Essai et avis Mercedes-Benz GLC break
Le GLC est le digne héritier de la Classe C, dont il reprend l'essentiel à bord, mais version SUV : une alternative au break classique, avec une carrosserie plus haute et, au lancement, quatre roues motrices permanentes de série sur toutes les versions.
L'acte 1 de cette réorganisation de la gamme SUV avait été marqué par le lancement du GLA. Aujourd'hui, un nouveau chapitre s'ouvre avec le Mercedes GLE, le GLE Coupé et surtout le Mercedes GLC. Comme on peut le constater, l'harmonisation commence dès l'appellation, avec une reprise, pour tous les SUV de la marque, du préfixe GL.
Dans l'immédiat, nous avons choisi de nous intéresser au GLC. Ce tout nouveau véhicule est le descendant direct de la Classe C : en entrant dans la voiture, on ne s'y trompe pas, en retrouvant l'essentiel des éléments de la berline ou du break — un break dont il est clairement une alternative, avec toutefois un seuil de chargement plus élevé.
D'ailleurs, la grosse différence se caractérise au niveau de la carrosserie, logiquement plus haute. Dans la phase de lancement, toutes les versions proposées sont équipées de quatre roues motrices permanentes, un système que Mercedes baptise 4Matic. Plus long de 12 cm que l'ancien GLK dont il est censé prendre la succession, le GLC se caractérise surtout par des formes beaucoup plus douces et plus rondes. Comme c'est le cas pour l'ensemble des véhicules de la marque, la qualité est au rendez-vous : ajustement des éléments de carrosserie, matériaux intérieurs et soin dans les finitions en sont les principales illustrations.
Conduite
Sur la route, le GLC, dont toutes les versions sont équipées d'une boîte automatique à 9 rapports, se caractérise par une grande douceur de fonctionnement : le passage des vitesses est quasi imperceptible, ce que les amateurs de confort apprécieront. Si cela demeure une qualité au quotidien, les amateurs d'une conduite plus sportive resteront en revanche sur leur faim — on peut regretter un certain manque d'anticipation lors des rétrogradages, y compris en mode Sport, qui reste néanmoins le mode à privilégier si l'on aime la fermeté et une conduite plus dynamique : dans cette configuration, le roulis est quasi inexistant.
Sur les deux modèles GLC 220 d et GLC 250 d que nous avons pu tester, tous deux équipés du même bloc 4 cylindres, on note une différence de vivacité : si le 220 d est largement suffisant pour un usage quotidien classique, le 250 d, qui développe 204 ch au lieu de 170, avec un couple moteur supérieur de 25 %, offre un agrément de conduite indéniable. Pour le reste, les prestations de base sont à un bon niveau, et pour ceux qui veulent se faire plaisir, l'offre GLC se décline en plusieurs lignes, avec en complément la possibilité d'y adjoindre divers packs et options, selon les goûts et surtout les moyens financiers de l'acquéreur.
Le GLC séduit par le confort de ses sièges, le sérieux de sa fabrication, son équipement, son ergonomie et son silence de fonctionnement. Il pèche par une tendance au roulis en mode Confort et un certain manque de réactivité de la boîte automatique en mode Sport.
Techniquement, la version 220 d testée atteint 210 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 8,3 s, pour des consommations de 5,5 à 6,3 l/100 km en ville, 4,7 à 5,1 l en route et 5 à 5,5 l en mixte, pour 129 g/km de CO2. Elle mesure 4,66 m de long, 1,89 m de large et 1,64 m de haut, pour un empattement de 2,87 m, un réservoir de 66 litres, un poids de 1 845 kg et un coffre de 550 à 1 600 litres. Son moteur 4 cylindres diesel de 2 143 cm³ développe 170 ch et un couple de 400 Nm à 1 750 tr/min. Les tarifs s'échelonnent, en essence, de 44 000 à 56 100 € pour le GLC 250, et en diesel de 46 150 à 58 250 € pour le GLC 220 et de 47 500 à 59 600 € pour le GLC 250.
Sur ce segment, le GLC 220 d affronte le BMW X3, concurrent direct puisque la Série 3 est elle-même la rivale de la Classe C : positionné lui aussi haut de gamme, il se distingue extérieurement par des feux allongés qui lui apportent une certaine élégance, et propose côté moteurs une large gamme de 4 cylindres essence et diesel, mais aussi des 6 cylindres de 306 ch en essence ou 313 ch en diesel. Il croise aussi le Porsche Macan : si le prix n'est pas un obstacle, le constructeur allemand fait une remarquable percée dans le domaine des SUV, et le Macan S Diesel, avec son turbodiesel de 258 ch (190 kW), s'impose pour qui veut rester raisonnable — sa particularité est de développer le couple le plus puissant de la gamme, 580 Nm, de quoi bien caler les occupants dans leur siège lors des accélérations.