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Essais

Essai et avis Volkswagen Touran Sur base Golf Sportsvan

Version rallongée de la Golf Sportsvan, le nouveau Touran gagne en longueur, en largeur et en empattement pour viser le haut du segment des monospaces compacts, jusqu'à 7 places à la clé. De quoi faire trembler une concurrence pourtant bien installée.

Essai Volkswagen Touran

Commercialisé en 2003, le Touran est le premier monospace compact de la firme de Wolfsburg. Il revient cet automne avec des ambitions décuplées et de nombreux atouts : modularité et habitabilité améliorées, équipements en hausse, connectivité et confort routier lui procurent des prestations qui peuvent faire trembler la concurrence.

Dans le haut du segment. Ce dernier opus, qui se présente comme une version rallongée de la Golf Sportsvan, adopte des lignes plus modernes tout en conservant les codes stylistiques chers à la marque. Le look cubique demeure, mais l'ensemble s'avère plus dynamique, avec entre autres une calandre à trois lamelles, des optiques effilées, des flancs et un hayon plus droits. Plus long et plus large que son prédécesseur (+13 cm en longueur, +4 cm en largeur et +11 cm d'empattement), ce Touran de 4,53 m se hisse dans le haut du segment, et peut être configuré en 7 places (option à 580 €) en recevant deux sièges escamotables au troisième rang.

Design et allure

Esthétiquement peu modifié, ce monospace du groupe VAG l'est en revanche sur le fond : il remporte le prix de l'espace intérieur, avec une habitabilité arrière record. Les sièges peuvent coulisser sur 20 cm, tandis que les portes ont été élargies pour faciliter l'accès. Record également pour le volume du coffre, qui passe de 834 à 1 980 litres sièges rabattus. On l'aura compris, ce Touran, à l'ergonomie bien pensée, est conçu pour les familles, un vrai gendre idéal !

Tout connecté. Les ingénieurs de Volkswagen ont par ailleurs enrichi l'équipement, digne de celui d'un modèle premium, avec une mention spéciale pour le grand toit vitré ouvrant, disponible en option, qui inonde l'habitacle de lumière. Le dessin de la planche de bord évolue, avec au centre de la console un large écran multimédia tactile. La qualité des matériaux et de l'assemblage progresse, dans une gamme organisée autour de trois finitions. L'entrée de gamme Trendline propose déjà la climatisation, l'ordinateur de bord, la détection de fatigue du conducteur, le régulateur de vitesse, le Bluetooth, un système radio et multimédia couleur, ainsi que 7 airbags.

Les moteurs, deux essence TSI (110 et 150 ch) et trois diesel (110, 150 et 190 ch), tous aux normes Euro 6, consomment en moyenne 19 % de moins que leurs prédécesseurs selon le constructeur, et se situent pour la plupart dans la zone neutre du bonus-malus. Les blocs 110 ch d'entrée de gamme n'altèrent pas l'agrément de conduite, grâce à une boîte manuelle 6 vitesses bien étagée et un comportement routier rigoureux. La plage d'utilisation du TDI est certes réduite, mais l'acheteur d'un Touran n'est pas un maniaque des montées en régime. Le Touran TSI 110 se montre quant à lui plus silencieux, plus souple au quotidien, et aussi moins onéreux à l'achat.

Doté d'une belle habitabilité, d'une modularité exemplaire et d'équipements dans l'air du temps, le Touran a le profil d'un premier de la classe. La grande majorité des monospaces étant commercialisés en version diesel (94 % pour le Touran), la crise qui touche Volkswagen pourrait toutefois modifier cette tendance.

Parmi ses points forts, on retient l'habitabilité, la modularité, le comportement routier et l'amortissement. On regrettera en revanche un châssis peu dynamique, un tarif élevé, de nombreuses options et un design classique.

Sur le plan technique, cette version à transmission avant et boîte mécanique 6 rapports atteint 208 km/h, avec un 0 à 100 km/h en 9,3 secondes, pour une consommation moyenne normalisée de 4,5 l/100 km et des émissions de CO2 de 116 g/km. Elle mesure 4,53 m de long, 1,83 m de large et 1,66 m de haut, pour un réservoir de 58 litres, un poids de 1 550 kg et un coffre de 743 à 1 980 litres. Son moteur 4 cylindres en ligne diesel de 1 968 cm3 développe 150 ch DIN à 3 500 tr/min pour un couple de 340 Nm à 1 750 tr/min. La gamme, répartie en trois finitions, s'échelonne ainsi : 1.2 TSI 110 ch de 24 760 à 30 380 €, 1.4 TSI 150 ch de 29 860 à 32 470 € (31 610 à 34 220 € en DSG), 1.6 TDI 110 ch de 28 000 à 33 620 € (29 750 à 35 370 € en DSG), 2.0 TDI 150 ch de 32 700 à 35 310 € (34 450 à 37 060 € en DSG), et 2.0 TDI 190 ch en DSG à 38 370 €.

La Volkswagen Touran face à ses concurrentes

Face à lui, le Citroën C4 Picasso HDi 150 (à partir de 32 550 €), monospace compact le plus vendu en Europe, reste toujours aussi audacieux, avec de l'originalité dans le design, tant à l'extérieur que dans l'habitacle, à l'image de ce grand pare-brise rejeté très loin qui donne une sensation d'espace. Associé à la boîte EAT6, son moteur 150 BlueHDi confère une grande douceur de fonctionnement et une impression de rouler sur des coussins, tout en étant capable de tenir un bon rythme grâce à un couple (370 Nm) bien présent dans les bas régimes. Côté modularité, il exploite très bien ses acquis, avec les deux derniers rangs escamotables dans le plancher. Le Renault Scenic 2.0 dCi 150 (à partir de 36 200 €), de son côté, reste d'abord une voiture à vivre, appréciée pour sa convivialité : au volant, on se sent comme dans une bonne berline, même si les suspensions sont plus fermes, ce qui limite au moins le roulis. Avec son 2.0 dCi de 150 ch, disponible uniquement en boîte auto, il ne manque jamais de puissance malgré ses 1 650 kg revendiqués, et se montre référence sur le plan dynamique. Dommage que la manipulation des sièges reste un peu fastidieuse, et que cette version, qui émet 184 g/km de CO2, soit redevable d'un malus de 3 000 €.

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