Essai et avis Fiat 500X Finition Sport
Pour résister à l'arrivée de rivales relookées comme le Captur ou le Juke 2, le Fiat 500X Sport mise surtout sur le style : bouclier ajouré, double sortie d'échappement et diffuseur arrière, sans réel travail sur ses aptitudes dynamiques.
À cette occasion, le petit crossover urbain transalpin soigne beaucoup plus son style que ses aptitudes dynamiques, histoire de ne pas tomber dans l'oubli alors que ses rivales fraîchement relookées — Peugeot 2008, Nissan Juke 2, Renault Captur — arrivent sur le devant de la scène. Reste à savoir si cette botte secrète de mi-carrière sera suffisante pour insuffler un vent nouveau au niveau des ventes.
À l'évidence, l'essentiel du travail sur cette finition Sport inédite a été réalisé sur le look du véhicule, le critère principal d'achat. C'est ainsi que l'accastillage du Fiat 500X Sport comprend un bouclier avant ajouré, une double sortie d'échappement, un diffuseur (factice) à l'arrière, un bas de caisse et des passages de roues couleur carrosserie, sans oublier le badge Sport sur l'aile avant et la teinte rouge (700 € en option), qui n'est pas sans rappeler une certaine marque au cheval cabré. Ces changements esthétiques se sont aussi accompagnés de quelques retouches techniques, comme une garde au sol rabaissée de 13 mm, des jantes de 19 pouces (400 €) avec des pneus spécifiques Dunlop Sport Maxx et des réglages de suspension raffermis, qui n'arrangent pas le confort.
Train avant s'inscrivant parfaitement en courbe, train arrière rivé au sol, mouvements de caisse bien maîtrisés : le 500X Sport a clairement repoussé ses limites d'adhérence. Grâce à ses optimisations, Fiat annonce moins de sous-virage (-26 %) et moins de survirage dans les conditions les plus extrêmes (-17 %). Sans être dans la performance d'une compacte en conduite enlevée, le 500X Sport se montre tout à fait alerte sur les parcours les plus sinueux. Cette version de la star italienne fait preuve d'un comportement routier étonnant pour un SUV.
Mais quel dommage que la boîte à double embrayage DCT à 6 rapports, paresseuse et souffrant d'une certaine inertie, vienne à ce point gâcher le plaisir de conduite de ce bloc 1.3 Turbo 150 chevaux, toujours prêt à répondre aux sollicitations grâce à son couple de 270 Nm à 1 870 tr/min. Du coup, c'est presque en ville que le crossover 500X Sport s'apprécie le plus, où la douceur de son Stop & Start et de sa direction en manœuvre sont appréciées. Sinon, l'habitabilité est correcte à l'avant comme à l'arrière, grâce aux 4,26 mètres de long, une belle taille pour un SUV citadin. Indéniablement, l'opération de charme est réussie.
Parmi les points forts : un moteur performant, une direction agréable, un look sympathique, un équipement correct et un confort en progression. Côté points faibles : l'absence de mode Sport, une suspension trop ferme, une boîte lente et des remontées de couple.
Transmission : traction. Boîte de vitesses robotisée à double embrayage, 6 rapports. Vitesse maximale : 200 km/h. 0 à 100 km/h en 9''1. Consommation moyenne : 5,7 l/100 km, émissions de CO2 : 140 g/km. Longueur 4,26 m, largeur 1,80 m, hauteur 1,60 m, empattement 2,57 m, poids 1 320 kg, réservoir de 48 litres. Moteur 4 cylindres essence de 1 332 cm3, puissance de 150 ch à 5 500 tr/min, couple de 270 Nm à 1 750 tr/min. Fiat 500X Sport T4 150 ch : 28 990 € (malus de 690 €).
Parmi les rivales du Fiat 500X, le Nissan Juke Tekna (à partir de 26 990 €) est apparu il y a une dizaine d'années et son look particulier avait tout de suite séduit ; avec cette nouvelle génération, les designers se sont bien gardés de modifier l'approche esthétique, se contentant d'améliorer sensiblement l'intérieur du véhicule. Équipé d'un moteur 3 cylindres développant 117 ch et d'une boîte DCT fort agréable, le Juke est bien parti pour vivre une intéressante seconde jeunesse. Autre rivale, la Peugeot 2008 PureTech (à partir de 32 900 €) s'identifie fortement au Peugeot 3008, dont elle reprend l'essentiel du style tout en restant 15 cm plus courte. Devenue le plus grand modèle de sa catégorie, sa cure de croissance profite à l'habitabilité et au volume de coffre. Par souci d'économie d'échelle, le décor reprend intégralement l'agencement et le mobilier de la 208 avec l'i-Cockpit de nouvelle génération ; côté motorisations, héritées du DS3 Crossback, l'essence se décline à partir du bloc 1.2 litre à 3 cylindres PureTech 100, 130 et 155.