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Essais

Essai et avis Mercedes-Benz GLS

Sous ses airs de grand SUV sept places tout confort, le GLS cache un vrai baroudeur capable d'affronter neige et verglas grâce à ses quatre roues motrices permanentes. Un grand luxe qui ne renonce pas à l'efficacité tout-terrain, même sur piste glacée.

Essai Mercedes GLS

Dans l'harmonisation de sa gamme de SUV, le dernier-né de Mercedes vient compléter un ensemble qui se décline désormais sous les appellations GLA, GLC et GLE — à noter que la Classe G, le véritable 4x4 pur et dur, reste au catalogue.

Mais revenons à ce GLS. Il ne faut pas s'y tromper : ce véhicule est la version restylée du GL, c'est-à-dire un SUV haut de gamme pouvant transporter sept personnes dans des conditions de confort et de sécurité hors du commun. Sous l'aspect grand luxe de ses équipements se cache aussi un baroudeur en mesure d'affronter les conditions routières les plus délicates : quatre roues motrices permanentes, systèmes électroniques et différents modes de conduite en font un véhicule d'une redoutable efficacité.

Une efficacité qu'il nous a été permis de tester sur une piste fermée à la circulation, recouverte de glace et de neige. Même équipé de pneus hiver, le véhicule d'essai affiche une adhérence incroyable, apportant une marge de sécurité importante dans une utilisation quotidienne. Avec un poids sur la bascule de 2,4 tonnes, ce SUV est doté de multiples dispositifs qui gèrent en permanence la motricité, le freinage, les rapports de boîte (elle en compte neuf, sept pour la version AMG), etc. Pour le conducteur, le système reste d'une grande simplicité : la régulation du comportement dynamique se fait via une molette qui sélectionne l'un des programmes de conduite proposés — confort, verglas, sport, offroad et individuel. En mode verglas, par exemple, la voiture démarre en seconde tandis que les accélérations restent modérées. Plus généralement, la suspension pneumatique Airmatic garantit un comportement routier stable, avec notamment une absence de roulis.

À l'intérieur, le GLS se distingue par un habitacle qui souligne son caractère haut de gamme, suffisamment spacieux pour accueillir jusqu'à sept passagers dans les meilleures conditions — d'où, pour la petite histoire, son énorme succès sur le marché chinois, deuxième marché après les États-Unis, où ce SUV sept places permet de transporter en toute sécurité parents, enfant et grands-parents. Sur le marché français, le GLS fera certainement moins bien que ses trois petits frères GLA, GLC et GLE, mais devrait tout de même trouver preneur chaque année auprès de quelques centaines d'acheteurs. Côté motorisations, le GLS est disponible avec une version diesel développant 258 ch (GLS 350 d) et trois versions essence : un V6 de 333 ch pour le GLS 400, un V8 de 455 ch pour le GLS 500, et, pour la version reine, un autre V8 de 585 ch pour l'AMG GLS 63.

Le GLS séduit par son confort, son niveau d'équipement, sa stabilité au regard de son poids et de ses dimensions, sa facilité de conduite, et des sièges de troisième rangée qui se plient et se déplient grâce à un système électrique agissant en douceur, limitant le risque de pincement. Il pèche par son encombrement et par une consommation supérieure de 4 litres aux chiffres annoncés, constatée lors d'un essai sur routes de montagne.

La version 350 d testée, à boîte automatique 9 vitesses, atteint 222 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 7,8 s, pour une consommation mixte de 7,1 l/100 km et 155 g/km de CO2. Elle mesure 5,13 m de long, 1,93 m de large et 1,85 m de haut, pour un empattement de 3,07 m, un réservoir de 100 litres, un poids de 2 455 kg et un coffre de 680 à 2 300 litres. Son moteur V6 diesel de 2 987 cm³ développe 258 ch pour un couple de 620 Nm entre 1 600 et 2 400 tr/min. Les tarifs vont de 88 000 € (GLS 350 d 4Matic) à 146 000 € (AMG GLS 63 4Matic).

Sur ce segment, le GLS affronte le Range Rover qui, malgré les années, n'a pas pris une ride — mieux, comme le bon vin, il ne cesse de s'améliorer en vieillissant ; pour ceux qui aiment à la fois l'efficacité et une certaine touche typiquement british, il est aussi disponible en empattement long, à partir de 133 300 €, et s'illustre par des capacités de franchissement hors normes. Il croise aussi le Volvo XC90, moins puissant et moins cher, une alternative pour ceux qui recherchent un SUV d'un certain gabarit — attention toutefois, si le XC90 est bien proposé avec une transmission intégrale, les premiers modèles, comme celui à moteur diesel de 190 ch, n'ont qu'une transmission avant.

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