Essai et avis Honda CR-Z
Avec son look inspiré du CRX des années 90 et son aérodynamisme travaillé jusque dans les moindres détails, le Honda CR-Z affiche des consommations comparables à celles d'une petite diesel de 90 ch, pour un prix resté raisonnable.
Après l'insipide petite familiale Insight II, les codes stylistiques de cette petite dernière se devaient d'être plus agressifs, les hybrides à prix raisonnables ne brillant pour l'instant pas vraiment par leur plastique. Avec son arrière inspiré du CRX des années 1990 et un avant au regard moderne souligné par une rangée de LED, ce CR-Z a fière allure. Sobre et séduisant, il fait de l'image son plus gros atout.
Son style général a en fait été étudié pour favoriser l'aérodynamisme de la voiture. Longueur du toit, courbure du hayon et de la partie vitrée, tout répond à une réduction de la traînée, donc aux performances et à la consommation. Dans l'ensemble, les chiffres sont comparables à la consommation d'une petite polyvalente diesel de 90 ch.
Pour proposer le CR-Z à un prix raisonnable, Honda a joué de la synergie entre ses autres modèles. Si l'empattement, les voies et les épures de suspension sont spécifiques au coupé, sa plateforme reprend les trains roulants et le moteur thermique de la Jazz américaine, ainsi que le bloc électrique de l'Insight.
Sous le capot, Honda a tout simplement choisi de combiner un moteur essence 1.5 VTEC de 114 ch à un bloc électrique de 14 ch, l'ensemble débouchant sur une puissance cumulée de 124 ch à un régime élevé de 6 100 tr/min. Si le CR-Z est une voiture à motorisation hybride, sa conduite s'apparente néanmoins à celle d'un modèle essence classique, puisqu'il n'est pas possible de rouler en mode tout électrique.
Cette motorisation offre un comportement inattendu. Rageur et prompt à monter dans les tours, le quatre cylindres dévoile un caractère typiquement Honda. Combiné à un poids de 1,2 tonne, cela ne profite guère aux accélérations. Ceux qui ne cherchent pas forcément des performances de premier ordre, mais préfèrent les nouvelles technologies et l'ambiance sportive, seront comblés par ce petit coupé hybride.
Lors de l'essai, le comportement routier, la commande de boîte, la garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le système hybride, l'intérieur high-tech et le rapport agrément mécanique/consommation ont constitué les principaux points forts. Un espace arrière sacrifié, des performances timides et un choix d'options restreint ont en revanche été relevés comme points faibles.
Sur la fiche technique, ce coupé associe une boîte mécanique à 6 rapports à une vitesse maximale de 200 km/h. La consommation mixte donnée par le constructeur s'établit à 5,0 l/100 km (6,1 l en cycle urbain et 4,4 l en cycle extra-urbain). La voiture mesure 4,08 m de long, 1,74 m de large et 1,395 m de haut, pour un empattement de 2,435 m et un réservoir de 40 litres. Le moteur, un quatre cylindres en ligne de 1 497 cm3 associé au système hybride IMA, développe une puissance maximale combinée de 124 ch à 6 100 tr/min et un couple maximal combiné de 174 Nm à 1 500 tr/min, pour une transmission aux roues arrière.
Sur ce segment, le CR-Z doit composer avec la Volkswagen Scirocco 1.4, à partir de 22 470 euros, petit coupé joliment dessiné et plein de caractère, dont le 1.4 TSI de 122 ch, grâce à sa double suralimentation, rivalise avec des cylindrées supérieures, hyper-réactif à bas régime et offrant un bon compromis confort/tenue de route. Il affronte aussi la Peugeot 207 CC, à partir de 17 800 euros, dont le look néo-rétro, l'offre généreuse de personnalisation avec douze teintes de carrosserie et les qualités dynamiques en font un succès, son comportement, dérivé de la C3, s'avérant bien plus incisif que celui de sa grande sœur grâce à des réglages de suspension peaufinés.