Essai et avis Mercedes-Benz SLK 2e génération
Pionnière du coupé-cabriolet moderne depuis 1996, la Mercedes SLK revient en deuxième génération légèrement allongée et plus racée. Son toit rigide se transforme en 22 secondes, et la ligne reste préservée grâce à des arceaux fixes discrets.
Depuis que Peugeot a envahi le marché avec sa 206 CC, on a presque oublié que c'est à Mercedes que l'on doit d'avoir mis en avant tous les attraits d'un coupé-cabriolet moderne. C'était en 1996, avec le lancement de la première SLK, dont 10 600 exemplaires ont été distribués en France. La deuxième génération arrive ce mois-ci, avec des arguments encore plus convaincants. Légèrement allongée et élargie, elle reste néanmoins compacte et gagne en personnalité grâce à des contours plus marqués et une face avant beaucoup plus racée.
Son toit en place en fait un élégant coupé assurant une bonne isolation phonique, que l'on peut transformer d'un seul bouton, en 22 secondes seulement, en un cabriolet très pur. Les arceaux fixes installés derrière les appuie-têtes ne dénaturent pas la ligne, et le toit ainsi que la lunette arrière disparaissent totalement dans le coffre en laissant un volume de bagages raisonnable, plus important que dans l'ancien modèle. Les occupants, toujours limités à deux, ne se priveront donc pas de rouler cheveux au vent, les remous d'air étant bien atténués par le pare-brise et le coupe-vent livré de série. Mercedes a même prévu — une première mondiale — un chauffage de la nuque par air chaud, grâce à des buses installées dans les appuie-têtes. Le luxe !
L'habitacle donne satisfaction par la qualité des matériaux utilisés et la bonne finition. Mais l'assise très basse et la position de conduite très allongée peuvent ne pas plaire à tout le monde. Confortable en suspension standard, la SLK procure un grand plaisir de conduite et accepte d'être menée sportivement dès la version de base, propulsée par un moteur 1.8 à compresseur de 163 ch associé à une boîte manuelle à 6 rapports. Plus performante et plus agréable au freinage, la 360 V6 de 272 ch apporte surtout l'intérêt d'une boîte automatique à 7 rapports disponible en option — mais son prix flirte alors avec les 49 000 €, sans compter les options éventuelles.
La SLK séduit par un design de caractère et l'harmonie de ses formes, son système de toit rétractable rigide, son plaisir de conduite et des remous d'air limités. Elle pèche par des prix élevés, une course de pédale de frein un peu longue, peu d'espaces de rangement et l'impossibilité de remonter les petites vitres arrière en position cabriolet.
Techniquement, c'est une propulsion, coupé-cabriolet 2 portes, 2 places, longue de 4,08 m, large de 1,77 m et haute de 1,29 m, pour un coffre de 300 litres (208 litres toit replié) et un réservoir de 70 litres. Le 1.8 à compresseur, de 1 796 cm³, développe 163 ch dans la SLK 200 Kompressor, tandis que le V6 3.6 de 3 498 cm³ en développe 272 dans la SLK 360. La boîte est manuelle à 6 rapports ou automatique à 6 ou 7 rapports selon la version, pour des consommations mixtes normalisées allant de 8,7 à 10,6 l/100 km.
Sur ce segment, la SLK affronte la BMW Z4, du même gabarit mais à la carrosserie plus typée, dépourvue de toit rigide escamotable (sa capote électrique repliée libère toutefois un peu plus de place dans le coffre) ; plus sportive de tempérament, elle est proposée avec un 2,6 l de 192 ch ou un 3 l de 231 ch à partir de 40 900 €, pour un intérieur moins chaleureux. L'Audi TT, proposée en coupé et en roadster à partir de 31 930 €, a quant à elle perdu l'attrait de ses débuts, mais démarre à des prix plus accessibles avec des quatre-cylindres de 160, 180 et 226 ch ; la gamme culmine en Quattro avec un V6 de 260 ch et une boîte séquentielle à double embrayage.