Essai et avis Subaru Forester
Peu connue en France malgré 707 000 ventes mondiales et ses titres en rallye avec l'Impreza, Subaru peaufine son Forester avec plus d'habitabilité et de confort. Consommation et sécurité progressent, mais design intérieur austère et malus pesant.
Avec 707 000 voitures vendues dans le monde, Subaru n'a pas à rougir. Méconnue en France - mis à part les titres remportés en championnat du monde des rallyes de 1995 à 1997 avec l'Impreza - cette marque japonaise a du mal à percer dans l'Hexagone. Et pour cause, trouver un concessionnaire Subaru dans le Grand Ouest relevait, il y a quelques années à peine, de l'impossible, ou du moins, du très compliqué.
Cette période est presque révolue. L'objectif de Subaru France est désormais d'avoir au moins un relais dans chaque département, et pour cette année de franchir la barre des 2 000 voitures vendues en France.
Passer du break surélevé au SUV en 15 ans, Subaru l'a fait avec son Forester, acte IV. Cette nouvelle génération - la dernière remonte à 2007 - possède des lignes plus épurées et un plus grand volume, mais inspire toujours la même robustesse. Côté conduite, elle apparaît un peu plus dynamique. Elle conserve toujours son originalité, propre à Subaru, en associant une transmission intégrale à des motorisations de type Boxer pour continuer à optimiser son équilibre. Sur terrain glissant, le Forester se montre à l'aise. Sa transmission intégrale permet la répartition à égalité sur les trains avant et arrière. Rappelons aussi que Forester est un 4 roues motrices, là où beaucoup s'arrêtent à deux.
Côté moteur, le Forester se décline en essence 2 litres 150 ch, 2 litres turbo 240 ch ou encore un diesel, 2 litres 147 ch. Mais attention au malus sur la gamme essence qui peut vite monter.
Pour cette 4e génération, le côté pratique et fonctionnel du Forester demeure. L'habitacle a bénéficié de nouvelles améliorations, avec des sièges plus confortables et des rangements. Seul bémol, le design intérieur : même s'il rappelle la robustesse de ce SUV, il apparaît quelque peu austère.
Sans être révolutionnaire, cette 4e génération accompagnera de nombreuses familles dans leurs promenades au quotidien.
Points forts
- Plus grande habitabilité
- Retouches esthétiques extérieures
- Consommation
- Confort
- Sécurité
Points faibles
- Design intérieur austère
- Hauteur d'ouverture du coffre
- Malus
Boîte : manuelle 6 vitesses. Vitesse maxi : 190 km/h. Consommation mixte : 5,7 l/100 km (moyenne constructeur). Longueur : 4,60 m. Largeur : 1,80 m. Hauteur : 1,74 m. Poids : 1 540 kg. Coffre : de 505 à 1 592 litres. Émission de CO2 : 150 g/km (malus de 400 €). Réservoir : 60 l. Moteur : 4 cylindres T-diesel. Cylindrée : 1 998 cm3. Puissance : 147 ch à 3 600 tr/mn. Couple : 350 Nm à 1 600 tr/mn. Transmission : 4x4 permanent.
La Subaru Forester face à ses concurrentes
Land Rover Freelander TD4S, à partir de 28 450 € : Le Freelander (158 à 185 ch) est un sérieux concurrent. Outre sa transmission évoluée Terrain Response, il peut compter sur ses qualités naturelles. À l'aise en tout-terrain, il l'est aussi sur la route avec un très bon niveau de confort et son diesel. Mais son prix et sa consommation sont élevés. L'introduction d'un système Stop & Start limite les dégâts sans faire de miracle.
Mazda CX-5, 119 à 155 ch, à partir de 28 450 € : Le CX-5 n'est pas généreux qu'en taille : ses moteurs affichent des cylindrées et des puissances plutôt copieuses, sans toutefois pénaliser les consommations et émissions de CO2. La technique « SkyActiv » conditionne toutes les mesures prises pour consommer moins et afficher plus de dynamisme. Traction avant ou transmission intégrale, boîte automatique ou manuelle, tout est possible avec Mazda.