Essai et avis Nissan Murano Première génération
Dessiné dans le centre de style californien de Nissan, le premier Murano séduit par ses lignes galbées et son confort de conduite soigné. Un SUV élégant et bien équipé, mais gourmand, encombrant et sans option diesel.
Quand on s'appelle Murano, comme l'île abritant les fameux verriers vénitiens, on ne peut qu'exciter l'imagination et donner envie. C'est le cas du nouveau 4x4 de Nissan, un SUV (véhicule de loisirs) dessiné dans le centre de style californien de la marque japonaise.
Perché sur de grandes roues de 18 pouces, élégant et racé, il séduit par ses lignes joliment galbées, particulièrement avantageuses en couleur cuivre. L'habitacle plaît aussi par son style épuré et bien organisé, laissant toutefois filtrer une qualité de fabrication en retrait par rapport à celle de ses luxueux rivaux.
Cela n'enlève rien au confort de conduite ressenti dès l'installation dans des sièges à réglages électriques, le pédalier pouvant être ajusté de la même façon pour compenser l'absence de réglage du volant en profondeur. Ce détail trahit qu'à l'origine, le Murano a été conçu pour les États-Unis, où il est commercialisé depuis deux ans. Sa diffusion en Europe a nécessité 1 500 modifications touchant la structure et la rigidité, les réglages des trains roulants, le refroidissement... Il arrive donc bien adapté pour nos routes, sur lesquelles il procure un grand agrément de conduite dû à la souplesse de ses suspensions préservant le confort comme la tenue de route, bonifiée par une transmission intégrale à prédominance sur l'avant.
Malgré son poids élevé, le Murano affiche de bonnes performances, puisqu'il est motorisé par un V6 à essence de 3,5 l, le même que celui équipant la Renault Vel Satis, avec juste quelques chevaux en moins. Bien sûr, il consomme pas mal (surtout en ville), mais comme aucun diesel n'est proposé, on appréciera à sa juste valeur la vigueur et la discrétion de ce V6 associé à la douceur de la transmission à variation continue (CVT).
Doté notamment d'une astucieuse banquette repliable, d'une caméra de recul en couleurs et d'un efficace système audio, le Murano ne laisse la place à aucune option, tout est compris, même l'originalité de rouler dans un véhicule tout à fait digne de faire rêver. Bon Noël !
Points forts
- Design très réussi
- Agrément de conduite
- Habitabilité, confort
- Équipements
- Modularité, coffre
- Comportement
- Prix compétitif
Points faibles
- Encombrement
- Consommation
- Finition
- Pas de diesel
- Léger manque d'assistance de direction en manœuvre
- Levier de vitesses trop à droite
4x4, 5 portes, 5 places. Longueur : 4,77 m. Largeur : 1,88 m. Hauteur : 1,70 m. Coffre : 438 à 877 l. Réservoir : 82 l. Moteur à essence 3,5 l V6, 3 498 cm3, 234 ch. Boîte de vitesses automatique à variation continue. Consommations normalisées en l/100 km, en cycle urbain, extra urbain, mixte : 17,2 - 9,5 - 12,3.
La Nissan Murano face à ses concurrentes
Lexus RX 300, à partir de 45 550 € : Rivale japonaise du Murano, la Lexus en impose par sa présentation, sa finition et son insonorisation. Elle aussi est motorisée par un 6 cylindres à essence, un 3 l développant 204 ch, associé à une boîte de vitesses automatique à 5 rapports. Consommations très proches. La RX 300 est proposée en trois niveaux d'équipements.
Volkswagen Touareg V6 3.2, à partir de 45 550 € : À côté des versions diesel et V8 à essence, le Touareg est proposé avec un V6 3.2 l à essence de 241 ch. Plus à l'aise hors des routes que le Murano, il est disponible avec une boîte manuelle ou automatique à 6 rapports. Poids et consommations plus élevés. Bien fini, le Touareg dispose en option d'une suspension pneumatique.