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Essais

Essai et avis Kia Sportage 3e génération

Signé Peter Schreyer, le Kia Sportage affiche une silhouette musclée qui a séduit l'Europe, au point qu'il faut patienter cinq mois pour l'obtenir. Son allure atypique doit beaucoup à l'absence de vitre de custode, qui dégrade un peu la visibilité.

Le Kia Sportage 3 soigne son allure

Œuvre du désormais célèbre Peter Schreyer, créateur de l'Audi TT, le Kia Sportage, dernier-né des SUV compacts, se pare d'une silhouette musclée avec ses larges épaules qui reflètent parfaitement l'audace et le dynamisme de la marque sud-coréenne. En rupture totale avec la précédente version, ce qui n'est pas un mal, le Sportage, qui partage avec son cousin Hyundai, l'ix35, la plateforme, les trains roulants et les mécaniques, a tout de suite séduit les marchés européens dans un segment pourtant hautement concurrentiel. Du coup, on se « bat » aujourd'hui, avec un minimum de 5 mois d'attente, pour obtenir le précieux sésame de cet insolent asiatique.

C'est surtout l'absence de vitre de custode, qui dégrade un peu la visibilité, qui lui donne cette allure si atypique, sans oublier la présence de phares LED qui lui confèrent un regard particulier. Côté accueil, il sait aussi recevoir, avec des assises au soutien satisfaisant et un espace généreux pour quatre adultes. En limitant la garde au sol à 17 cm et en se dotant de suspensions modernes, Kia cible son nouveau modèle comme un SUV routier ; de ce fait, opter pour les deux roues motrices reste le choix de la cohérence.

Quant au confort, il demeure son point fort : l'amortissement très souple gomme toutes les aspérités du macadam, au point que l'agilité de ce châssis n'occasionne que des mouvements de caisse peu prononcés dans les virages. Reste le quatre cylindres 2.0 turbo de 136 ch, cœur du marché en deux roues motrices. Peu vigoureux, il ne se réveille qu'au-dessus de 2 000 tr/min, avec des accélérations correctes grâce à ses 319 Nm de couple, ponctuées toutefois d'une sonorité un peu envahissante. Propre de conception, ses émissions ne dépassent pas 149 g/km de CO2, pour une consommation mixte de 5,7 l selon le constructeur. Une ultime bonne note.

Un style plaisant et original, un équipement complet, le confort et le comportement routier, la souplesse du moteur et la garantie de sept ans comptent parmi les points forts de ce Sportage 3. On lui reproche en revanche la qualité des plastiques, des mouvements de caisse perceptibles et un ressenti de direction perfectible.

Sur la fiche technique, cette version à boîte manuelle à 6 rapports atteint 182 km/h, avec une consommation mixte de 5,5 l/100 km (6,7 l en cycle urbain, 5 l en extra-urbain). Elle mesure 4,44 m de long, 1,85 m de large et 1,63 m de haut, avec un réservoir de 58 litres et un coffre de 564 à 1 353 litres. Le moteur 4 cylindres en ligne diesel, de 1 995 cm3, délivre un couple de 319 Nm entre 1 800 et 2 500 tr/min.

La Kia Sportage face à ses concurrentes

Face à lui, le Ford Kuga 2.0 TDCi, à partir de 27 650 €, abat la carte de la sportivité, sa face béante et sa troisième vitre latérale arrière lui conférant une certaine agressivité ; avec ses 140 ch, le bloc Ford affiche des performances honnêtes, 10,2 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, et se montre assez vif et maniable, se faufilant avec aisance en ville et abordant les virages avec des mouvements de caisse bien maîtrisés. Le Nissan Qashqai 2.0 dCi, également à partir de 27 650 €, SUV japonais qui ne domine pas le segment pour rien, se montre compact, performant et l'un des moins chers du lot ; ses lignes sont agréables et les modifications apportées au design ont contribué à améliorer son aérodynamisme, l'ajout d'isolants phoniques et d'un pare-brise acoustique ayant considérablement abaissé son niveau sonore.

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