Essai et avis Nissan Cube
Venu tout droit de l'imaginaire manga, le Nissan Cube cultive son atypisme avec sa vitre arrière en L, son hayon qui s'ouvre comme un frigo et son intérieur façon jacuzzi. Une vraie pièce de style, culte au Japon depuis plus de dix ans.
Gabarit réduit, silhouette atypique : le Cube, sorti de l'univers manga, fait recette au Japon depuis plus de dix ans. Il s'ajoute aux « petites » Note, Micra et Pixo, avant l'arrivée du Juke, le petit Qashqai baptisé Juke. Ses lignes asymétriques affichent près de 4 m de long, avec une volonté évidente de favoriser le volume et la luminosité.
La vitre arrière en L réunit esthétique et pratique pour la visibilité trois-quarts arrière et les manœuvres en ville. Le hayon est tranché lui aussi : il s'ouvre comme un frigo, une utilisation pas toujours évidente mais facilitée par plusieurs solutions d'ouverture.
Les designers nippons, s'appuyant sur les références d'un jacuzzi, ont aussi soigné l'intérieur dans un esprit lounge, avec un tableau de bord ondulé. Le reste suit : les commandes ressemblent à des gouttes d'eau, les vide-poches à des éclaboussures, et les sièges sont aussi confortables que des sofas.
L'esprit fun se retrouve aussi dans ce petit tapis à poils posé sur le tableau de bord ou les élastiques orange placés le long des poignées de porte. L'expression japonaise se veut également très zen, avec un store façon papier de riz situé sous le toit en verre. L'aspect global très cubique débouche sur un maximum d'espace pour tous les occupants.
La banquette arrière surélevée, coulissant sur 24 cm, offre une belle vision aux passagers tout en libérant un coffre de 225 à 403 litres. Le diesel est bien présent avec le 1.5 dCi de 110 ch, aux côtés de l'essence 1.6, silencieux et souple, également de 110 ch, avec une boîte mécanique à 6 rapports ou une transmission CVT. Ce Cube se montre très adroit en ville : son empattement lui permet de se faufiler sans risque dans le trafic, avec une bonne visibilité, et son diamètre de braquage de 10,2 m va dans le même sens.
Pour son lancement en France, le Cube se décline en deux finitions, Pure et Zen, plutôt bien équipées compte tenu de son prix.
Parmi les points forts : un intérieur original dans son aménagement et son dessin, un aspect pratique, et un espace généreux dédié au conducteur comme aux passagers. Côté points faibles : un prix un peu élevé, un confort de suspension perfectible et une insonorisation à revoir.
Côté fiche technique, le Nissan Cube dispose d'une boîte manuelle à 6 rapports, atteint 175 km/h sur circuit et passe de 0 à 100 km/h en 11,9 secondes. Ses consommations s'établissent à 6 l/100 km en ville, 4,7 l/100 km sur route et 5,2 l/100 km en mixte. Il mesure 3,98 m de long, 1,69 m de large et 1,67 m de haut, pour un empattement de 2,53 m, un réservoir de 52 litres, un poids de 1 375 kg et un coffre de 225 à 1 435 litres. Son moteur diesel 4 cylindres en ligne de 1 461 cm3 développe 110 ch à 4 000 tr/min, pour une transmission aux roues avant.
La Nissan Cube face à ses concurrentes
Face à lui, deux rivales se distinguent. Le Kia Soul, à partir de 14 990 euros, taillé pour affronter les citadines avec ses dimensions un peu plus imposantes (4,10 m de long, 1,78 m de large, 1,61 m de haut), vise un éventail de véhicules assez disparate au sein du segment B ; son ambiance bicolore donne une bonne impression générale et sa finition semble en progrès. Le Citroën C3 Picasso, à partir de 19 050 euros, doit une bonne part de son succès à sa ligne, qui ne sacrifie ni l'espace intérieur ni la modularité. Ses qualités dynamiques sont à l'avenant, avec un freinage secondé par un ABS bien calibré, efficace et équilibré, une tenue de route sûre et plaisante, et un confort de suspension très satisfaisant à vide comme en charge.