petit coffre, plus longue de 25 cm que la Clubman, qui peut recevoir de puissants 5 cylindres essence (230 ch) et diesel (180 ch).