Essai et avis Kia Carens 2.0 CRDi 140
Avec ce nouveau Carens, Kia frappe fort dès l'entrée de gamme : ESP, six airbags et climatisation dès 21 600 €, garantie 7 ans comprise. Plus compact que son prédécesseur, ce monospace mise sur l'accessibilité pour grimper dans le top 10 européen.
Ce nouvel opus, le III, constitue une nouvelle étape clé dans la stratégie de Kia. Déjà bien implantée en France depuis que la marque garantit ses voitures 7 ans ou 150 000 km, Kia entend se classer parmi les dix plus grands constructeurs en Europe, notamment grâce à ce nouveau monospace compact. L'ambition du constructeur coréen est de vendre 6 000 unités par an en France.
Déjà, rien qu'avec le prix et cette fameuse garantie, le Carens attire l'œil, et pas seulement celui des ménages. À 21 600 € en entrée de gamme, Kia annonce la couleur et se montre généreux : ESP, six airbags, aide au démarrage en côte, éclairages diurnes à LED, vitres électriques avant et arrière, climatisation manuelle.
Et ce nouveau Carens ne manque pas de style. Pas très haut, limite typé berline, il affiche une certaine dynamique. Plus petit que son prédécesseur, avec désormais 4,52 m de long, il se rapproche du Grand Scénic (4,58 m). Il existe également en 7 places et sa modularité permet de nombreuses configurations.
Côté motorisation, on trouve en diesel le bloc 1.7 CRDI, décliné en deux niveaux de puissance, 115 et 136 ch. En essence, le choix unique se porte sur le 1.6 GDi développant 135 ch. Tous les moteurs sont accompagnés d'une transmission manuelle à 6 rapports ; le diesel le plus puissant est également disponible avec une boîte automatique à 6 vitesses.
Pour qui est réfractaire à l'univers des monospaces, le Carens se révèle aussi séduisant que plaisant à conduire, même si son côté dynamique semble un peu moins présent une fois installé derrière le volant. Sa volonté de mimétisme avec l'univers des berlines lui confère une personnalité attachante.
Soigné en matière de présentation et de modularité, le Carens se démarque surtout par un rapport prix-équipement bien placé et sa fameuse garantie de sept ans. Reste un coffre un peu juste et des places de troisième rang réservées au dépannage, mais avec sa nouvelle silhouette, ces imperfections sont vite oubliées.
La garantie de 7 ans ou 150 000 km, l'équipement généreux, le confort général et la modularité figurent parmi les points forts relevés lors de cet essai. On lui reproche en revanche de ne pas être très vif et d'avoir des rapports de boîte un peu longs.
Sur la fiche technique, le diesel 136 ch essayé développe un couple de 331 Nm entre 1 750 et 2 500 tr/min, associé à une boîte manuelle à 6 rapports ; il atteint 191 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 10,4 secondes. La consommation mixte annoncée par le constructeur est de 4,9 l/100 km (5,8 l en ville, 4,3 l sur route), pour des émissions de CO2 de 127 g/km. Le Carens mesure 4,52 m de long, 1,80 m de large et 1,60 m de haut, avec un réservoir de 58 litres, un coffre de 492 à 1 694 litres et un poids de 1 147 kg. Le moteur 4 cylindres en ligne de 1 685 cm3 développe 136 ch à 4 000 tr/min.
La Kia Carens face à ses concurrentes
Face à lui, le Peugeot 5008, à partir de 22 900 €, est parvenu à se faire une place dans ce marché des monospaces : son HDi 150 se montre très agréable à conduire (29 600 € en cinq places, 700 € de plus en sept places), tandis que le HDi 115 reste plus raisonnable (27 700 € en finition Active, toujours moins bien doté que le Carens) mais un peu juste en performances à pleine charge. Comme chez Kia, la modularité y est astucieuse et le poste de conduite rappelle une berline, mais le 5008 manque de rangements. Le Toyota Verso, également à partir de 22 900 €, restylé en mars, se distingue lui aussi par une modularité soignée, avec des sièges escamotables dans le plancher, et un troisième rang légèrement plus vivable que ses rivaux (7 places pour 700 € de plus). Il est le seul à égaler le Carens en matière de prix et d'équipement, même s'il manque également de coffre, avec 484 litres en cinq places, et que son agrément de conduite n'atteint pas celui des monospaces français.