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Essais

Essai et avis Chrysler Crossfire Roadster

Dérivé de la Mercedes SLK dont il reprend mécanique et plateforme, le Chrysler Crossfire séduit par sa ligne originale et ses performances. Sa capote monocouche, moins isolante qu'un toit rétractable, génère bruits et remous à vitesse élevée.

Le nouveau Chrysler Crossfire Roadster

Une marque « haut de gamme » se sentirait déshonorée si elle n'avait pas dans sa gamme coupés et cabriolets. Chrysler avait bien des cabrios « convertibles » Sebring et PT Cruiser, mais le premier n'est pas adapté à l'Europe et le second trop marginal. Alors, après avoir dérivé son Crossfire Coupé d'une Mercedes SLK, Chrysler double la mise avec un Roadster.

Il reprend le même principe, base mécanique Mercedes SLK, plateforme, moteur, boîtes, trains roulants, planche de bord, design Chrysler pour tout le reste. Cela dit, le SLK offre un toit tôle rétractable alors que le Roadster Crossfire arbore une simple capote en toile, monocouche et non doublée, se gonflant à grande vitesse et offrant moins d'isolation thermique. C'est d'autant plus étonnant que le fabricant du Roadster Crossfire n'est autre que l'excellent carrossier allemand Karmann, qui travaille depuis 50 ans pour VW et produit d'excellentes capotes multicouches.

Associée à une vraie vitre arrière chauffante, elle est peu encombrante mais réduit toutefois la malle de 190 à 104 litres une fois repliée. Dépourvu de filet anti-remous, le Crossfire Roadster décoiffe ses passagers. Voilà un cabrio « à l'ancienne », même si sa capote électrique s'ouvre ou se ferme en 22 secondes.

Heureusement, la mécanique SLK de première génération apporte son lot de sensations et d'agrément. Les 218 ch du V6 suffisent largement, surtout avec la boîte manuelle 6, pour 250 km/h et 6,5 secondes au 0-100 : le Crossfire est d'autant plus sportif et sympathique à piloter que ses suspensions travaillent bien grâce à une plateforme rigidifiée par 36 kilos de renforts.

Avec son confort préservé, le bruit mélodieux du moteur V6, sa bonne finition, son système audio de qualité et sa ligne vraiment dynamique et originale, le Roadster Crossfire est une belle réussite. Au point qu'il est aujourd'hui plus cher que la Mercedes SLK de deuxième génération !

Notre avis sur la Chrysler Crossfire Roadster

Points forts

  • Une ligne originale
  • La position de conduite
  • Les performances
  • La boîte 6 rapports
  • Le confort
  • L'équipement
  • La finition

Points faibles

  • Une capote en tissu monocouche
  • Bruits à haute vitesse
  • Un manque de rangements
  • Remous une fois décapoté
  • L'absence de filet
  • Roue de secours

Ce Chrysler Crossfire Roadster, cabriolet 2 places à propulsion, mesure 4 m de long, 1,7 m de large et 1,3 m de haut. Le coffre offre de 104 litres décapoté à 190 litres capoté, pour un réservoir de 60 litres. Le moteur essence V6 de 3 199 cm³ développe 218 ch et 310 Nm de couple à 3 000 tr/min, associé à une boîte manuelle à 6 rapports ou automatique à 5 rapports. Les consommations normalisées s'établissent, en boîte manuelle, à 15,4 l/100 km en cycle urbain, 7,6 l/100 km en cycle extra-urbain et 10,4 l/100 km en cycle mixte, contre 14,3, 7,7 et 10,1 l/100 km en boîte automatique.

Sur ce segment, le Chrysler Crossfire affronte l'Audi A4 Cabrio (à partir de 35 380 €), plus long de 50 cm et plus discret, offrant 4 vraies places et un grand coffre de 445 à 720 litres, sportif grâce à un V6 de 220 ch mais ratissant large avec des transmissions quattro et des moteurs turbo essence (1.8 T 163 ch) et diesel (V6 TDI 163 ch), ainsi que la Mercedes Classe SLK (à partir de 35 380 €), dont la nouvelle génération dépasse le Crossfire, bâti sur un SLK 1 vieux de 8 ans, avec des lignes plus fluides et élégantes, un V6 de 272 ch et un V8 AMG de 360 ch, un toit repliable encore plus compact et le système Airscarf chauffant la nuque une fois décapoté.

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